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CHRONIQUE : 50 % sur le vin, le fromage et les bâtons de hockey — Trump taxe le Québec malgré l’ACEUM
Crédit: Adobe Stock

Une vingtaine de milliards de dollars de marchandises sont visées, calcule Reuters. À peine un vingtième de ce que les États-Unis achètent au Canada dans une année.

C’est là que le piège se referme : à l’échelle des deux économies, c’est une piqûre. À l’échelle d’une région, c’est une amputation.

Parce que la liste n’est pas tombée au hasard sur le Québec : elle lui ressemble.

Le fromage de nos fromageries. Le vin et le cidre de nos vergers. Les meubles de nos usines. Le ciment de nos cimenteries. L’équipement de sport qui sort de nos ateliers depuis trois générations.

Quelque part entre Sainte-Martine et le poste de Lacolle, un camionneur chargera mercredi matin les mêmes palettes que la semaine dernière. Même route, même douane, même café tiède. Une seule différence : de l’autre côté de la ligne, l’importateur devra verser la moitié de la valeur de la cargaison au Trésor américain.

Techniquement, ce n’est donc pas nous qui payons. Mais demandez à n’importe quel exportateur ce qui arrive après : la commande fond, le contrat se renégocie, le client magasine ailleurs.

La taxe est américaine. La facture est partagée. La perte, elle, s’installe ici.

La CBC et Le Devoir ont épluché la liste ligne par ligne, et la lecture tient du surréalisme douanier : le papier de toilette. Les brochettes de bambou. Le papier de cuisson. Le sel. Les patins à glace. Les décorations de Noël.

Des dizaines de lignes tarifaires rangées sous le grief automobile alors qu’elles n’ont rien à voir avec une automobile — le miel, les bulbes de jacinthe, les semences d’oignon, les téléphones intelligents.

50 %.

Ce n’est pas un tarif, à ce niveau-là. C’est une porte qu’on ferme en la peinturant en taux de douane.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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