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REPORTAGE : Mille cinq cent quatre jours — ce que la guerre russo-ukrainienne a dévoré
Crédit: Adobe Stock

Nikopol, 7 avril 2026 : le bus qui n’est jamais arrivé

Le bus avançait vers son arrêt dans l’oblast de Dnipropetrovsk quand le drone FPV l’a frappé. Trois civils morts. Douze blessés. Le chef de l’administration régionale militaire, Oleksandr Ganzha, a précisé que des passagers attendaient à bord au moment de l’impact. Ce n’était pas une cible militaire. C’était un trajet ordinaire, un mardi de guerre ordinaire, dans une ville ukrainienne qui vit avec les sirènes depuis 1 504 jours.

Un million trois cent cinq mille quatre cent soixante-dix. Écrire ce nombre en lettres prend plus de temps qu’il n’en faut à un drone pour traverser une rue. C’est la population de Marseille et Lyon réunies, rayée ligne à ligne depuis le 24 février 2022. Chaque matin, les Forces armées d’Ukraine ajoutent une colonne. Ce 7 avril : plus 980 en une seule journée.

Trois morts, douze blessés, et un arrêt de bus qui ressemblait au matin

Les passagers attendaient. C’est tout ce qu’on sait de leurs gestes dans les secondes précédentes — ils attendaient, comme on attend partout, avec l’ennui ordinaire du quotidien. Oleksandr Ganzha a qualifié l’attaque d’acte de terreur délibéré contre des civils. Le drone FPV russe n’a pas confondu. Il a visé.

1 305 470. Ce chiffre ne rentre pas dans une tête humaine. Il faut le ramener à trois : trois morts dans un bus à Nikopol, un mardi d’avril 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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