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ANALYSE : Dans la zone de mort, les soldats ukrainiens attendent la prochaine vague russe
Crédit: Adobe Stock

Vitalii Chekan refuse le mot « contre-offensive » : les Russes ne reculent pas, ils résistent

Vitalii Chekan, commandant des Griffons Scythes, choisit ses mots comme on déminerait un champ : avec une précision qui sauve des vies. Quand Kyiv évoque une contre-offensive sur le front sud, il corrige sans hausser la voix : ce n’est pas une contre-offensive, parce que les Russes ne reculent pas. Ils absorbent. Ils s’infiltrent. Ils cherchent les zones sans défense ukrainienne, puis ils s’y coulent — « comme de l’eau », dit Oleksandr « Catcher ». Le front en oblast de Zaporizhzhia n’est plus une ligne. C’est une zone grise, large, profonde, infestée de drones des deux côtés, et dans laquelle se noient des hommes que les bulletins officiels transforment en flèches sur une carte.

Et pourtant, depuis février 2026, les unités d’assaut ukrainiennes contre-attaquent dans l’est des oblasts de Zaporizhzhia et de Dnipropetrovsk — là précisément où les Russes avaient progressé le plus vite fin 2025.

Février 2026, premier mois depuis 2023 où l’Ukraine regagne plus qu’elle ne perd — chiffre réel, sentiment faux

Kyiv a annoncé 480 kilomètres carrés libérés depuis le début de la contre-attaque. Février 2026 est officiellement le premier mois depuis 2023 où l’Ukraine a repris plus de territoire qu’elle n’en a perdu. Le chiffre est réel. La victoire, elle, résiste à se laisser nommer — comme un mot qu’on aurait oublié dans une autre langue.

480 kilomètres carrés. Sur une carte, ça ressemble à une percée. Dans la boue de la steppe, ça ressemble à des hommes qui progressent sous les drones, bâtiment par bâtiment, cave par cave, sans jamais voir la ligne reculer vraiment. Le chiffre et la réalité ne se regardent pas dans les yeux. L’un d’eux ment — et vous savez lequel.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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