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OPINION : Quand l’Occident a laissé tomber l’Ukraine, qui restera-t-il pour nous ?
Crédit: Adobe Stock

En 2005, Poutine a qualifié la chute de l’URSS de « plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle » — personne n’a pris note

Vladimir Poutine a prononcé ces mots en 2005, devant l’Assemblée fédérale russe. Ce n’était pas une métaphore nostalgique — c’était un programme politique énoncé à voix haute, devant les caméras, sans trembler. Un homme né en 1952, ancien du KGB, regardait l’effondrement de l’Union soviétique comme une plaie à refermer au fer rouge. L’Europe a lu la dépêche. Puis elle a commandé du gaz russe.

De 2005 à 2014, les gouvernements occidentaux ont fait des affaires avec Moscou, invité Vladimir Poutine aux sommets du G8, salué sa « stabilité » avec la même déférence qu’on accorde à un banquier solvable. Vera Grantseva, spécialiste de la Russie, l’a dit clairement : le régime actuel est belliqueux par construction, pas par accident. L’Occident disposait du diagnostic depuis vingt ans. Il a choisi le confort commercial à la place — et il a appelé ça de la diplomatie.

De 2014 à 2022 : huit ans d’annexions, d’avertissements ignorés et de lignes rouges effacées au matin

En 2014, la Russie a annexé la Crimée. L’ONU a condamné. Les sanctions ont mordu légèrement. L’Europe a continué à acheter du gaz. En 2015, le Donbass brûlait — des milliers de morts, des villes éventrées, des accords de Minsk signés puis piétinés sans conséquence. Chaque ligne rouge tracée par les militaires et les diplomates occidentaux a été effacée avant le lendemain matin, comme une craie sous la pluie.

Et pourtant, chaque capitulation rendait la suivante moins coûteuse pour Moscou. Radosław Sikorski, vice-premier ministre de Pologne, l’a dit à la tribune de l’ONU en septembre 2025 : la Russie est structurellement incapable de coexister en paix avec ses voisins. Ce n’est pas une analyse rétrospective — c’est ce que Varsovie criait depuis 2014, pendant que Paris et Berlin négociaient des accords gaziers en souriant.

Huit ans. Le temps de former deux générations de soldats ukrainiens que l’Occident a regardé mourir en comptant ses factures énergétiques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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