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ANALYSE : Trump bloque Ormuz, insulte le pape et promet d’éliminer tout navire — le monde regarde sans bouger
Crédit: Adobe Stock

Ce que le détroit représente pour 90 millions de foyers

Le détroit d’Ormuz mesure 33 kilomètres à son point le plus étroit. Un cinquième du pétrole mondial y transite chaque jour. Vingt et un millions de barils quotidiens. Chaque baril qui ne passe plus est un prix qui monte à la pompe à Bruxelles, à Tokyo, à Mumbai. Le blocus annoncé par Trump le 12 avril au soir s’applique à tout le trafic maritime à l’est du détroit. Tout. Pétroliers. Cargos. Navires de commerce. La mer, fermée par décret présidentiel américain.

Le pétrole a franchi les 100 dollars le baril dans les heures qui ont suivi l’annonce. Les marchés asiatiques ont ouvert dans le rouge. L’UKMTO — l’organisme britannique de sécurité maritime — a reçu un avis de restrictions sur l’intégralité du littoral iranien. Pas un port. Pas une zone. L’intégralité. Et pourtant, dans les capitales européennes, le mot « blocus » est encore prononcé avec des guillemets, comme si le nommer prudemment pouvait en atténuer la brutalité.

Un blocus naval total sur un pays de 88 millions d’habitants. Le dernier de cette envergure remontait à Cuba, 1962. Sauf qu’en 1962, Kennedy négociait en secret. Trump, lui, publie sur Truth Social.

Qui paiera le prix du baril à 100 dollars

Fatimeh, 43 ans, vend des légumes au marché couvert de Bandar Abbas, le principal port iranien sur le détroit. Elle ne sait pas ce qu’est l’UKMTO. Elle sait que les camions de ravitaillement n’arrivent plus depuis trois jours. Elle sait que le prix du riz a doublé en une semaine. Elle sait que son fils de 17 ans, Reza, a été appelé par les Gardiens de la Révolution pour « défendre le littoral ». Il n’a jamais vu la mer avant ce mois-ci. Les Nations unies estiment que cette guerre pourrait plonger 32 millions d’Iraniens dans la pauvreté. Fatimeh n’a pas besoin de l’estimation. Elle la vit.

Le blocus ne frappe pas que l’Iran. L’Inde, qui importe 60 % de son pétrole via Ormuz, est en état d’alerte énergétique. Le Japon, la Corée du Sud, les économies du Golfe elles-mêmes — tout le système artériel de l’économie mondiale passe par ce détroit que Trump vient de transformer en zone de tir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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