Une déclaration écrite, signée par Blanche le 2 août 2026, rescinde ce que l’administration appelait le fonds anti-armement, un mécanisme de 1,776 milliard de dollars lié à un règlement fiscal entre Trump et l’IRS, selon NPR. « Est rescindé et n’aura aucune force ni effet », selon les mots inscrits dans ce document.
Ce jour-là, une deuxième déclaration a précisé la portée des protections fiscales issues du même règlement. Trois noms, une entreprise. Ces protections contre un audit ou des poursuites fiscales rétroactives se limitent désormais à Trump, deux de ses fils et la Trump Organization, plutôt qu’à un groupe plus large et mal défini, toujours selon NPR.
Les sénateurs Cornyn et Tillis ont négocié ce compromis
John Cornyn, sénateur du Texas, avait publiquement questionné Blanche sur ce fonds lors d’une audition le 15 juillet 2026.
« Le fonds de règlement ne va simplement pas de l’avant », avait répondu Blanche ce jour-là, selon CNN. Les documents signés le 2 août ont convaincu Cornyn et le sénateur Thom Tillis, de la Caroline du Nord, de soutenir la nomination.
Un juge fédéral avait déjà bloqué le fonds avant ce compromis
Un juge fédéral avait accordé une prolongation indéfinie du blocage judiciaire visant ce fonds, selon les propos rapportés par Blanche lui-même devant les sénateurs. Aucun argent n’était sorti du Trésor vers un autre compte, avait-il précisé, ajoutant qu’aucun commissaire n’avait été nommé pour l’administrer.
L'avocat qui a défendu Trump devant un jury de Manhattan dirige maintenant le ministère qui pourrait le poursuivre
Un procès pénal, un verdict unanime. Todd Blanche a dirigé la défense de Donald Trump dans le dossier des paiements dissimulés à Stormy Daniels. Le procès s’est conclu en mai 2024 par une culpabilité déclarée à l’unanimité du jury, selon l’Associated Press et le New York Times. Cette défaite au tribunal ne lui a pas coûté la confiance de son client. Une défaite judiciaire s’est transformée en promotion politique.
Boris Epshteyn avait sollicité son aide pour trouver des avocats; Blanche a rejoint l’équipe de défense de Trump un jour avant l’arraignement d’avril 2023.
L’ancien procureur a fondé son propre cabinet, Blanche Law, au moment même où il a accepté ce dossier. Le même avocat a ensuite défendu Trump dans l’affaire fédérale des documents classifiés de Mar-a-Lago et dans l’affaire fédérale d’obstruction électorale liée au 6 janvier.
Le juge Merchan a critiqué son style au tribunal
Le ton a déplu au tribunal. Le juge Juan Merchan a reproché à Blanche un langage trop familier dans ses requêtes écrites, et une accusation improprement formulée de faute professionnelle contre le bureau du procureur de Manhattan, selon les transcriptions rapportées par le New Republic et Politico. Un report de trois semaines a néanmoins été obtenu, repoussant le procès au-delà de l’élection présidentielle de 2024 qu’il visait.
Un ancien poursuivant devenu défenseur
Avant Trump, huit années de service. Procureur fédéral adjoint dans le district sud de New York, il a codirigé la division des crimes violents et dirigé le bureau de White Plains aux côtés de Mimi Rocah. Il travaillait alors dans le même bureau qu’Alvin Bragg, le procureur qui allait plus tard le poursuivre devant Merchan pour le compte de l’État de New York.
Un basculement politique a précédé sa nomination de quelques mois
Blanche était inscrit comme démocrate avant 2024, selon le New York Times et The Hill. Son affiliation est passée au Parti républicain cette même année où il a rejoint la défense pénale de Trump.
Son enfance s’est déroulée à Denver, puis à Gainesville, en Floride, après que la congrégation religieuse dirigée par son père dans le sous-sol familial eut fait l’objet d’un litige de zonage municipal en 1987. Un litige de zonage a déplacé une famille entière avant qu’un fils ne devienne procureur général des États-Unis. Son diplôme de droit a été obtenu à la faculté de droit de Brooklyn en 2003, de nuit, pendant qu’il travaillait comme parajuriste au bureau du procureur fédéral du district sud de New York.
Un parcours universitaire dispersé sur quatre établissements
Son parcours scolaire a commencé à l’institut militaire du Nouveau-Mexique, puis l’université d’État de Louisiane, puis le collège Beloit, avant d’obtenir son diplôme de premier cycle à l’université américaine en 1994. Quatre établissements avant même l’entrée en droit.
Ce poste, le deuxième plus élevé du ministère, il l'occupait déjà avant sa promotion
La confirmation au poste de procureur général adjoint est survenue le 5 mars 2025, par un vote de cinquante-deux voix contre quarante-six, selon l’Associated Press, puis assermenté le lendemain. Ce poste, il l’occupait depuis dix-sept mois lorsque Trump l’a promu à la tête du ministère. Deux confirmations, deux votes strictement partisans.
Une audition tendue a précédé. Le 12 février 2025, Blanche avait défendu Trump contre des allégations perçues de conduite impropre en matière de poursuites, tout en affirmant sous serment n’avoir aucune connaissance de plans visant à abandonner l’affaire de corruption criminelle contre le maire de New York, Eric Adams. Une lettre-brouillon de la procureure fédérale intérimaire Danielle Sassoon a pourtant indiqué que Blanche était déjà « sur la même longueur d’onde » quant à cet abandon.
Un vote de comité strictement partisan a précédé sa première confirmation
Une première approbation était venue de la commission judiciaire du Sénat le 27 février 2025, par un vote de douze voix contre dix, exactement le long des lignes de parti, selon l’Associated Press. Ce clivage partisan identique s’est reproduit dix-sept mois plus tard pour sa deuxième confirmation.
Il est devenu procureur général intérimaire après le renvoi de sa prédécesseure
Pam Bondi a été limogée par Trump le 2 avril 2026, en partie, selon plusieurs sources, pour son incapacité perçue à faire progresser des poursuites contre des adversaires politiques du président. Blanche est devenu procureur général par intérim ce jour-là, cumulant ce rôle avec son poste de numéro deux du ministère. Un seul homme a alors cumulé les deux plus hautes fonctions du ministère.
Seize mois sans confirmation. La direction du ministère lui est revenue sans vote permanent du Sénat, une situation rare pour la plus haute fonction de poursuite du pays. Un intérim de seize mois a précédé la légitimité que seul un vote pouvait lui donner. Cette période prolongée sans mandat clair du Sénat a coïncidé, selon Raw Story et The Guardian, avec l’intensification de plusieurs enquêtes visant des adversaires déclarés du président.
L’enquête sur l’ancien directeur de la CIA s’est accélérée sous son mandat intérimaire
Le procureur par intérim a nommé Joseph diGenova pour diriger l’enquête visant John Brennan, l’ancien directeur de la Central Intelligence Agency, en avril 2026. Il a aussi approuvé des enquêtes visant Cassidy Hutchinson, l’organisation de collecte de fonds ActBlue, et le Southern Poverty Law Center la même période. Quatre adversaires nommés du président, quatre enquêtes ouvertes sous son intérim.
Sa proximité avec Trump remonte à une décennie de dossiers personnels
Paul Manafort, l’ancien directeur de campagne de Trump, a d’abord compté parmi ses clients dès 2019, dans une affaire de fraude hypothécaire d’État new-yorkais. L’inculpation a été rejetée en vertu de la loi new-yorkaise sur la double incrimination, confirmée par la Cour suprême de l’État en octobre 2020.
Ce dossier Manafort a servi de porte d’entrée vers l’entourage de Trump.
Manafort et Boris Epshteyn ont ensuite recommandé Blanche à Trump lui-même, selon le New York Times. Un dossier de fraude hypothécaire a fini par ouvrir la porte à la plus haute fonction judiciaire du pays. Igor Fruman, homme d’affaires associé à Rudy Giuliani impliqué dans le dossier ukrainien, a aussi compté parmi ses clients, tout comme Epshteyn lui-même, avec l’aval du cabinet Cadwalader, Wickersham & Taft.
Le comité de réputation du cabinet s’est opposé à ce choix
Le comité de réputation de Cadwalader s’est opposé à sa décision de défendre Trump, selon le New York Times. L’avocat a confié à des associés son mécontentement face au refus du cabinet de lui accorder cette latitude, avant de fonder Blanche Law en avril 2023. Le choix a été le cabinet, jamais le client. Deux décennies de dossiers privés ont fini par ouvrir la porte du bureau le plus puissant du ministère.
Un dossier Epstein a failli faire dérailler sa confirmation
Son nom figurait déjà dans ce dossier.
Bondi et Blanche ont averti Trump en mai 2025 que son nom apparaissait dans les dossiers Epstein, selon ABC News et CNN. Un mémorandum signé en juillet 2025 concluait qu’aucune divulgation supplémentaire n’était appropriée, aux côtés du directeur adjoint du FBI Dan Bongino et du directeur du FBI Kash Patel. L’homme qui a informé Trump du risque est devenu l’homme qui a scellé le dossier.
Une survivante des abus d’Epstein a témoigné le 16 juillet 2026 que Blanche ne devrait pas être confirmé. La famille de Virginia Giuffre a transmis une déclaration au comité judiciaire s’opposant fortement à sa confirmation, le même jour. Le sénateur Thom Tillis a exigé que Blanche rencontre des survivantes avant tout vote d’approbation.
La rencontre avec les survivantes a été qualifiée de condescendante
Blanche a rencontré des survivantes d’Epstein le 16 juillet 2026, à la demande de Tillis. Les participantes ont décrit son attitude comme condescendante et volontairement évasive envers elles, selon CNN et CNBC.
Il avait personnellement approché l’avocat de Ghislaine Maxwell
Blanche et Bondi avaient demandé qu’un tribunal descelle le témoignage du grand jury dans l’affaire Maxwell. La requête du ministère visant ce descellement porte sa signature personnelle. Il entretenait une relation personnelle avec David Oscar Markus, l’avocat de Maxwell.
Il a demandé à rencontrer Markus en juillet 2025, puis défendu le transfert de Maxwell vers une prison à sécurité minimale, invoquant des menaces nombreuses contre sa vie.
Ses premiers gestes de procureur général adjoint ont visé l'appareil judiciaire lui-même
Deux semaines à peine. Un avertissement clair. L’avocat en éthique en chef du ministère, Joseph Tirrell, lui a signifié qu’il devrait se récuser des dossiers impliquant Trump à titre personnel, en raison de son ancien rôle d’avocat personnel du président. Tirrell a été renvoyé moins de quatre mois après cette conversation. L’avertissement a précédé le renvoi de quatre mois exactement.
L’administration a aussi renvoyé Liz Oyer, l’avocate chargée des grâces présidentielles. Oyer affirme avoir été écartée après avoir refusé une demande précise de Blanche — ajouter l’acteur Mel Gibson à une liste de restauration des droits sur les armes à feu.
Erez Reuveni, directeur adjoint intérimaire du bureau du contentieux en immigration, a aussi été renvoyé, en avril 2025.
Un différend sur la nomination d’un procureur fédéral a testé ses limites
Blanche s’est opposé à des juges qui avaient nommé Desiree Leigh Grace pour succéder à Alina Habba comme procureure fédérale intérimaire du New Jersey. L’argument avancé: Trump avait le droit de la démettre, un différend qui illustre sa lecture large des pouvoirs présidentiels sur le personnel du ministère.
Ses propres mots sur Minneapolis précèdent l'enquête que son ministère a ensuite retardée
Renée Good meurt en janvier 2026 à Minneapolis. Une promesse, un refus. Blanche affirme que le FBI veillera à ce que les preuves soient recueillies et préservées, tout en jugeant qu’une enquête pour droits civiques n’est pas nécessaire, selon l’Associated Press et The Guardian. L’opposition à l’opération fédérale Metro Surge dans le Minnesota a aussi été qualifiée d’insurrection par lui, reprenant des propos de Trump évoquant l’invocation possible de la loi sur l’insurrection.
Le gouverneur Tim Walz et le maire de Minneapolis Jacob Frey ont été qualifiés de terroristes.
Ce mot, employé contre deux élus américains, vient du même homme qui dirige aujourd’hui le ministère chargé de qualifier les crimes réels. Alex Pretti meurt en janvier également. Il défend alors les agents qui ont ouvert le feu, cherchant une réponse mesurée face à l’ambiguïté d’une vidéo de témoin, selon le Yahoo News et Fox News.
Le bureau qu’il dirigeait a exclu le Minnesota de l’enquête sur Good le jour même de sa mort
L’accès du Bureau des enquêtes criminelles du Minnesota a été coupé le 7 janvier 2026 par le bureau du procureur des États-Unis, l’après-midi même du décès de Good, selon NPR et Politico. Les preuves n’ont été transférées à la procureure du comté de Hennepin que le 13 juillet 2026, six mois plus tard — un délai documenté dans une enquête distincte de ce journal. Six mois d’attente pour une famille qui ne contrôlait aucune partie du calendrier.
Le ministère n’a ouvert d’enquête pour droits civiques que dans un des deux dossiers
Une enquête pour droits civiques a été ouverte concernant la mort de Pretti. Aucune enquête équivalente n’a été ouverte pour la mort de Good, selon NPR. Deux morts, dix-sept jours d’écart, deux standards différents pour la même institution.
Sa candidature à un poste sans lien avec la justice a déclenché un affrontement à la bibliothèque du Congrès
Le poste de bibliothécaire par intérim du Congrès lui a été confié par Trump le 12 mai 2025, le même jour où il a démis Carla Hayden de ce poste. L’autorité de Trump à nommer un successeur sans le consentement du Sénat a été contestée par la bibliothèque.
Deux fonctionnaires du ministère de la Justice ont tenté d’accéder au bureau du droit d’auteur, affirmant que Blanche était le bibliothécaire par intérim légitime. Le personnel a appelé la police du Capitole. Meg Williams, avocate générale de la bibliothèque, a informé les fonctionnaires que l’institution reconnaissait Robert Newlen, le bibliothécaire adjoint principal, comme successeur légitime, et leur a refusé l’entrée.
Un face-à-face administratif sans précédent récent
Un affrontement rare. L’épisode du bâtiment James Madison n’a pas d’équivalent récent dans l’histoire de la bibliothèque du Congrès, institution habituée à des transitions discrètes plutôt qu’à des différends tranchés par la police du Capitole.
Les organisations de sa propre profession se sont mobilisées contre lui
Douze cents signatures. Des anciens employés du ministère de la Justice ont écrit au comité judiciaire du Sénat en juin 2026 pour demander le rejet de sa nomination, selon The Hill et Reuters — une mobilisation inhabituelle contre un candidat au poste de procureur général. Certains anciens collègues qui l’avaient appuyé pour le poste de procureur général adjoint en janvier 2025 ont refusé de le soutenir cette fois. D’autres ont maintenu leur appui.
John Kennedy, sénateur de la Louisiane, lui a demandé directement s’il était un ami du président. « Je suis son avocat », a répondu Blanche, avant d’ajouter : « Je l’ai été. Et maintenant, je suis le procureur général adjoint. » La formulation même de sa réponse — au présent, puis corrigée — a nourri les doutes sur la frontière entre les deux rôles.
Coons a interrogé ses propos sur les émeutiers du 6 janvier
Le sénateur Chris Coons, du Delaware, a questionné Blanche sur des propos tenus lors de la Conservative Political Action Conference concernant les grâces et commutations accordées aux émeutiers du 6 janvier. Cette ligne de questionnement a rejoint une critique plus large. Celle d’un ministère dont la clémence et la sévérité semblent suivre la loyauté politique plutôt qu’un standard uniforme.
Ce que révèle la trajectoire complète, de la défense pénale au sommet du ministère
Deux carrières opposées. Huit ans à poursuivre des criminels pour le gouvernement fédéral, puis une décennie à défendre des proches de Trump contre ce même gouvernement, avant de revenir le diriger. La trajectoire tient en une phrase, mais elle a pris vingt ans.
Aucune de ces trois périodes n’a effacé la précédente. Le procureur qui codirigeait la division des crimes violents à Manhattan est le même qui a cherché à faire déclarer un vice de procédure pour retarder le procès de son client jusqu’après une élection. L’avocat qui a personnellement signé la requête de descellement dans l’affaire Maxwell est le même qui dirige aujourd’hui le ministère chargé de superviser cette affaire.
La question de la récusation n’a jamais reçu de réponse publique définitive
Aucune liste claire des dossiers dont Blanche s’est effectivement récusé depuis l’avertissement de Joseph Tirrell en 2025 n’a jamais été publiée. Une obligation de récusation qui n’a jamais quitté le dossier confidentiel ne protège personne d’autre que celui qui la contrôle.
Le personnel qui l’entoure trace sa propre carte de loyautés
Le nouveau procureur général a placé plusieurs anciens collègues de défense privée à des postes clés du ministère depuis son entrée en fonction comme numéro deux en mars 2025. Rien d’illégal en soi. Mais une loyauté s’est constituée, ancrée dans la défense pénale privée plutôt que dans la poursuite fédérale de carrière. Le réflexe de défense reste le même, seul le badge a changé. Un cercle de défenseurs devenus procureurs ne change pas de réflexe du jour au lendemain.
Plusieurs procureurs fédéraux de carrière ont quitté le ministère depuis avril 2025, certains publiquement, d’autres en silence. Aucun décompte officiel n’existe, mais les départs groupés du bureau de Washington ont été documentés par plusieurs médias américains au cours de la même période. Le départ de procureurs de carrière est rarement volontaire quand il survient en groupe.
Le renouvellement du personnel touche aussi les échelons intermédiaires
Des postes de direction régionale ont changé de titulaire dans au moins quatre districts fédéraux depuis le début de 2026, un rythme de renouvellement supérieur à la moyenne des transitions administratives précédentes. Ce rythme accompagne, sans jamais l’expliquer entièrement, la série de renvois documentée plus haut dans ce portrait. Quatre districts, un seul motif jamais confirmé publiquement.
La reconfiguration des priorités pénales a suivi son entrée en fonction
Le cannabis a été reclassifié comme substance contrôlée de l’annexe trois en avril 2026, un changement réglementaire majeur qui touche directement les poursuites fédérales en matière de drogue. L’exécution par peloton de fusillement a aussi été réautorisée, chambre à gaz, chaise électrique, pendaison et pentobarbital, rétablissant des méthodes que le ministère avait largement abandonnées depuis des décennies. Deux décisions distinctes, la même semaine, un seul signataire.
Bill Essayli, premier procureur adjoint du district central de Californie, a reçu instruction de rechercher la peine de mort dans une affaire de meurtre impliquant trois membres présumés du MS-13. Une politique carcérale de décennies a changé de direction en un seul mois d’avril. Une fusion majeure a suivi : le ministère a proposé de joindre la Direction de l’application des lois sur les drogues au Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs.
Un mémorandum sur les poursuites à l’étranger a marqué un changement de doctrine
Une lecture rendue en juin 2025 a jugé que le ministère, sous l’ancien procureur général Merrick Garland, avait excessivement poursuivi des dossiers en vertu de la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger. L’annonce: le ministère privilégierait désormais les dossiers nuisant à la compétitivité américaine plutôt que la corruption commerciale à l’étranger comme telle. La priorité a changé de nature, pas seulement d’ampleur.
Il a aussi plaidé la modération dans un dossier interne sensible
Une demande a été faite à Pam Bondi de ne pas renvoyer davantage d’employés du ministère, incluant du personnel ayant travaillé pour le procureur spécial Jack Smith. Cette recommandation contraste avec la sévérité qu’il a appliquée ailleurs contre des adversaires nommés du président. Le bureau du procureur fédéral de l’est de New York revêt, selon lui, une importance particulière auprès de Trump, en raison de sa juridiction sur l’aéroport international John F. Kennedy.
Conclusion : vingt ans de proximité ont produit un procureur général, pas un procureur indépendant
Une majorité d’une seule voix, deux dissidentes de son propre parti, et un fonds de 1,776 milliard de dollars rescindé trois jours avant le vote décisif. Voilà la mécanique exacte qui a porté Todd Blanche à la tête du ministère de la Justice le 10 août 2026.
Un homme qui a défendu Trump devant un jury, négocié pour lui avec l’IRS, et parlé d’insurrection à propos de ses propres concitoyens du Minnesota dirige maintenant l’institution censée trancher, sans égard à la personne, entre le pouvoir et la loi. Les enquêtes qu’il a intensifiées visent des adversaires nommés du président qu’il a longtemps représenté à titre privé.
Une fidélité de deux décennies ne se dissout pas parce qu’un serment change de titre. Le ministère qu’il dirige a exclu l’État du Minnesota d’une enquête sur ses propres agents le jour même d’une mort, puis a attendu six mois avant de rendre les preuves.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources :
Sources Primaires :
Associated Press — Le Sénat confirme Blanche procureur général lors d’un vote de nuit
Reuters — Les républicains du Sénat confirment étroitement Todd Blanche
NPR — Le Sénat confirme Todd Blanche procureur général
BBC — Todd Blanche, ex-avocat de Trump, confirmé de justesse comme procureur général
CNN — Le juge Emil Bove assermente Todd Blanche comme procureur général
Sources Secondaires :
New York Times — Blanche confirmé après avoir surmonté les réticences républicaines
New York Post — Chronologie de la confirmation et du compromis sur le fonds anti-armement
The Guardian — Un allié de Trump confirmé malgré la controverse du fonds de 1,8 milliard
The Hill — Des anciens du ministère de la Justice demandent aux sénateurs de rejeter sa nomination
The Guardian — Le ministère de la Justice n’enquête pas sur la mort de Renée Good
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