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OPINION : Budanov, les raffineries et le prix de la complaisance
Crédit: Adobe Stock

La réponse par les actes

La réponse de l’Ukraine aux « signaux » a été immédiate et sans ambiguïté. Le 3 avril, l’état-major a confirmé une frappe contre la raffinerie Bashneft-Novoil à Oufa. Le 5 avril — le jour même où Budanov confirmait les pressions — des drones ont frappé une raffinerie Lukoil à Kstovo, dans la région de Nijni Novgorod, ainsi qu’un terminal pétrolier dans l’oblast de Leningrad. Robert Brovdi, indicatif Madyar, commandant des Forces des systèmes sans pilote, a confirmé.

Le message est clair : l’Ukraine a entendu ses alliés. Et l’Ukraine a choisi de ne pas écouter. Pas par arrogance. Parce que la survie d’un pays ne se négocie pas au prix du baril. Chaque raffinerie touchée réduit la capacité de la Russie à financer sa guerre, à produire du carburant militaire, à maintenir la machine qui broie l’Ukraine depuis quatre ans.

Les alliés veulent que l’Ukraine fasse la guerre proprement, sans déranger les marchés, sans incommoder les automobilistes de Berlin. L’Ukraine, elle, fait la guerre pour survivre. La différence est abyssale.

Le précédent de 2024

Ce n’est pas la première fois. En 2024, l’administration Biden avait exprimé des réserves similaires, craignant une hausse des prix en année électorale. La pression avait été plus discrète. Aujourd’hui, avec la crise iranienne qui amplifie chaque fluctuation, les « signaux » sont devenus des demandes à peine voilées.

Et pourtant, les frappes ont eu un impact stratégique réel. La capacité de raffinage russe a été significativement réduite. Des installations majeures ont été mises hors service pendant des semaines. La Russie a dû redéployer des systèmes de défense aérienne pour protéger ses raffineries — des systèmes qui auraient été utilisés au front. Demander d’arrêter, c’est demander de renoncer à une victoire stratégique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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