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CHRONIQUE : 1 312 140 soldats russes éliminés — et le monde continue de scroller
Crédit: Adobe Stock

Le calcul du Kremlin à l’heure 36 240

Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, a lancé cette guerre le 24 février 2022 à 5 heures du matin, heure de Moscou. Il a calculé trois jours pour prendre Kyiv. 1 510 jours plus tard, ses forces perdent encore 960 hommes par jour et n’ont toujours pas pris Kyiv. Le ratio entre l’ambition et la réalité ne se mesure plus en pourcentage. Il se mesure en cercueils.

Le Kremlin ne publie pas ses pertes. Il ne les a jamais publiées. Les mères russes de Bouriatie, du Daghestan, de Toula apprennent la mort de leurs fils par des canaux Telegram tenus par des volontaires, pas par leur propre gouvernement. Poutine a décidé, le 24 février 2022, que ces vies ne valaient pas une notification officielle. Quatre ans plus tard, cette décision tient toujours. Les mères attendent toujours.

Un dirigeant qui refuse de compter ses morts ne les considère pas comme des pertes. Il les considère comme du combustible. Et le four n’a pas encore refroidi.

L’industrie de chair qui ne s’arrête jamais

Sergueï Choïgou a été remplacé par Andreï Belooussov au ministère russe de la Défense en mai 2024. Le changement de visage n’a pas changé la méthode. La Russie continue de recruter dans les prisons, dans les villages les plus pauvres de Sibérie, parmi les minorités ethniques dont Moscou n’a jamais retenu les noms. Les bataillons d’assaut russes perdent entre 60 et 80 % de leurs effectifs lors des premières semaines d’engagement, selon les données compilées par les analystes militaires ukrainiens et les sources ouvertes de la communauté du renseignement.

Et pourtant, ils viennent. Ils viennent parce qu’on leur a promis 195 000 roubles par mois — soit dix fois le salaire moyen dans l’oblast de Touva. Ils viennent parce que l’alternative est la prison ou la misère. Ils viennent parce que Poutine a transformé la pauvreté en pipeline militaire. Le chiffre 1 312 140 n’est pas un échec pour le Kremlin. C’est le coût de fonctionnement d’une machine qui ne s’arrête que lorsqu’elle manque de carburant humain.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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