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CHRONIQUE : Le juge Mehta ferme le livre du 6 janvier — 1 583 accusés, mais plus un seul verdict debout
Crédit: Adobe Stock

Mesurons l’étrangeté de la scène. Un juge fédéral signe un document qu’il désavoue ligne par ligne dans le document lui-même.

Le gouvernement, écrit Mehta, demande « d’absoudre ces accusés de crimes contre les États-Unis eux-mêmes ». Il le note. Sa signature suit. La séparation des pouvoirs ne lui laisse rien d’autre : quand l’exécutif abandonne une poursuite, aucun juge ne peut poursuivre à sa place. C’est une règle saine dans un système sain. C’est une porte ouverte dans un système qui décide de s’en servir contre lui-même.

Au ministère de la Justice, on répond par porte-parole : il dit respecter la décision, mais contester la description de ses motifs, rapporte la radio publique américaine.

L’avocat de Rhodes, James Lee Bright, va plus loin. La conspiration séditieuse n’aurait jamais dû être reprochée, dit-il. Il parle d’un crime de pensée. Il se dit déçu du ton de l’ordonnance. C’est la position de la défense depuis le premier jour, et elle a désormais le champ libre : plus aucun verdict ne lui répond.

Deux récits, désormais officiels, du même dossier. L’un dans les quinze pages du juge. L’autre dans la bouche de la défense et du gouvernement.

Aucun jury ne les départagera plus jamais. C’est cela, un rejet avec préjudice : la question est close sans avoir été tranchée une dernière fois. Le désaccord devient éternel, et chacun repart avec sa version.

Cette même semaine, NPR rapporte que trois anciens procureurs du dossier, dont Michael Romano, ont écrit au Sénat pour alerter sur des candidats à la magistrature fédérale qui minimisent ou nient ce qui s’est passé le 6 janvier. Les hommes qui ont bâti le dossier regardent maintenant l’institution se peupler de gens qui doutent que le dossier ait existé.

Alors remontons. Jusqu’au jour où tout commence.

Sources :

Sources Primaires :

Indictment — United States v. Elmer Stewart Rhodes III et al., U.S. District Court for the District of Columbia

Proclamation 10887 — Granting Pardons and Commutation of Sentences for Certain Offenses Relating to the Events at or Near the United States Capitol on January 6, 2021

Court Sentences Two Oath Keepers Leaders to 18 and 12 Years in Prison for Seditious Conspiracy — U.S. Attorney’s Office, District of Columbia

Proud Boys Leader Sentenced to 22 Years in Prison on Seditious Conspiracy and Other Charges — U.S. Attorney’s Office, District of Columbia

48 Months Since the January 6 Attack on the Capitol — U.S. Attorney’s Office, District of Columbia

Clemency Grants by President Donald J. Trump (2025 – Present) — Office of the Pardon Attorney

Attorney General Merrick B. Garland Statement on the Second Anniversary of the January 6 Attack on the Capitol

Sources Secondaires :

US judge grants Justice Department bid to dismiss Oath Keepers prosecutions — Reuters

Judge dismisses Oath Keepers case, closing the book on Jan. 6 prosecutions — Associated Press

Jan. 6 cases against Oath Keepers, Proud Boys come to an end — Axios

At Trump DOJ’s demand, judge reluctantly drops Jan. 6 case against Proud Boys — Politico

Judge dismisses Jan. 6 case against Oath Keepers — NPR

Justice Department moves to toss conspiracy convictions for Jan. 6 rioters — NPR

Judge dismisses Jan. 6 seditious conspiracy charges against Oath Keepers — The Washington Post

Trump-appointed judge dismisses seditious conspiracy case against Proud Boys — The Guardian

Judge tosses remnants of Proud Boys seditious conspiracy case after Trump’s broad clemency — PBS NewsHour

SEC drops insider trading suit against ex-healthcare executive pardoned by Trump — Reuters

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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