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ENQUÊTE : Schiltz documente 96 ordonnances non respectées, mais l’ICE paie et continue
Crédit: Adobe Stock

L’ampleur documentée par Schiltz

En février 2026, le juge fédéral Patrick Schiltz, du district du Minnesota, a produit un décompte qui dépasse largement l’incident isolé. Son tribunal a conclu que 96 ordonnances de cour avaient été violées par l’ICE à travers 74 dossiers distincts.

Rien ici ne ressemble à une accumulation de fautes administratives dispersées. C’est un registre, tenu par un juge, dossier par dossier, ordonnance par ordonnance, sur une période suffisamment longue pour exclure l’explication d’un incident isolé ou d’un malentendu logistique ponctuel entre deux services fédéraux mal coordonnés. Le district du Minnesota traite un volume élevé de contentieux migratoire, ce qui rend le décompte de 96 ordonnances encore plus significatif : il ne s’agit pas d’un tribunal marginal peu familier avec ces procédures, mais d’une juridiction rodée à ce type de litige.

La convocation personnelle

Face à ce volume, le juge Schiltz a fait un choix rare : il a ordonné au directeur par intérim de l’ICE, Todd Lyons, de se présenter personnellement devant sa cour pour justifier l’absence de conformité.

Convoquer un directeur en personne n’est jamais un geste symbolique.

Le message vise toute une chaîne de commandement : le juge refuse désormais de traiter chaque violation comme un cas isolé géré par des avocats de service. Il exige une réponse humaine, nommée, responsable, au sommet de l’agence elle-même, et non une note de service signée par un subalterne anonyme dans un dossier parmi soixante-quatorze.

Todd Lyons dirige l’ICE par intérim depuis plusieurs mois. Sa comparution personnelle devant le juge Schiltz représente, pour l’agence, un précédent embarrassant qui dépasse largement le coût d’une simple amende.

Une comparution forcée coûte plus qu’une facture.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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