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COMMENTAIRE : Téhéran jure que négocier n’est pas dans son ADN, et le dit en public
Crédit: Adobe Stock

Une formule choisie, pas improvisée

Lors du point de presse du 27 juillet 2026, Baghaei a déclaré que négocier avec les États-Unis « n’est pas dans notre ADN ». Le choix du mot « ADN » n’est pas anodin dans une déclaration diplomatique officielle : il transforme une position politique circonstancielle en trait identitaire permanent, une rhétorique destinée à fermer toute discussion sur la possibilité même d’un dialogue direct. Une identité ne négocie pas ; une position, si.

Cette formule s’inscrit dans une longue tradition rhétorique du régime iranien, qui a historiquement préféré présenter toute ouverture diplomatique comme une concession tactique plutôt que comme un changement de posture stratégique. Le vocabulaire de l’identité sert souvent à couvrir une manœuvre que la politique, elle, doit assumer.

Un langage de guerre pour décrire une accusation de faiblesse

Baghaei a ajouté une phrase plus dure encore : « Les crimes de guerre répétés et le fait de s’en vanter ne sont que des tentatives d’échapper à un désastre qu’ils ont eux-mêmes créé sous l’influence du régime sioniste, et ils en paieront inévitablement le prix. » Cette déclaration, formulée le même jour, associe directement les États-Unis et Israël dans une accusation commune, sans nuance procédurale ni référence à une instance judiciaire compétente.

Le choix des mots ici sert un double objectif : discréditer l’adversaire tout en évitant de reconnaître que Téhéran négocie, même indirectement, sur un dossier aussi central que la sécurité du détroit d’Ormuz. Accuser fort permet de négocier bas, sans que cela se voie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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