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ANALYSE : Le porte-avions à moitié fini, la vapeur imposée en 60 jours
Crédit: Adobe Stock

General Atomics, l’entreprise californienne qui détient le contrat de fabrication de l’EMALS et du système d’appontage avancé pour l’USS Doris Miller — un contrat modifié à 1,204 milliard de dollars selon les données publiques de la marine américaine — a réagi publiquement le jour même.

La déclaration de l’entreprise, rapportée par un média américain spécialisé, mérite d’être reproduite sans paraphrase : la décision de ne pas poursuivre l’EMALS sur le CVN-81 « justifie un réexamen attentif ». L’entreprise ajoute : « Avec près de 50 % de la production déjà réalisée, changer de cap maintenant introduirait des risques importants de coûts, de calendrier et d’intégration. »

Ce chiffre-là mérite d’être isolé.

Près de la moitié du système visé était déjà construite au moment où l’ordre est tombé.

Ce que l’entreprise ne dit pas directement, mais laisse entendre

Le communiqué va plus loin, toujours rapporté par le même média américain : la décision « aura des implications plus larges pour la disponibilité opérationnelle des porte-avions, la sécurité nationale et la supériorité technologique américaine, créant potentiellement des occasions pour les adversaires de combler l’écart de capacité ». L’entreprise rappelle enfin que le renforcement de la base industrielle des fournisseurs américains demeure une priorité nationale affichée par l’administration elle-même.

Aucun contre-argument technique détaillé n’a été rendu public par le Pentagone en réponse à cette déclaration au moment de la rédaction de cet article. Le silence, ici, est une donnée en soi.

Un fabricant qui défend aussi son propre contrat

L’entreprise n’est pas un observateur neutre pour autant. Elle défend un contrat de plus d’un milliard de dollars menacé par la décision présidentielle. Cette position d’intérêt ne rend pas ses avertissements faux ; elle exige seulement de les lire comme venant d’une partie directement concernée, pas d’un arbitre indépendant.

Aucune partie intéressée déclarée n’explique ce mutisme du Pentagone.

Un contrat menacé parle. Un silence officiel, lui, ne dit rien.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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