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ANALYSE : Israël bombarde le Liban pendant que l’encre de la trêve iranienne sèche encore
Crédit: Adobe Stock

Ce que l’accord dit — et ce qu’il ne dit pas

L’accord entre Washington et Téhéran porte sur deux semaines de cessez-le-feu en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production pétrolière mondiale. C’est un accord sur le pétrole. Pas sur les vies. La distinction est chirurgicale — et elle est volontaire.

Israël affirme que la trêve ne s’applique pas au Liban. Ce n’est pas une interprétation abusive. C’est le texte. L’accord ne mentionne le Liban que dans la liste de souhaits iranienne — point numéro 10 sur 10 — comme « cessation des combats sur tous les fronts, dont celui du Liban ». Un souhait. Pas une clause. Pas un engagement. Un vœu pieux glissé en fin de document, là où personne ne regarde.

On a négocié la paix autour d’un détroit. Pas autour d’un peuple. Le Liban n’est pas un sujet de l’accord. Il est une note de bas de page.

Le détroit passe avant les vivants

Et pourtant, le détroit lui-même reste fantomatique. Deux navires seulement l’ont emprunté depuis l’annonce de la trêve. Plus de 800 navires restent immobilisés dans le Golfe, selon Lloyd’s List Intelligence. Les capitaines ne croient pas à cette paix. Les assureurs non plus. Les marchés non plus. Seuls les communiqués de presse y croient.

Donald Trump a proclamé sur Truth Social, mercredi matin, qu’« il n’y aura plus d’enrichissement d’uranium » en Iran. L’Iran revendique ce droit en point numéro 3 de sa proposition. Autrement dit, l’accord n’a pas encore 24 heures et ses deux parties le lisent déjà de manière contradictoire. Ce n’est pas un accord. C’est un communiqué de presse bilatéral où chacun entend ce qu’il veut.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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