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Colombie : quand Coca-cola assoiffe un village pour préserver ses profits
Credit: Adobe Stock

Il y a des histoires qui se glissent dans les interstices de l’actualité, rampent, s’infiltrent, et puis explosent. Colombie, juillet 2025. Un petit village de montagne, La Calera, se vide de son eau, de sa patience, de sa dignité. L’eau, ce fil de vie, ce droit fondamental, s’évapore sous les yeux des habitants, sacrifiée sur l’autel d’une industrie qui ne tolère ni ralentissement ni partage. Coca-cola, géant planétaire, continue de remplir ses bouteilles, d’alimenter ses chaînes, alors que les robinets des villageois restent désespérément secs. La sécheresse sévit, le rationnement s’installe, l’injustice explose. L’histoire n’est pas nouvelle, mais elle prend ici une dimension brutale, presque obscène : la multinationale puise chaque jour des centaines de milliers de litres, pendant que les familles n’ont plus que cinq heures d’eau, parfois moins, pour survivre, laver, cuisiner, espérer. Ce n’est pas un conte, ce n’est pas une exagération, c’est un fait, vérifié, documenté, insupportable. Ce qui se joue à La Calera, c’est bien plus que la privation d’une ressource : c’est la dépossession d’un peuple, la négation d’un droit, la marchandisation de la vie elle-même. Et si l’on n’y prend garde, ce n’est qu’un début.

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