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DOSSIER : Plus de 600 agressions contre les recruteurs — l’armée veut des hommes, mais la rue ne donne plus
Crédit: Adobe Stock

Passons maintenant à l’autre lit d’hôpital, dans une autre ville.

Kyrylo Ogdansky est professeur d’université à Dnipro.

Exempté de mobilisation. En règle.

Un jour de novembre, un homme en civil l’aborde dans la rue pour contrôler son statut militaire.

Les règles exigent la présence d’un policier. Il n’y en a pas. Le professeur proteste.

On lui arrache son téléphone des mains.

On le pousse dans un bus, à deux, par derrière.

Un troisième le frappe à la tête, plusieurs fois sur le nez.

Et cette menace, qu’il rapporte mot pour mot : je peux appeler le commandant, et tu pars à Pokrovsk.

Pokrovsk.

Le nom d’une ville du front, brandi comme une arme de poing.

Deux semaines d’hôpital, une blessure suspectée au cou, des ecchymoses violettes sous les deux yeux.

Un professeur exempté, tabassé par son propre camp.

Il a longtemps hésité à parler, parce que ces histoires font mal à l’Ukraine en pleine guerre.

La propagande russe se sert activement de ces choses-là, dit-il.

Mais le problème existe.

Puis il pose la seule question qui compte : si tout le monde se tait, pourquoi est-ce que ça s’arrêterait ?

Deux hommes, deux lits d’hôpital, chacun cassé par le camp de l’autre.

Vasyl et Kyrylo ne se connaissent pas, et ils défendent le même pays.

C’est ça, la blessure.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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