Le Bureau des enquêtes criminelles du Minnesota devait initialement collaborer avec le FBI sur l’enquête concernant Good, selon Drew Evans, surintendant de cette agence d’État. Dans l’après-midi du 7 janvier, l’agence fédérale du procureur des États-Unis a renversé cette entente, confiant l’enquête au seul FBI et retirant à l’État l’accès aux dossiers, à la scène et aux entrevues nécessaires. Le commissaire Bob Jacobson a déclaré que l’objectif était de mener une enquête en tandem avec le FBI. Le FBI n’a rien partagé. Aucun rapport de dossier n’a été transmis à son agence.
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a justifié cette exclusion en affirmant que les autorités du Minnesota « n’ont pas juridiction dans cette enquête ». Écarté le jour même de sa mort.
Le véhicule de Good est resté scellé pendant des mois
Selon un reportage de NPR publié le 10 avril 2026, la voiture de Good est demeurée emballée sous plastique dans un entrepôt du FBI, jamais examinée par les enquêteurs de l’État. Le téléphone cellulaire de Pretti figurait également parmi les pièces que le Minnesota affirmait ne pas pouvoir consulter. Fermée, mais pas détruite.
Les agents fédéraux ont physiquement bloqué l’accès à une scène
Sur les lieux de la mort de Pretti, les autorités fédérales ont physiquement empêché les enquêteurs de l’État d’accéder à la scène, d’après ce même reportage de NPR. Une professeure de droit spécialisée en imputabilité policière, citée dans cet article, a affirmé être « plutôt confiante » que les agents fédéraux ne risquaient guère de faire face à des poursuites criminelles.
L'État a fini par poursuivre le gouvernement fédéral
Le Minnesota et le comté de Hennepin ont déposé une poursuite contre l’administration Trump le 24 mars 2026, l’accusant d’avoir dissimulé des preuves dans les trois dossiers de coups de feu. La plainte affirme que le gouvernement fédéral a adopté une politique consistant à retenir catégoriquement les preuves, selon la procureure du comté de Hennepin, Mary Moriarty. La poursuite vise nommément le département de la Justice et le département de la Sécurité intérieure, selon Reuters. Elle qualifie la rétention de preuves de rupture. Une rupture d’une tradition de coopération entre autorités fédérales et de l’État.
Un juge fédéral avait pourtant émis, à la fin janvier, une ordonnance de restriction temporaire interdisant aux enquêteurs fédéraux de détruire toute preuve liée à l’affaire Pretti. Cette ordonnance a ensuite été levée par le juge lui-même.
Plus de mille signalements reçus par un simple portail en ligne
Le parquet du comté a ouvert un portail public pour recueillir des preuves et a reçu plus de mille signalements sur les fusillades de Good et Pretti. Un deuxième portail a ensuite été ouvert pour documenter d’autres incidents potentiellement illégaux survenus pendant l’opération d’immigration. Moriarty a qualifié la pratique fédérale de « sans précédent et alarmante », précisant que la poursuite avait suivi des demandes formelles de preuves restées sans réponse complète.
Six mois plus tard, les preuves ont finalement changé de mains
Le 13 juillet 2026, les procureurs fédéraux ont remis aux enquêteurs du Minnesota les preuves longtemps retenues dans les trois dossiers, selon une annonce de Mary Moriarty. Le bureau du procureur des États-Unis pour le Minnesota, dirigé par Daniel Rosen, a transmis des disques durs contenant des déclarations, des enregistrements de caméras corporelles et d’autres documents.
Les procureurs fédéraux ont également remis le véhicule de Good, gravement endommagé, selon Moriarty.
« Grâce à la coopération de nos partenaires fédéraux, nous avons obtenu des disques durs de preuves auparavant retenues dans les meurtres de Renée Good et Alex Pretti, et la fusillade de Julio Sosa-Celis », a-t-elle déclaré dans une allocution vidéo.
Des heures et des heures de vidéo à visionner
« On me dit que nous avons les preuves des caméras corporelles. Mais c’est volumineux. Ce sont des heures et des heures et des heures de vidéo. Et donc nous sommes en train de les analyser », a expliqué Moriarty. Des mois de blocage. Puis des mois de plus, juste pour regarder.
Le transfert s’est fait discrètement, sans annonce préalable
Selon le New York Times, ce transfert de preuves s’est déroulé discrètement au cours des semaines précédentes, sans conférence de presse fédérale ni communiqué officiel de l’agence de Rosen. Elle a résumé sa position : « J’ai toujours soutenu que la transparence et la coopération sont essentielles. » Aucun communiqué propre du ministère de la Justice n’a confirmé le transfert, laissant à la procureure du comté le soin d’en informer le public par une simple vidéo.
Les noms des agents ont mis des mois à être connus publiquement
L’État du Minnesota n’avait même pas officiellement les noms des agents qui ont tué Good et Pretti, selon CNN. Le Star Tribune a été le premier média à révéler que l’agent de l’ICE Jonathan Ross avait tué Good, tandis que ProPublica a identifié les agents impliqués dans la mort de Pretti. Le nom du tireur, appris par les journaux, pas par l’agence. Aucune de ces identités n’a été confirmée officiellement par l’ICE ou la Patrouille frontalière elles-mêmes, selon CNN.
Deux agents de la Patrouille frontalière nommés pour Pretti
L’agent de la Patrouille frontalière Jesus Ochoa et l’agent des douanes Raymundo Gutierrez ont été identifiés comme les tireurs dans la mort de Pretti, selon ProPublica. Ni Ochoa ni Gutierrez n’a fait de déclaration publique depuis l’identification de leur nom par la presse.
Quatre médias distincts, Reuters, la BBC, le Wall Street Journal et l’Associated Press, ont analysé les mêmes vidéos. Leur conclusion converge : un des agents a retiré une arme du holster de Pretti environ une seconde avant qu’un autre agent ne fasse feu. Pretti a été abattu à l’intersection de la 26e Rue et de l’avenue Nicollet, dans le quartier Whittier de Minneapolis, selon la reconstitution publiée par plusieurs médias américains.
Une seconde entre le geste et les coups de feu.
Pretti tenait un téléphone, pas une arme
Cinq médias ont examiné les mêmes images : Reuters, la BBC, le New York Times, CNN et le Guardian. Tous concluent que Pretti tenait un téléphone cellulaire, pas une arme, dans les instants précédant son immobilisation au sol. Deux agents semblent avoir tiré sur lui au moins dix fois en cinq secondes, y compris après qu’il soit devenu immobile. Pas un seul des cinq médias qui ont analysé la vidéo indépendamment n’a rapporté avoir vu une arme dans sa main au moment des coups de feu.
L'autopsie a qualifié la mort de Pretti d'homicide
Selon le document de surveillance publié par la Chambre des représentants le 23 juillet 2026, l’autopsie de Pretti a conclu à un homicide par blessures multiples par balle. Aucun agent de l’ICE n’a tenté de pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire sur Good après les coups de feu, selon les preuves disponibles citées dans ce même document.
Trois coups de feu, aucun geste pour la sauver.
Ce constat parlementaire précise que ces conclusions reposent sur des preuves vidéo déjà disponibles au moment de sa publication, et non sur des éléments nouveaux obtenus par le Congrès lui-même.
Un rapport parlementaire qui documente sans accuser au hasard
Ce compte rendu de surveillance s’appuie sur des preuves vidéo disponibles et des conclusions d’autopsie déjà établies. Il ne formule aucune accusation criminelle; il documente ce que montrent les images et ce que confirment les autopsies, dossier par dossier.
Cette même pièce précise également que les preuves vidéo disponibles ne montrent aucune tentative de réanimation sur Good après les coups de feu, un détail relevé sans qu’aucune explication officielle n’ait été fournie par l’agence de Ross. Ce document a été produit par la minorité démocrate du comité, sans participation officielle de la majorité républicaine à ses conclusions.
La version initiale du gouvernement fédéral a été contredite par les images
La version initiale tenait en une ligne : légitime défense. Un agent aurait tiré après une « lutte armée » avec un homme qui se serait approché avec une arme de poing semi-automatique de 9 mm. Les témoins oculaires et les preuves vidéo ont contredit ce récit, selon Reuters, la BBC, le New York Times, CNN et le Guardian. Les agents affirment avoir tenté de désarmer Pretti alors qu’il « résistait violemment », une formulation officielle que les images disponibles n’ont jamais confirmée de manière indépendante.
Pretti était, selon les témoins et les vidéos, en train de documenter la scène avec son téléphone avant que les agents ne l’immobilisent au sol. Il n’a jamais été vu en train de saisir l’arme de poing qu’il possédait légalement.
Le chef de police O’Hara a confirmé que Pretti était un « propriétaire d’arme légal » titulaire d’un permis, un fait qui contredit directement le récit initial d’une menace armée imprévue.
Le gouvernement a ouvert une enquête pour Pretti, pas pour Good
Le ministère de la Justice a annoncé en janvier l’ouverture d’une enquête fédérale sur les droits civils concernant la mort de Pretti, mais a affirmé qu’une enquête fédérale similaire n’était pas justifiée dans le cas de Good. Aucun critère public ne permet de comprendre pourquoi une mort a mérité une enquête fédérale distincte et l’autre non.
Deux morts survenues à dix-sept jours d’intervalle, deux traitements différents.
Six mois sans accusation, malgré des images qui parlent
Aucune accusation criminelle n’a été déposée dans les deux morts un semestre après les faits, un délai que d’anciens procureurs interrogés par CNN ont qualifié de scandaleux. Washington affirme que l’enquête sur Pretti se poursuit conjointement avec la Sécurité intérieure et le FBI. Un long silence habillé en enquête active. CNN précise que ce délai est jugé outrancier par des procureurs qui ont eux-mêmes dirigé des enquêtes fédérales sur des agents.
L’agent qui a tué Good avait déjà un dossier
Selon des documents judiciaires cités par CNN, l’agent Jonathan Ross avait déjà été traîné et blessé lors d’un contrôle routier l’année précédente, un antécédent relevé après coup, une fois son identité rendue publique par la presse plutôt que par l’agence qui l’employait. Nul n’a publiquement examiné si cet incident antérieur avait influencé sa décision d’ouvrir le feu à travers le pare-brise de Good.
Le gouverneur a demandé au gouvernement fédéral de laisser le Minnesota enquêter
Le gouverneur Tim Walz a exhorté les autorités fédérales à « laisser le Minnesota tranquille », plaidant pour que les autorités de l’État supervisent l’enquête sur la mort de Good, selon NPR.
Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, a demandé au public de soumettre ses propres vidéos de la fusillade aux autorités de l’État après que le gouvernement fédéral eut exclu l’État de son enquête.
Un procureur général réduit à demander des vidéos aux citoyens.
Le maire de Minneapolis a mis en doute la version fédérale
Le maire Jacob Frey a affirmé que l’enquête avait d’abord été présentée comme conjointe avec le Bureau des enquêtes criminelles du Minnesota. Puis tout a changé. Washington a bloqué l’accès des enquêteurs de l’État à des documents jugés essentiels. Frey a qualifié ce changement d’approche de rupture avec l’engagement initial de collaboration pris par les autorités fédérales au lendemain de la mort de Good.
Aucun représentant fédéral n’a répondu publiquement à cette accusation, formulée par le maire de la ville où les deux personnes sont mortes.
La chaîne de télévision CNN a reconstitué dix-huit jours de crise
Une enquête de CNN publiée le 22 juillet 2026 a documenté les dix-huit jours séparant les deux morts. Sa conclusion tient en une phrase. L’agressivité de l’administration Trump durait depuis presque deux mois lorsque Pretti a été abattu. Le même reportage rapporte que d’anciens procureurs jugent scandaleux qu’aucune poursuite n’ait encore été engagée.
Selon cette reconstitution, deux agents ont tiré sur Pretti au moins dix fois en cinq secondes, une cadence que le reportage compare directement à la fusillade de Good survenue dix-sept jours plus tôt. Le journaliste Jake Tapper a personnellement conduit cette reconstitution, s’appuyant sur des heures de vidéos et de documents judiciaires assemblés par l’équipe d’enquête de CNN.
Ce que le délai a coûté aux familles
Good laisse trois enfants qui ont dû patienter un demi-an pour comprendre comment leur mère est morte. Pretti, infirmier en soins intensifs à l’hôpital des vetérans, laisse une famille qui a dû suivre l’enquête à travers des articles de presse plutôt que par des communications officielles directes.
Les preuves restaient hors de portée des enquêteurs de l’État. Pendant ce temps, les familles de Good et de Pretti attendaient. Sans réponse officielle sur les circonstances exactes des coups de feu qui ont tué leurs proches. Aucune statistique ne mesure ce que représente une si longue attente pour une famille en deuil, mais le délai, lui, est documenté mois par mois. Deux vies documentables jusque dans leurs métiers, effacées en quelques secondes chacune.
Le troisième dossier reste le moins documenté des trois
Sosa-Celis, lui, a survécu à sa blessure par balle infligée par un agent de l’ICE durant la même période que les morts de Good et Pretti. Sa blessure a été incluse dans la même poursuite déposée par le Minnesota et dans le même transfert de preuves du 13 juillet 2026, selon Politico et Moriarty. Aucun média grand public n’a publié de reconstitution vidéo détaillée de son cas. Contrairement aux deux morts. C’est le dossier le moins visible des trois, malgré son inclusion dans la même poursuite fédérale.
Un survivant qui attend une réponse comme les familles des morts
Contrairement à Good et Pretti, Sosa-Celis a pu témoigner directement de ce qui lui est arrivé. Son témoignage figure parmi les documents que l’État affirme avoir dû attendre des mois pour recevoir, au même titre que les vidéos de caméras corporelles concernant les deux morts. Aucune date d’audience n’a été fixée publiquement pour son dossier, ni pour les deux autres, selon les déclarations disponibles du bureau du procureur du comté de Hennepin. Sa survie ne lui a pas donné accès à une réponse plus rapide de l’appareil fédéral que celle offerte aux familles des deux personnes tuées.
Aucune distinction publique entre citoyen et non-citoyen dans le traitement du dossier
Good et Pretti étaient citoyens américains; Sosa-Celis ne l’est pas. Le blocage de preuves a néanmoins touché les trois dossiers de la même manière, selon la poursuite du comté de Hennepin. L’obstruction visait la conduite des agents. Pas le statut des personnes visées. Ce recours ne distingue à aucun moment le traitement réservé au citoyen et au non-citoyen dans la rétention des preuves, un détail que Moriarty a souligné publiquement.
Le Congrès a documenté le dossier sans le refermer
Le compte rendu du comité de surveillance de la Chambre, publié le 23 juillet 2026, ne conclut à aucune responsabilité criminelle; il rassemble les éléments d’autopsie et de preuve vidéo déjà rendus publics par la presse. Un constat, pas un verdict.
Le Congrès n’a pas révisé les règles d’engagement fédérales
Aucune loi n’a été adoptée depuis janvier pour encadrer les circonstances dans lesquelles les agents de l’ICE ou de la Patrouille frontalière peuvent ouvrir le feu lors d’un contrôle routier ou d’une manifestation. On y documente deux morts et une blessure sans que la règle qui a permis les coups de feu n’ait changé.
Aucune audition publique n’a été tenue avec les agents eux-mêmes comme témoins devant le comité de surveillance qui a produit ce rapport.
Les élus fédéraux ont demandé des comptes sans pouvoir contraindre l’exécutif
Des lettres de sénateurs et de représentants ont exigé une désignation officielle de victime pour Good, une démarche qui suppose la reconnaissance qu’elle n’était pas responsable de sa propre mort. Ces lettres restent, à ce jour, sans réponse publique complète du ministère de la Justice. Le directeur du FBI, Kash Patel, a été nommément visé par ces lettres pour une résistance supposée à la désignation de victime, selon les sénateurs Whitehouse et Durbin.
Une demande officielle, aucune réponse.
D'autres affaires fédérales montrent le même réflexe de rétention
La rétention de preuves observée à Minneapolis n’est pas un incident isolé. D’autres juridictions ont vécu la même chose. Des poursuites similaires pour accès à des preuves fédérales ont été intentées ailleurs, contre des incidents impliquant les mêmes agences, durant la même période.
Cet État reste toutefois le seul à avoir documenté publiquement un renversement de politique survenu en l’espace d’un après-midi.
Le modèle se répète : coopération promise, puis retrait
Dans le cas du Minnesota comme ailleurs, un schéma documente une promesse initiale de collaboration suivie d’un renversement une fois que les enquêtes locales se sont approchées des agents eux-mêmes. Le surintendant Drew Evans a décrit ce renversement comme survenu en l’espace d’un après-midi, sans préavis formel.
Aucune explication écrite du changement de politique n’a été rendue publique par l’agence fédérale responsable pour le Minnesota.
La ligne de défense reste la même dans chaque dossier
Kristi Noem a invoqué l’absence de juridiction de l’État pour justifier l’exclusion des enquêteurs du Minnesota. La même ligne d’argumentation, l’autorité fédérale exclusive sur la conduite de ses propres agents, ferme la porte à toute vérification indépendante avant qu’un tribunal n’intervienne.
Cette ligne n’a jamais été testée devant un tribunal fédéral d’appel dans le dossier Good, la poursuite du Minnesota portant spécifiquement sur l’accès aux preuves plutôt que sur la juridiction elle-même.
Ce que révèlent les délais comparés des deux enquêtes
L’enquête fédérale sur les droits civils dans le dossier Pretti a été ouverte en janvier, le mois même de sa mort. Aucune enquête fédérale équivalente n’a été annoncée pour Good, selon les déclarations du département de la Sécurité intérieure à NPR. Cette différence de traitement a été relevée publiquement dès avril 2026, sans qu’aucune justification officielle n’ait été fournie depuis.
Deux morts, deux vitesses de réponse officielle
Le département de la Sécurité intérieure a déclaré à NPR que l’affaire Good « demeure sous enquête », une formule qui n’engage aucun délai et ne précise aucune étape suivante. L’enquête sur Pretti, elle, porte un nom officiel : enquête fédérale sur les droits civils, une désignation qu’aucun communiqué n’a jamais accordée au dossier Good. Une mort, deux vitesses. Jamais expliqué.
La définition même de l’enquête reste floue pour Good
L’agence de Rosen n’a pas répondu à la demande de commentaire de NPR sur l’état réel de l’enquête concernant l’agent Ross. Un semestre après les faits, aucune précision publique n’existe sur ce que « sous enquête » signifie concrètement pour ce dossier. Aucun échéancier, aucun responsable nommé, aucune date de conclusion n’ont été communiqués aux familles ni au public dans ce dossier précis. La professeure Rachel Moran, de la faculté de droit de l’Université Saint Thomas, a déclaré douter que les agents fassent l’objet d’une véritable enquête pour crime possible.
Conclusion : la coopération promise n'est arrivée qu'après la poursuite
Le gouvernement fédéral a d’abord accepté de collaborer, puis a bloqué l’accès aux preuves le jour même de la première mort. Il a fallu une poursuite judiciaire, des mois de pression publique et deux portails de signalement pour que les disques durs changent enfin de mains, six mois plus tard. Rien de tout cela n’était nécessaire si la promesse initiale de coopération avait été tenue dès le 7 janvier.
Les faits, eux, n’ont pas changé entre janvier et juillet. Une femme tuée par trois coups de feu, un infirmier tué par au moins dix, un troisième homme blessé et vivant. Ce que ce long blocage a changé, c’est seulement le moment où l’État a pu commencer à vérifier ce que les vidéos montraient déjà.
L’affaire reste ouverte, les disques durs sont désormais entre les mains du comté. Personne n’a encore été inculpé.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
NPR — Des mois après les fusillades de l’ICE au Minnesota, une enquête fédérale reste bloquée
CNN — 18 jours au Minnesota : comment des agents d’immigration ont tué deux citoyens américains
Sources Secondaires :
Reuters — Le Minnesota poursuit des agences fédérales pour obtenir l’accès aux preuves
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