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CHRONIQUE : Beyrouth brûle, et personne n’a prévenu
Crédit: Adobe Stock

Le protocole brisé

Depuis des mois, Israël avait établi une pratique — contestable, mais réelle — d’avertissements avant ses frappes au Liban. Des appels téléphoniques automatisés. Des messages sur les réseaux. Des « frappes sur le toit » pour signaler l’imminence d’un bombardement. Cette nuit-là, rien. Zéro avertissement. Les habitants du centre de Beyrouth ont appris qu’ils étaient ciblés au moment où leurs fenêtres ont explosé.

Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a confirmé que les frappes visaient des « infrastructures du Hezbollah » situées dans des zones résidentielles du centre-ville. Il a ajouté que le cessez-le-feu avec l’Iran « ne change rien à nos opérations au Liban ». La phrase est tombée comme un verdict. Le Liban est hors du périmètre de la paix.

Il y a quelque chose de vertigineux dans l’idée qu’un accord de paix puisse être signé un mardi et qu’une capitale soit bombardée le mercredi, et que les deux événements ne soient pas considérés comme contradictoires.

La nuit où Beyrouth a compris

Les réseaux sociaux libanais ont explosé avant les médias internationaux. Des vidéos tremblantes, filmées depuis des balcons, montrent des colonnes de fumée noire s’élevant entre des immeubles d’habitation. On entend des cris. On voit des phares de voitures qui fuient dans toutes les directions. Beyrouth connaît la guerre. Beyrouth connaît les frappes. Mais Beyrouth croyait, cette nuit-là, que le pire était peut-être passé.

Le gouvernement libanais, par la voix de son premier ministre Najib Mikati, a dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté libanaise » et appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à réagir. Le Conseil de sécurité n’a rien fait. Il ne fait jamais rien. C’est sa fonction principale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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