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ENQUÊTE : 967 morts civils depuis janvier — Kravchenko nomme le « safari », mais les drones chassent encore
Crédit: Adobe Stock

« Safari ».

Un mot de brochure de voyage. Un mot de gens qui s’ennuient et qui paient pour viser quelque chose de vivant.

Le voilà dans la bouche du président ukrainien et dans les communiqués de la justice, parce qu’aucun mot du droit ne décrit assez précisément ce qui se passe : la traque au cas par cas d’êtres humains désarmés, filmée, rejouée, revendiquée.

Kravchenko le formule sans détour : les mises à mort de civils à distance, par drone FPV, sont devenues une méthode de terreur. Ni un accident, ni une bavure de tir — une tactique.

Ses services ont ouvert les registres. 187 dossiers pénaux pour attaques de drones sur des civils pendant les deux premières années de l’invasion. 7 787 pour la seule année 2025.

La courbe ne monte pas. Elle décolle.

Depuis 2022, plus de seize mille dossiers au total. Les quatre régions qui saignent le plus portent des noms de vie ordinaire : Kherson, Donetsk, Dnipropetrovsk, Soumy.

Il y a plus froid encore, et les dossiers le documentent : un premier drone blesse. Un second attend ceux qui accourent.

On chasse l’homme qui vend des tomates. Puis on chasse celui qui vient le relever.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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