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800 milliards envolés dans les neiges du Groenland : quand l’obsession de Trump sacrifie l’Ukraine sur l’autel de l’Arctique
Crédit: Adobe Stock

Zelensky face à l’impensable

Volodymyr Zelensky a posé un ultimatum. Il ne viendra à Davos que si les documents sur les garanties de sécurité et le plan de prospérité sont prêts à être signés. Une position de principe qui masque mal une frustration grandissante. Le président ukrainien, qui a passé des mois à négocier ce plan, qui a fait des concessions sur l’accès aux ressources minières de son pays, qui a accepté le cadre transactionnel imposé par Washington, se retrouve aujourd’hui le bec dans l’eau. Non pas parce que son dossier était mal ficelé. Mais parce que les États-Unis et l’Europe se déchirent sur une question qui n’a strictement rien à voir avec la guerre en Ukraine.

Un conseiller proche de Kiev résume la situation avec une amertume à peine voilée : « Nous avons besoin de l’unité américano-européenne. Nous avons besoin que l’Amérique et l’Europe soient ensemble et non à la gorge l’une de l’autre. » Cette phrase, prononcée dans les couloirs feutrés de Davos, résonne comme un cri de détresse. L’Ukraine n’est plus le ciment de l’unité occidentale. Elle en est devenue la variable d’ajustement.

Un hiver qui tue dans l’indifférence

Maxim Timchenko, PDG de DTEK, la plus grande entreprise énergétique privée d’Ukraine, décrit une réalité que les salons climatisés de Davos semblent avoir oubliée. « Cet hiver est différent des trois précédents », explique-t-il. « Les stations et sous-stations sont continuellement frappées, il devient de plus en plus difficile de les réparer. Ils tirent tout ce qu’ils ont pour détruire l’infrastructure énergétique — missiles balistiques, missiles de croisière, tous types de drones. » Le résultat ? Des immeubles entiers sans chauffage depuis une semaine. Des familles qui survivent avec des couvertures et des bougies. Des personnes âgées qui meurent de froid dans leur appartement.

Et pendant ce temps, à Davos, on parle du Groenland. On débat de la souveraineté danoise. On s’indigne des menaces tarifaires de Trump. L’Ukraine ? Elle est reléguée à un paragraphe dans les discours d’Ursula von der Leyen et d’António Costa. Un paragraphe. Après quatre ans de guerre. Après des centaines de milliers de morts. Après des villes entières réduites en ruines.

Il y a des moments où ce métier de chroniqueur pèse plus lourd que d’autres. Aujourd’hui est un de ces jours. Je pense à cette mère de Kiev dont j’ai lu le témoignage ce matin. Elle raconte comment elle réchauffe de l’eau sur un réchaud de camping pour que ses enfants puissent se laver. Comment elle a scotché des couvertures aux fenêtres pour garder un peu de chaleur. Comment elle explique à sa fille de sept ans pourquoi il fait si froid, pourquoi il n’y a pas de lumière, pourquoi papa n’est pas là. Et je me demande : est-ce qu’un seul des participants de Davos, dans leurs hôtels cinq étoiles, a pensé à elle ce matin ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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