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OPINION : Soixante ans de mort à l’Amérique — Trump fixe l’heure, le monde retient son souffle
Crédit: Adobe Stock

1979 : la haine institutionnalisée

Rappelons les faits, parce que l’histoire a une mémoire plus longue que les cycles d’actualité. En novembre 1979, des étudiants islamistes prennent d’assaut l’ambassade américaine à Téhéran. Cinquante-deux diplomates américains retenus en otage pendant 444 jours. Carter impuissant. Reagan qui hérite du dossier et le règle par un accord dont on débat encore aujourd’hui. C’est à partir de ce moment que « mort à l’Amérique » cesse d’être un slogan de rue pour devenir une doctrine d’État, un axiome constitutif de la République islamique. Khomeini le sait. Il l’orchestre. Il en fait le ciment idéologique d’une révolution qui a besoin d’un ennemi absolu pour justifier sa propre brutalité interne. Désigner un ennemi extérieur, c’est toujours plus commode que d’expliquer pourquoi les libertés sont confisquées, pourquoi l’économie s’effondre, pourquoi les femmes vont en prison pour leur coiffure.

Une rhétorique gravée dans les murs

Pendant plus de quarante-cinq ans, cette phrase a été scandée chaque vendredi dans les mosquées iraniennes. Elle est peinte sur les murs de Téhéran. Elle figure dans les discours officiels, dans les programmes scolaires, dans les déclarations des chefs militaires. Des généraux la prononcent devant des caméras. Des enfants l’apprennent à l’école. Pas comme une métaphore. Pas comme une figure de style. Comme une profession de foi gravée dans les fondements mêmes de l’État. Et l’Occident, dans sa grande sagesse diplomatique, a continué de tendre la main, de négocier, de proposer des accords, des compromis, des gestes de bonne volonté. L’accord de Vienne de 2015. Les levées de sanctions. Les tentatives de Trump lui-même en 2025 avant que tout s’effondre. Combien de fois peut-on tendre la main à quelqu’un qui proclame officiellement vouloir vous trancher le poignet? Il y a une réponse rationnelle à cette question. Nous y sommes.

La patience de l’Occident n’est pas une vertu dans ce contexte. C’est une forme de complicité passive avec un régime qui a transformé la haine des démocraties en industrie nationale. Soixante ans de patience mérite maintenant une réponse à la hauteur.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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