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OPINION : Ormuz étranglé — Moscou et Pékin ont choisi leur camp, et c’est contre le monde
Crédit: Adobe Stock

Moscou et Pékin ont choisi leur camp, et ce camp n’est pas celui du droit international

La Russie est le fournisseur militaire de l’Iran. L’Iran a livré des centaines de drones à la Russie. Ce n’est pas une analyse — c’est ce que l’ambassadeur américain a déclaré devant le Conseil, en nommant les liens explicitement. Moscou et Pékin ont condamné la résolution comme un « prétexte à la guerre », alors que le texte final ne mentionnait même plus l’usage de la force. L’argument ne tenait pas. Il n’était pas censé tenir.

Pékin, de son côté, importe 80 % du pétrole iranien classé illicite par Washington. Voter pour rouvrir le détroit aurait signifié voter contre son propre approvisionnement énergétique à prix réduit. La Chine a donc opposé son veto au nom de la « diplomatie » — une diplomatie qui lui coûte zéro et lui rapporte tout.

Le vote du 7 avril 2026 restera comme la date où le Conseil de sécurité s’est effondré sur lui-même

L’architecture onusienne repose sur une fiction utile : que les cinq membres permanents peuvent, en cas de crise majeure, dépasser leurs intérêts nationaux au profit de la stabilité mondiale. Le vote du 7 avril 2026 a fracassé cette fiction. Deux puissances ont utilisé leur veto non pour protéger la paix, mais pour protéger un régime qui étouffe 20 % du pétrole mondial.

La France, le Royaume-Uni, Bahreïn, les États-Unis ont voté pour. Onze délégations ont dit que le détroit devait rouvrir. Deux ont dit non. Ce « non » ne pèse pas plus lourd moralement. Mais il pèse infiniment plus juridiquement. C’est l’absurdité fondamentale que ce mardi a rendue visible à l’échelle mondiale.

Le Conseil de sécurité a été conçu pour éviter les guerres. Ce soir, il a peut-être rendu l’une d’elles inévitable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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