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Zelenskyy : l’accord de paix à 90% mais les 10% restants décident du sort de l’Europe
Crédit: Adobe Stock

Plus que des chiffres, une question de survie nationale

Lorsque Zelenskyy évoque ces fameux 10% qui manquent à l’accord de paix, il ne s’agit pas d’un simple détail technique ou d’une question de pourcentage mathématique. Ces dix pourcents représentent l’essentiel : la souveraineté ukrainienne, la sécurité à long terme, et surtout, la capacité de l’Ukraine à ne pas revivre le traumatisme des accords de Budapest ou des accords de Minsk. Le président a été particulièrement clair sur ce point : « Un papier de style Budapest ne satisfera pas l’Ukraine. L’Ukraine n’a pas besoin d’un piège méticuleusement rédigé de style Minsk. » Cette référence aux échecs passés de la diplomatie européenne montre à quel point Kyiv a appris de ses erreurs et refuse désormais de signer des accords qui ne seraient que des armatures de papier incapables de protéger réellement le pays.

La portée de ces 10% va bien au-delà des frontières ukrainiennes. Selon Zelenskyy, ils détermineront « le sort de la paix, le sort de l’Ukraine et de l’Europe, comment les gens vivront ». C’est la reconnaissance explicite que le sort de l’ensemble du continent européen se joue dans ces négociations. L’Ukraine ne négocie pas seulement pour sa propre survie, mais pour la sécurité de tout un ordre européen mis en péril par l’agression russe. Cette responsabilité historique pèse lourdement sur les épaules des négociateurs ukrainiens, qui savent qu’un mauvais accord aujourd’hui pourrait signifier une nouvelle guerre demain, potentiellement plus dévastatrice encore.

Cette obsession des 10% manquants me fascine. C’est presque une métaphore parfaite de la vie, n’est-ce pas ? Ces détails qui semblent mineurs pour les observateurs extérieurs mais qui représentent l’essentiel pour ceux qui vivent la situation. Je pense à ces moments dans nos propres vies où 90% d’un projet est prêt, mais ces 10% restants sont ceux qui déterminent si nous réussissons ou échouons, si nous sommes fiers ou honteux du résultat. Pour l’Ukraine, ces 10% c’est la différence entre une paix digne et une capitulation déguisée, entre la survie et l’effacement progressif. Et cette clarté visionnaire, cette capacité à voir au-delà des apparences diplomatiques, c’est peut-être ça, le vrai génie de Zelenskyy dans cette crise.

Les leçons amères des accords précédents

La méfiance ukrainienne envers les accords de paix sur papier ne vient pas de nulle part. L’Ukraine a déjà tristement fait l’expérience de la faiblesse des garanties internationales. En 1994, en signant le mémorandum de Budapest, l’Ukraine a renoncé à son arsenal nucléaire en échange de garanties de sécurité de la part des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Russie. Vingt-huit ans plus tard, c’est précisément la Russie qui violait ces garanties en envahissant le territoire ukrainien. De même, les accords de Minsk, signés en 2014 et 2015, se sont révélés être des pièges diplomatiques qui ont permis à la Russie de renforcer ses positions tout en prétendant rechercher la paix.

Zelenskyy a insisté sur le fait que « les intentions doivent devenir des garanties de sécurité, et donc être ratifiées ». Cette exigence de ratification par le Congrès américain et les parlements européens montre que l’Ukraine a compris que les promesses verbales et les déclarations conjointes ne suffisent plus. Seuls des engagements juridiquement contraignants, soutenus par des mécanismes de mise en œuvre clairs, pourront convaincre les Ukrainiens que leur pays ne sera pas à nouveau laissé à la merci des ambitions expansionnistes russes. Le président a été formel : « Ma signature sera sous un accord fort », laissant entendre qu’il préférait continuer la guerre plutôt que de signer un document qui ne garantirait pas réellement la paix et la souveraineté de son pays.

Chaque fois que j’entends parler de ces accords de Budapest ou de Minsk, je ressens cette colère froide, cette frustration immense. Comment le monde a-t-il pu abandonner l’Ukraine de cette manière ? Comment les grandes puissances ont-elles pu signer des garanties qu’elles n’étaient pas prêtes à honorer ? C’est cette trahison fondatrice qui explique aujourd’hui l’intransigeance ukrainienne, cette exigence presque obsessionnelle de garanties réelles. Et je comprends profondément cette méfiance. Quand vous avez été trompé une fois, deux fois, vous apprenez. Vous apprenez que la parole des puissants ne vaut que si elle est appuyée par des mécanismes contraignants. L’Ukraine paie aujourd’hui le prix de la naïveté diplomatique de ses dirigeants passés, mais elle ne commettra plus la même erreur.

Sources

Sources primaires

Discours du Nouvel An du président Volodymyr Zelenskyy, 31 décembre 2025, publié sur le site officiel de la présidence ukrainienne

Déclaration officielle de la présidence ukrainienne sur l’état des négociations de paix, 31 décembre 2025

Transcription officielle des remarques du président Zelenskyy lors de sa rencontre avec le président Trump à Mar-a-Lago, 28 décembre 2025

Sources secondaires

Article « Zelensky says peace deal is 90% ready in New Year address », BBC News, 1 janvier 2026

Article « ‘We want the end of the war — not the end of Ukraine,’ Zelensky says in New Year address », The Kyiv Independent, 1 janvier 2026

Article « Zelenskyy’s New Year Message: Ukraine Stands, Fights, and Moves Closer to Peace », United24 Media, 1 janvier 2026

Article « Ukraine peace plan is ’90 percent’ ready, Zelenskyy says », Politico, 1 janvier 2026

Analyse « The Strategies and Challenges That Could Decide Ukraine’s Fight in 2026 », United24 Media, 19 novembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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