Skip to content
CHRONIQUE : Hong Kong — Pékin promettait 50 ans, Jimmy Lai purge 20 ans, et 2047 n’existe déjà plus
Crédit: Adobe Stock

Troisième acte, et c’est le plus lourd de conséquences. En 1898, la Grande-Bretagne obtient les Nouveaux Territoires — l’arrière-pays continental de Hong Kong, la majorité de sa superficie — non pas en cession perpétuelle, mais en bail. Quatre-vingt-dix-neuf ans. Échéance : 1997.

Personne, en 1898, ne pense sérieusement à 1997. Un siècle, c’est une éternité diplomatique. L’Empire britannique domine le monde, la Chine est un géant démembré, et 99 ans est une manière polie de dire « pour toujours ».

Sauf que les dates écrites finissent toujours par arriver.

Voilà le détail que toute cette histoire enseigne, et il vaut pour 1898 comme pour 2047 : quand une puissance signe un délai, elle parie que le monde de l’échéance ressemblera au monde de la signature. Les Britanniques de 1898 pariaient que leur empire serait éternel. Il ne restait de cet empire, en 1997, que des archives et des cérémonies. Les signataires chinois de 1984 parieront l’inverse : que le temps travaille pour eux. Et ce pari-là, ils le gagneront.

Un bail de 99 ans. Une promesse de 50 ans. Deux chiffres posés sur du papier par des gens qui ne seront plus là pour les honorer. La différence, c’est que Londres a rendu les clés à la date prévue. Pékin, lui, n’a même pas attendu la moitié du délai.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu