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Zelensky incarne le courage d’une nation qui refuse de renoncer à sa liberté, affirme la leader de l’opposition biélorusse
Crédit: Adobe Stock

Le soulèvement démocratique qui a changé la donne

Pour comprendre l’importance de cette rencontre entre Tsikhanouskaya et Zelensky, il faut revenir aux événements de 2020 qui ont marqué un tournant dans l’histoire moderne de la Biélorussie. Lorsque Sviatlana Tsikhanouskaya s’est présentée à l’élection présidentielle de cette année-là, peu imaginaient qu’une ancienne professeure d’anglais deviendrait le symbole de la résistance démocratique biélorusse. Son entrée en politique n’était pas le fruit d’une ambition personnelle, mais une nécessité imposée par l’arrestation de son mari, Siarhei Tsikhanouski, blogueur et opposant politique emprisonné pour avoir osé critiquer le régime de Loukachenko.

La campagne électorale de 2020 a révélé l’ampleur du mécontentement populaire envers le régime de Loukachenko, au pouvoir depuis 1994. Les rassemblements de Tsikhanouskaya ont attiré des foules considérables dans tout le pays, démontrant qu’une alternative démocratique était non seulement possible mais désirée par une large partie de la population biélorusse. Les observateurs indépendants estiment que Tsikhanouskaya a remporté l’élection avec une large majorité, mais la fraude électorale massive orchestrée par le régime a donné la « victoire » à Loukachenko. Cette manipulation électorale a déclenché le plus grand mouvement de protestation de l’histoire moderne de la Biélorussie, avec jusqu’à 1,5 million de manifestants dans les rues.

Je me souviens de ces images de 2020. Des centaines de milliers de Biélorusses dans les rues, brandissant des fleurs et des drapeaux blancs et rouges. C’était beau et terrifiant à la fois. Beau parce que c’était la démocratie en marche. Terrifiant parce qu’on savait que la répression allait suivre. Et elle a suivi, impitoyable.

La répression brutale et l’exil forcé

La réponse du régime de Loukachenko aux manifestations pacifiques a été d’une violence inouïe. Les forces de sécurité biélorusses ont procédé à des arrestations massives, torturé des milliers de manifestants et utilisé une force disproportionnée pour disperser les rassemblements. Sviatlana Tsikhanouskaya elle-même a été contrainte à l’exil en Lituanie sous la menace directe, rejoignant ainsi les centaines de milliers de Biélorusses qui ont fui leur pays pour échapper à la répression. Cette vague de répression a été documentée par de nombreuses organisations internationales de défense des droits de l’homme, qui parlent de crimes contre l’humanité.

Depuis son exil en Lituanie, Tsikhanouskaya a transformé sa défaite électorale en victoire diplomatique. Elle a réussi à maintenir l’attention internationale sur la situation en Biélorussie et à obtenir le soutien de nombreux gouvernements occidentaux qui ne reconnaissent plus la légitimité de Loukachenko. Son Cabinet de transition uni, basé à Vilnius, fonctionne comme un gouvernement en exil, préparant l’avenir démocratique de la Biélorussie. Cette structure unique en Europe post-communiste démontre la détermination de l’opposition biélorusse à ne pas abandonner son combat pour la démocratie, malgré l’éloignement forcé de sa patrie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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