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BILLET : 134 affrontements en un jour — et des deux côtés, personne n’a choisi d’être là
Crédit: Adobe Stock

L’homme qu’on n’a pas consulté

Il y a un homme dont personne ne parle. Pas le soldat ukrainien — lui, on le connaît. On l’admire. On le soutient. À raison. Mais il y a un autre homme, de l’autre côté de la ligne, et cet homme est un problème moral que personne ne veut toucher.

Le soldat russe. 19 ans, parfois 18. Recruté dans un village de Sibérie ou de Bouriatie, à 6 000 kilomètres de la ligne de front. On lui a dit qu’il partait en exercice. Ou qu’il défendait la mère patrie. Ou qu’il combattait des nazis — le mensonge le plus obscène du XXIe siècle, asséné par un régime qui sait exactement ce qu’il fait. Ce gamin n’a pas voté pour cette guerre. Il n’a pas choisi cette tranchée. Il n’a pas demandé à mourir dans un champ de Kostiantynivka pour un homme qu’il n’a jamais rencontré et qui ne connaîtra jamais son nom.

La chair à canon n’a pas de nationalité

La chair à canon est le produit le plus démocratique de l’histoire militaire. Elle ne distingue pas les frontières. Le soldat ukrainien qui se bat pour sa maison et le soldat russe qui se bat parce qu’on ne lui a pas laissé le choix partagent une chose : leur corps est consommable aux yeux de ceux qui les ont envoyés là.

La différence — et elle est fondamentale — est dans le pourquoi. L’Ukrainien sait pourquoi il est là. Sa maison est derrière lui. Sa famille est dans le sous-sol. Son pays est sous ses pieds. Le Russe, lui, ne sait pas. Ou il sait ce qu’on lui a dit — ce qui est pire que ne rien savoir, parce qu’un mensonge pris pour vérité transforme un homme en arme qui s’ignore.

Plaindre le soldat russe ne signifie pas excuser la Russie. Ça signifie reconnaître qu’un homme de 19 ans dans une tranchée n’est pas un pays. Il est un corps. Un corps envoyé mourir par des hommes en costume qui ne mourront jamais.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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