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CHRONIQUE : Poutine règne depuis 27 ans mais refuse de nommer un successeur, cap sur 2036
Crédit: Adobe Stock

Dernier jour du siècle. Boris Eltsine, malade, usé, apparaît à la télévision et annonce sa démission anticipée. Le pouvoir passe, séance tenante, à son premier ministre : Vladimir Poutine, 46 ans, directeur du FSB encore inconnu du grand public cinq mois plus tôt. Des élections doivent suivre au printemps. En attendant, il assure l’intérim.

Le même jour, à 11 heures du matin, Bill Clinton sort sur la pelouse sud de la Maison-Blanche et salue une transition opérée « conformément à la constitution ».

Relisez cette phrase. Le président des États-Unis, chef du camp démocratique, bénit en direct le mécanisme qui va verrouiller la Russie pour un quart de siècle. Conformément à la constitution — celle-là même qu’on pliera en 2008, qu’on contournera en 2011, qu’on réécrira en 2020, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un tapis roulant vers 2036.

Notre camp a applaudi le premier acte. Cela doit être dit, parce que c’est vrai.

Le parcours qui précède tient en quatre mois. Le 9 août 1999, Eltsine nomme ce technocrate discret premier ministre et le désigne publiquement comme successeur. En septembre, des immeubles explosent à Moscou et ailleurs — au-delà de 300 morts, attribués aux militants tchétchènes. Puis, le 23 du même mois, il lance les frappes sur Grozny, avant l’invasion terrestre. Sa cote passe de 5 % en août à 48 % en novembre.

Quatre mois. Une guerre. Un président.

Et une ombre que la Russie officielle n’a jamais dissipée : à Riazan, la police découvre des explosifs attribués à la police secrète elle-même. Nikolaï Patrouchev, patron du service, parlera d’un exercice d’entraînement. Le Parlement n’enquêtera jamais.

Sources :

Sources Primaires :

Archives présidentielles des États-Unis — déclaration de Bill Clinton sur la démission de Boris Eltsine, 31 décembre 1999

OTAN — Boris Eltsine annonce sa démission et le transfert du pouvoir à Vladimir Poutine, 31 décembre 1999

Parlement européen — résolution sur l’élection présidentielle russe antidémocratique de mars 2024

Service de recherche du Parlement européen — briefing sur la réforme constitutionnelle russe de 2020

Service européen pour l’action extérieure — déclaration sur l’élection présidentielle russe de 2018

Mission des États-Unis auprès de l’OSCE — déclaration sur l’élection présidentielle russe de 2024, 21 mars 2024

Sources Secondaires :

Reuters — Poutine élude la question de son maintien au pouvoir jusqu’en 2036, 4 juin 2026

Reuters — mort de l’ancien ministre de la Défense Sergueï Ivanov, 26 juin 2026

Reuters — chronologie des années de pouvoir de Vladimir Poutine, 1999-2008

Meduza — Sergueï Ivanov, le « presque-président » de la Russie, 27 juin 2026

Associated Press — les opposants du Kremlin attaqués ou tués au fil des ans : Navalny, Prigojine, Kara-Murza

BBC News — résultats du vote constitutionnel russe de 2020

BBC News — assassinat de Boris Nemtsov, 28 février 2015

El País — les 25 ans de Poutine au Kremlin, 31 décembre 2024

NPR — le Parlement russe autorise deux mandats supplémentaires pour Poutine, 10 mars 2020

The Guardian — le score de Poutine approche des limites extérieures, 18 mars 2024

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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