Le bilan du 9 janvier : bien plus que des hommes
Les 1,030 soldats russes éliminés ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le rapport de l’État-major ukrainien publié sur Facebook ce matin détaille un carnage qui va bien au-delà des pertes humaines. En 24 heures, les forces ukrainiennes ont également détruit 5 chars russes, portant le total à 11,526 chars depuis le début de l’invasion. Cinq chars, c’est cinq équipages de trois à quatre hommes chacun, incinérés dans leurs cercueils d’acier. Huit véhicules blindés de combat supplémentaires ont été pulvérisés, ajoutant au total de 23,882 véhicules détruits. Et ce n’est pas tout.
Les systèmes d’artillerie russes ont particulièrement souffert : 18 pièces d’artillerie détruites en une journée, portant le total à 35,892 systèmes anéantis depuis février 2022. Mais le chiffre qui fait vraiment mal à Moscou, c’est celui des drones. 687 drones tactiques et opérationnels abattus en 24 heures. Six cent quatre-vingt-sept. Les Ukrainiens sont devenus des chasseurs de drones redoutables, et ça se voit dans les statistiques : 102,761 drones russes détruits au total. La guerre des drones, que la Russie pensait dominer, se retourne contre elle avec une violence inouïe.
La logistique russe en lambeaux
Mais ce qui tue une armée, ce n’est pas seulement la destruction de ses soldats et de ses armes. C’est l’effondrement de sa logistique. Et là aussi, les chiffres parlent d’eux-mêmes. 90 véhicules et camions-citernes détruits en une seule journée, portant le total à 73,426 véhicules logistiques anéantis. Sans camions, pas de munitions. Sans camions-citernes, pas de carburant. Sans carburant, les chars deviennent des cibles immobiles. Les Ukrainiens l’ont compris et ils frappent méthodiquement les artères qui alimentent la machine de guerre russe.
Les sources ukrainiennes — Ukrinform, Ukrainska Pravda, l’État-major des forces armées — publient ces chiffres quotidiennement avec une régularité d’horloge. Certains sont marqués d’un (+0), signifiant qu’aucune perte n’a été enregistrée dans cette catégorie ce jour-là. Les avions (434 au total), les hélicoptères (347), les navires (28) et les sous-marins (2) n’ont pas bougé hier. Mais tout le reste ? Tout le reste brûle, explose, se désintègre sous les coups ukrainiens.
Il y a quelque chose d’hypnotique dans ces rapports quotidiens. Chaque matin, je les lis comme on consulte un bulletin météo. Combien aujourd’hui ? 1,030. Hier c’était combien ? 1,400. Avant-hier ? 1,040. Ces chiffres deviennent abstraits à force. Mais il faut se forcer à se rappeler : derrière chaque nombre, il y a un corps. Un corps qui ne rentrera jamais chez lui. Et je me demande combien de temps encore la Russie peut tenir ce rythme avant que tout s’effondre.
Décembre 2025 : le mois le plus meurtrier de la guerre
35,000 soldats russes éliminés en un seul mois
Si le 9 janvier 2026 a été une journée sanglante, elle n’est que le prolongement d’une tendance qui s’est accélérée de façon vertigineuse en fin d’année. Décembre 2025 restera dans les livres d’histoire comme le mois le plus meurtrier de cette guerre pour l’armée russe. 35,000 soldats russes éliminés en 31 jours. Trente-cinq mille. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy l’a confirmé dans son allocution du lundi soir, précisant que ces chiffres ont été « vérifiés avec des images vidéo ». Pas de propagande. Pas d’exagération. Des preuves visuelles, concrètes, indiscutables.
Pour mettre ce chiffre en perspective, novembre 2025 avait vu 30,000 soldats russes éliminés. Octobre, 26,000. La courbe monte. Inexorablement. Le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskii a enfoncé le clou sur Telegram : « L’ennemi a perdu plus de 33,000 hommes en décembre. Ce chiffre n’inclut que les cas confirmés par vidéo, mais les pertes réelles des occupants sont plus importantes. » Plus importantes. Laissez ça vous pénétrer. Les chiffres officiels, déjà astronomiques, sont probablement sous-estimés.
Le point de bascule : quand les pertes dépassent le recrutement
Mais voici le détail qui change tout. Syrskii a révélé quelque chose de crucial : « Décembre 2025 est le premier mois où les unités de systèmes non habités des forces de défense ukrainiennes ont neutralisé approximativement autant de militaires de l’armée d’occupation que la Russie en a recruté en un mois. » Lisez cette phrase deux fois. Trois fois. Les Ukrainiens tuent désormais autant de Russes que Moscou peut en recruter. C’est le point de bascule. Le moment où la machine à recruter ne peut plus compenser la machine à tuer.
Selon le chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov, la Russie a atteint son quota de 403,000 recrues en 2025 — une moyenne de 33,583 par mois. Pour 2026, Moscou prévoit d’augmenter légèrement ce chiffre à 34,083 par mois. Mais si les Ukrainiens éliminent 35,000 soldats russes par mois, les mathématiques deviennent implacables. La Russie perd plus d’hommes qu’elle n’en recrute. Le réservoir se vide. Et quand le réservoir sera vide, que fera Poutine ? Une mobilisation générale ? Le risque politique est énorme. Envoyer des conscrits au front pourrait déclencher une révolte dans une société russe qui, jusqu’ici, a été largement épargnée par les horreurs de cette guerre.
Il y a quelque chose de fascinant et de terrifiant dans ces calculs macabres. On parle de vies humaines comme on parlerait de stocks dans un entrepôt. Entrées : 34,000 par mois. Sorties : 35,000 par mois. Bilan : déficit. Mais ce ne sont pas des chiffres sur un tableur Excel. Ce sont des hommes qui meurent, des familles qui se brisent, des villages russes qui se vident. Et moi, je me demande : combien de temps encore avant que la société russe se réveille et dise stop ?
La guerre des drones : l'arme qui change tout
L’Ukraine maîtrise la nouvelle dimension du combat
Si les pertes russes explosent, c’est en grande partie grâce à une révolution tactique : les drones. L’Ukraine a réussi en 2025 ce que peu d’observateurs pensaient possible : elle a industrialisé la production de drones à une échelle qui rivalise avec celle de la Russie. Zelenskyy l’a souligné dans son allocution : « L’augmentation de ces chiffres est le résultat des bonnes décisions. Il doit y avoir plus de décisions comme celles-ci. » Ces décisions, c’est d’abord et avant tout l’investissement massif dans les drones.
Le président ukrainien a nommé vendredi dernier Mykhailo Fedorov, ancien premier vice-premier ministre, au poste de ministre de la Défense. Pourquoi lui ? Parce que Fedorov est « profondément impliqué dans les questions liées à la ligne de drones et travaille très efficacement sur la numérisation des services et processus publics », selon Zelenskyy. C’est un technocrate, un spécialiste du numérique, pas un général traditionnel. Et c’est exactement ce dont l’Ukraine a besoin pour gagner la guerre des drones.
1,000 drones d’interception par jour : l’objectif atteint
Le ministre sortant Denys Shmyal, déplacé au portefeuille de l’énergie, a été félicité par Zelenskyy pour avoir atteint l’objectif de 1,000 drones d’interception par jour d’ici la fin de 2025. Mille drones par jour. Pensez-y. C’est 365,000 drones par an. Une armée aérienne robotisée qui ne dort jamais, ne mange jamais, ne se plaint jamais. Ces drones chassent les drones russes, frappent les positions russes, coupent les lignes d’approvisionnement russes. Et ils le font avec une efficacité redoutable.
Syrskii a révélé que la Russie a compris la menace et tente de rattraper son retard. « Les Russes ont suivi notre chemin et créé des unités de systèmes de drones séparées, qui comptent déjà 80,000 militaires », a-t-il écrit. « Dans la deuxième étape, en 2026, ils prévoient de doubler ce nombre à 165,500. Et d’ici 2030, ils visent à atteindre presque 210,000. » Mais c’est trop peu, trop tard. L’Ukraine a pris de l’avance, et elle ne compte pas la lâcher.
La guerre des drones, c’est la guerre du futur qui se déroule sous nos yeux. Plus besoin d’envoyer des hommes mourir dans des assauts suicidaires. On envoie des machines. Des machines qui voient dans le noir, qui volent en essaim, qui frappent avec une précision chirurgicale. Et l’Ukraine, ce petit pays que tout le monde donnait perdant en février 2022, est en train de gagner cette course technologique. C’est presque poétique : David contre Goliath, version 2026.
Les nouvelles tactiques russes : infiltration et désespoir
Fini les assauts massifs, place aux équipes de deux
Face à l’hécatombe, la Russie a changé de tactique il y a quelques mois. Fini les grandes offensives mécanisées qui se terminaient en bains de sang et en cimetières de chars. Place aux tactiques d’infiltration : des équipes de deux soldats qui s’infiltrent, établissent des têtes de pont, attendent les largages de ravitaillement avant l’arrivée des renforts. C’est plus lent, plus discret, mais aussi plus efficace pour limiter les pertes visibles.
Ces nouvelles tactiques ont permis à la Russie de capturer deux tiers de Pokrovsk, une ville contestée de l’est du Donetsk, d’ici la fin de 2025, ainsi qu’environ la moitié de la ville voisine de Myrnohrad. L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), un think tank basé à Washington, a calculé que le taux d’avance quotidien moyen de la Russie en 2025 était de 13,24 km² par jour, contre 9,87 km² par jour en 2024. Une progression, certes, mais à quel prix ?
Des gains territoriaux dérisoires pour des pertes colossales
Car voici la réalité brutale : malgré tous ces efforts, toutes ces vies sacrifiées, tous ces chars détruits, la Russie n’a gagné que 0,8% du territoire ukrainien en 2025. Zéro virgule huit pour cent. Des villages. Des champs. Des ruines. 420,000 soldats russes tués ou blessés selon les estimations ukrainiennes pour 2025 seulement, pour gagner moins d’un pour cent de territoire. C’est le ratio le plus catastrophique de l’histoire militaire moderne.
La Russie a également introduit une innovation inquiétante : des drones à fibre optique immunisés contre le brouillage électronique. Syrskii a crédité ces drones pour la capture de la ville de Siversk dans le Donetsk ces derniers mois. Mais même avec cette technologie, les pertes russes continuent de grimper. Parce que l’Ukraine s’adapte, innove, contre-attaque. Et elle le fait avec une détermination qui ne faiblit pas.
Je regarde ces chiffres — 0,8% de territoire gagné pour 420,000 pertes — et je me dis que c’est de la folie pure. Poutine sacrifie une génération entière de jeunes Russes pour des villages en ruines et des champs boueux. Et pour quoi ? Pour son ego ? Pour sa place dans l’histoire ? Pour prouver qu’il est un grand leader ? C’est obscène. C’est criminel. Et ça continue.
Le recrutement russe : volontaires ou victimes ?
403,000 recrues en 2025 : comment Moscou remplit les rangs
Comment la Russie fait-elle pour continuer à alimenter cette machine à broyer ? En recrutant. Massivement. 403,000 recrues en 2025, selon Kyrylo Budanov. Mais qui sont ces hommes ? Officiellement, ce sont des « volontaires » qui signent des contrats avec le ministère de la Défense. Dans la réalité, c’est beaucoup plus complexe et beaucoup plus sombre.
La BBC, dans une enquête approfondie publiée le 30 décembre 2025, a révélé que la majorité des Russes tués au front en 2025 n’avaient rien à voir avec l’armée au début de l’invasion. Depuis la bataille sanglante d’Avdiivka en octobre 2023, il y a eu une augmentation constante des pertes parmi les « volontaires » — ceux qui ont signé un contrat depuis le début de l’invasion. Ils représentent désormais un tiers des morts russes, contre 15% il y a un an.
La pression, la dette, le désespoir : les vrais moteurs du recrutement
Mais le terme « volontaire » est trompeur. Les gouvernements locaux, sous pression pour maintenir un flux constant de nouvelles recrues, déploient des tactiques agressives : publicités pour des primes énormes, rencontres avec des personnes endettées, campagnes dans les universités et les collèges. Un nouveau recruteur peut gagner jusqu’à 10 millions de roubles (95,000 livres sterling ou 128,000 dollars) en un an. C’est une fortune dans la Russie provinciale où le salaire moyen tourne autour de 50,000 roubles par mois.
Et puis il y a les cas comme celui de Murat Mukashev, raconté par la BBC. Activiste, opposant à Poutine, manifestant pour les droits LGBT et contre la guerre. Arrêté en 2024, accusé de trafic de drogue à grande échelle, condamné à 10 ans de prison. Puis, en novembre 2024, il change d’avis et signe un contrat militaire. Pourquoi ? Parce qu’il croyait aux promesses de Trump de mettre fin rapidement à la guerre. Il pensait pouvoir faire quelques mois au front et être libéré avant un accord de paix. Le 11 juin 2025, Mukashev est mort dans la région de Kharkiv, combattant dans une unité d’assaut. Un pacifiste transformé en chair à canon.
L’histoire de Mukashev me hante. Un homme qui détestait la guerre, qui manifestait contre elle, qui refusait de tuer. Et qui finit par mourir en uniforme russe, dans un assaut en Ukraine. Parce qu’il était désespéré. Parce qu’il a cru à une promesse. Parce que le système l’a broyé. Combien d’autres Mukashev y a-t-il dans cette guerre ? Combien d’hommes qui ne voulaient pas être là, qui ne croyaient pas à cette cause, mais qui sont morts quand même ?
Le bilan global : plus d'un million de pertes russes
1,216,930 soldats : un chiffre qui dépasse l’entendement
Revenons aux chiffres globaux, parce qu’ils sont tellement énormes qu’ils méritent d’être répétés. 1,216,930 soldats russes tués ou blessés depuis le 24 février 2022. Plus d’un million deux cent mille. La BBC, en collaboration avec le média indépendant Mediazona et un groupe de volontaires, a confirmé les noms de près de 160,000 personnes tuées en combattant du côté russe. Confirmé. Avec des noms, des visages, des nécrologies, des tombes.
Mais les experts militaires consultés par la BBC estiment que cette liste représente seulement 45 à 65% du total réel. Ce qui signifie que le nombre réel de morts russes se situe entre 243,000 et 352,000. Et si on ajoute les blessés, on arrive aux chiffres de l’OTAN : 1,1 million de morts et de blessés, avec une estimation d’environ 250,000 morts. Un quart de million de vies. Effacées. Pour rien.
L’Ukraine paie aussi un prix terrible
Il serait malhonnête de ne parler que des pertes russes. L’Ukraine saigne aussi. En février dernier, le président Zelenskyy a estimé le nombre de morts ukrainiens au combat à 46,000, avec 380,000 autres blessés. Des dizaines de milliers d’autres sont portés disparus ou détenus. La BBC, en croisant diverses estimations et données, estime que le nombre d’Ukrainiens tués pourrait atteindre 140,000 aujourd’hui.
C’est un prix terrible. Mais il y a une différence fondamentale : les Ukrainiens se battent pour leur survie, pour leur terre, pour leur liberté. Les Russes se battent pour l’ego d’un dictateur vieillissant. Les Ukrainiens défendent leurs foyers. Les Russes envahissent le foyer de quelqu’un d’autre. Cette différence morale est immense, et elle se reflète dans la détermination des combattants de chaque côté.
Chaque fois que je lis ces chiffres — 1,2 million de pertes russes, 140,000 morts ukrainiens — je me sens écrasé par l’ampleur de la tragédie. C’est une génération entière qui disparaît. Des deux côtés. Mais je ne peux pas mettre les deux sur le même plan. L’Ukraine n’a pas choisi cette guerre. L’Ukraine n’a pas envahi la Russie. L’Ukraine se défend. Et chaque Ukrainien qui tombe est un héros. Chaque Russe qui tombe est une victime de Poutine.
La guerre à longue distance : terreur sur les civils
789 drones et 10 missiles en une semaine
Pendant que les soldats s’entretuent au front, la Russie continue de terroriser les civils ukrainiens. Durant la première semaine de 2026, Moscou a lancé 789 drones et 10 missiles contre les villes ukrainiennes. L’Ukraine a abattu 83% des drones et un des missiles. Mais ceux qui passent font des ravages. Le lundi 9 janvier, la guerre a réclamé ses deux premières victimes civiles de l’année : un patient tué lorsqu’un drone russe a frappé un hôpital à Kyiv, et un second civil tué au sud-ouest de la capitale.
Le même jour, la Russie a frappé des centrales de chauffage et d’électricité dans la ville de Kharkiv, au nord. C’est la tactique russe depuis des mois : détruire les infrastructures civiles, plonger les villes dans le froid et l’obscurité, briser le moral de la population. En 2025, la Russie a lancé 54,000 drones d’attaque à longue portée et 1,900 missiles contre l’Ukraine, selon l’ISW. Cinquante-quatre mille. C’est une campagne de terreur systématique.
L’innovation russe : des drones armés de missiles anti-aériens
Et la Russie continue d’innover dans l’horreur. Dimanche dernier, elle a déployé une nouveauté : des drones Shahed équipés de systèmes de défense aérienne portables (MANPADS) conçus pour abattre les avions chasseurs de drones, selon l’expert ukrainien en guerre électronique et radio Serhiy Beskrestnov. « Je demande aux pilotes de l’aviation de l’armée de prendre note de l’émergence d’une nouvelle menace. Ils doivent éviter d’approcher le Shahed en trajectoire frontale », a averti Beskrestnov. Des drones qui chassent les chasseurs de drones. La guerre devient de plus en plus surréaliste.
Il y a quelque chose de profondément pervers dans cette guerre à distance. Poutine ne peut pas gagner sur le champ de bataille, alors il s’en prend aux civils. Il frappe les hôpitaux, les centrales électriques, les immeubles d’habitation. Il essaie de briser l’Ukraine en la privant de chaleur, de lumière, d’espoir. Mais ça ne marche pas. Les Ukrainiens tiennent. Ils reconstruisent. Ils résistent. Et chaque drone russe abattu est une petite victoire, un petit fuck you à Moscou.
La guerre de l'information : mensonges et manipulations
L’affaire de la résidence de Poutine : une manipulation grossière
La guerre ne se joue pas seulement sur le terrain. Elle se joue aussi dans les médias, dans les esprits, dans la perception publique. Le 29 décembre 2025, la Russie a affirmé que l’Ukraine avait tenté de frapper la résidence de Poutine sur les rives du lac Valdai dans la région de Novgorod. Le 1er janvier, le ministère de la Défense russe a déclaré que les données de vol d’un drone abattu le prouvaient. L’audience cible ? Le président américain Donald Trump, que Poutine a appelé personnellement pour lui donner la nouvelle.
Initialement, Trump a déclaré qu’il croyait que l’histoire était vraie. Mais le dimanche 4 janvier, à bord d’Air Force One, il a dit aux journalistes : « Je ne crois pas que cette frappe ait eu lieu. » Même Trump, pourtant pas réputé pour sa méfiance envers Poutine, a fini par voir clair dans le jeu russe. Le Jour de l’An, la Russie a également affirmé que l’Ukraine avait délibérément frappé un bar dans la ville de Khorly à Kherson. L’Ukraine a nié l’attaque.
La préparation de l’escalade : fabriquer des prétextes
« Nous voyons le Kremlin diffuser de nouvelles informations falsifiées pour préparer les audiences russes et étrangères à une nouvelle escalade », a déclaré le Service de renseignement extérieur ukrainien le lendemain. C’est le jeu classique de Moscou : inventer des attaques ukrainiennes contre des cibles civiles ou symboliques russes pour justifier des représailles massives. Créer un narratif de victimisation pour légitimer la terreur. Et espérer que le monde occidental, fatigué de cette guerre, finira par lâcher l’Ukraine.
La guerre de l’information me fascine autant qu’elle me dégoûte. Poutine ment. Tout le temps. Sur tout. Et il le fait avec un aplomb incroyable. Il invente des attaques qui n’ont jamais eu lieu. Il accuse l’Ukraine de crimes qu’il commet lui-même. Et il compte sur la fatigue du public occidental, sur notre capacité d’attention limitée, sur notre envie de passer à autre chose. Mais on ne peut pas passer à autre chose. Pas tant que l’Ukraine se bat. Pas tant que des hommes meurent par milliers chaque jour.
Conclusion
Le point de non-retour approche
Nous sommes à un moment charnière de cette guerre. Les pertes russes atteignent des niveaux insoutenables. 1,030 soldats en 24 heures. 35,000 en décembre. 420,000 en 2025. 1,216,930 au total. Ces chiffres ne sont pas juste des statistiques. Ce sont des vies brisées, des familles détruites, des villages russes qui se vident. Et pour quoi ? Pour 0,8% de territoire ukrainien. Pour des ruines. Pour l’ego d’un homme.
La Russie recrute 34,000 hommes par mois. L’Ukraine en élimine 35,000. Les mathématiques sont implacables. Le réservoir se vide. Et quand il sera vide, Poutine devra faire un choix : mobilisation générale et risque de révolte intérieure, ou accepter la défaite. Pour l’instant, il choisit de continuer à envoyer des hommes mourir. Mais combien de temps encore ? Combien de Murat Mukashev faudra-t-il sacrifier avant que la société russe dise stop ?
Je termine cet article avec un sentiment étrange. De la colère, oui. De la tristesse, énormément. Mais aussi quelque chose qui ressemble à de l’espoir. Parce que ces chiffres, aussi terribles soient-ils, montrent que l’Ukraine est en train de gagner. Lentement. Douloureusement. Au prix de sacrifices immenses. Mais elle gagne. Chaque jour qui passe, la Russie s’affaiblit un peu plus. Chaque jour qui passe, l’Ukraine devient un peu plus forte. Et moi, je regarde ces 1,030 soldats russes éliminés en 24 heures, et je me dis : c’est 1,030 raisons de plus pour lesquelles Poutine finira par perdre. Parce qu’on ne peut pas gagner une guerre quand on perd plus d’hommes qu’on ne peut en recruter. C’est mathématique. C’est inévitable. C’est juste une question de temps.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – « Russia’s war casualty toll in Ukraine up by 1,030 over past day » – 9 janvier 2026 – https://www.ukrinform.net/rubric-ato/4078349-russias-war-casualty-toll-in-ukraine-up-by-1030-over-past-day.html
Ukrainska Pravda – « Russia loses 1,030 soldiers over past day » – 9 janvier 2026 – https://www.pravda.com.ua/eng/news/2026/01/09/8015298/
État-major des forces armées ukrainiennes – Publication Facebook officielle – 9 janvier 2026
Sources secondaires
BBC News – « Russia’s losses in Ukraine rise faster than ever as US pushes for peace deal » par Olga Ivshina – 30 décembre 2025 – https://www.bbc.com/news/articles/c62n922dnw7o
Al Jazeera – « Russian war deaths are rising to unsustainable levels, says Ukraine » par John T Psaropoulos – 8 janvier 2026 – https://www.aljazeera.com/news/2026/1/8/russian-war-fatalities-are-rising-to-unsustainable-levels-says-ukraine
Institute for the Study of War (ISW) – « Russian Offensive Campaign Assessment » – Janvier 2026
Mediazona – Base de données collaborative des pertes russes vérifiées – 2022-2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.