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BILLET : Poutine annonce un cessez-le-feu pour Pâques — et le silence qui suit est assourdissant
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi maintenant

Les armées russes sont épuisées. Pas défaites — épuisées. La différence est cruciale. Une armée défaite recule. Une armée épuisée s’arrête et appelle ça un cessez-le-feu. Les 134 affrontements enregistrés en une seule journée sur le front — à Kostiantynivka, à Pokrovsk — ne sont pas le signe d’une armée qui gagne. C’est le signe d’une armée qui jette tout ce qu’elle a avant que la pause soit annoncée, pour grignoter chaque mètre possible avant le gel.

Les pertes russes sont classifiées. Mais les cimetières ne mentent pas. Les mères de Bouriatie, du Daguestan, de Sibérie — elles comptent. Pas en statistiques. En fils qui ne rentrent pas. Et le Kremlin sait qu’il y a un seuil au-delà duquel même la propagande ne suffit plus. Ce cessez-le-feu est peut-être ce seuil qui parle.

L’hypothèse qu’on n’ose pas formuler

Et si c’était vrai? Et si, quelque part dans les couloirs du Kremlin, entre les mensonges et les calculs, un homme de 73 ans avait compris qu’il ne gagnerait pas cette guerre? Pas un éclair de conscience morale — Poutine n’en a pas. Un calcul froid. Le calcul que la victoire coûterait plus cher que le statu quo. Que le temps joue contre lui. Que chaque mois de guerre rapproche la Russie non pas de la victoire mais de l’effondrement interne.

C’est une hypothèse. Pas une certitude. Et pourtant. Même les tyrans finissent par compter. Pas les morts — les roubles.

La paix de Poutine ne sera jamais la paix des Ukrainiens. Mais un cessez-le-feu, même cynique, même tactique, même temporaire — c’est des nuits où les bombes ne tombent pas. Et les nuits sans bombes, pour un enfant de Kharkiv, ça n’a pas de prix.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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