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ENQUÊTE : 46 000 détentions en un mois — Trump bat son record malgré 469 juges fédéraux qui le désavouent
Crédit: Adobe Stock

Le New York Times a documenté la plus récente extension de cette usine : les aéroports.

Au moins une quinzaine d’aéroports américains, ces dernières semaines. Des agents en civil qui attendent au comptoir d’enregistrement, à la porte d’embarquement, dans le couloir des arrivées.

Ils n’attendent plus seulement les gens sous ordre de déportation, comme au début du programme. Ils attendent désormais les visas expirés.

Des conjointes et conjoints de citoyens américains. Des travailleurs de la tech qui patientent pour leur renouvellement. Des gens en zone grise légale, avec des demandes actives et des permis de travail valides dans leur portefeuille.

La TSA, l’agence qui fouille vos bagages et confisque vos bouteilles d’eau, partage les informations de passagers. ICE fait le reste.

Le programme existait déjà en décembre, réservé aux personnes sous ordre final de déportation. Il vise désormais un bassin autrement plus vaste : des centaines de milliers de gens dont le visa a expiré pendant que leur dossier de régularisation avançait dans une autre file du même gouvernement.

Un porte-parole du ministère l’a résumé sans trembler : les personnes en situation irrégulière ne devraient plus monter dans un avion, sauf pour quitter le pays d’elles-mêmes.

Des voyageurs filment. Les vidéos deviennent virales. La machine ne ralentit pas pour autant : elle n’a jamais eu honte, la honte n’est pas dans ses plans.

Arrêtez-vous deux secondes sur ce que ça signifie.

Prendre un vol intérieur, en Amérique, est devenu un risque calculé pour des gens qui détiennent un permis de travail émis par le gouvernement qui les arrête.

L’aéroport, ce lieu inventé pour partir, devenu l’endroit où tout s’arrête.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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