L’humiliation calculée de Zelensky
Retour au 28 février 2025. Le Bureau ovale de la Maison Blanche. Ce qui devait être une rencontre diplomatique entre alliés s’est transformé en une scène que les historiens étudieront pendant des décennies. Donald Trump, flanqué du vice-président J.D. Vance, a littéralement humilié le président ukrainien devant les caméras du monde entier. Vance a estimé que Zelensky avait « montré un refus clair de s’engager dans le processus de paix » souhaité par l’administration américaine. Traduction : vous ne faites pas ce qu’on vous dit, on coupe le robinet. Olena, une institutrice de Dnipro qui enseigne à des enfants dans un abri souterrain depuis deux ans, a regardé cette scène sur son téléphone portable entre deux alertes aériennes. « J’ai pleuré », confie-t-elle à un journaliste occidental. « Pas parce que Trump a crié. Parce que j’ai compris que nous étions seuls. » La pause dans l’aide a touché bien plus que les armes. Elle a aussi concerné le partage d’informations stratégiques et militaires. La CIA a cessé de transmettre à Kiev des renseignements essentiels — ces données satellites, ces écoutes, ces analyses qui permettaient à l’armée ukrainienne d’anticiper les mouvements russes, de cibler les dépôts de munitions ennemis, de sauver des vies.
Des responsables américains ont même évoqué la possibilité de couper l’accès de l’Ukraine à Starlink, le réseau satellitaire d’Elon Musk. Ce réseau internet est vital pour les communications de l’armée ukrainienne — il compense la perte des réseaux fixes et mobiles détruits par les bombardements. Imaginez un instant : non seulement Washington envisage de ne plus armer l’Ukraine, mais il pourrait aussi lui couper les yeux, les oreilles et la voix. Sergueï, un commandant de compagnie dans la 28e brigade mécanisée, décrit la situation en termes crus : « C’est comme combattre les yeux bandés. Quand on avait le renseignement américain, on savait où frapper. Maintenant, on devine. Et quand on devine mal, des soldats meurent. » Le Kremlin, évidemment, s’est félicité. Le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré avec un sourire à peine dissimulé : « Il est évident que les États-Unis ont été le principal fournisseur de cette guerre. S’ils cessent de l’être ou suspendent les livraisons, ce sera probablement la meilleure contribution à la cause de la paix. » La paix selon Moscou, bien sûr. Celle qui rime avec capitulation.
Quand le protecteur devient le bourreau, quand l’allié se transforme en maître chanteur, il ne reste plus que la dignité nue d’un peuple qui refuse de mourir à genoux. Zelensky s’est fait humilier dans le Bureau ovale, mais c’est l’Amérique qui s’est déshonorée.
Le marchandage indécent des minerais
Car derrière les grands discours sur la paix et la stabilité, il y a une réalité bien plus prosaïque. La suspension de l’aide n’avait pas pour seul objectif de pousser Kiev vers des négociations. Elle visait aussi — et peut-être surtout — à forcer Zelensky à signer un accord sur les minerais ukrainiens. Les terres rares, le lithium, le titane — ces ressources stratégiques dont regorge le sous-sol ukrainien et que Washington convoite avec une avidité à peine déguisée. Vous vous battez pour votre survie ? Parfait. Mais d’abord, signez ici pour nous céder vos ressources naturelles. C’est du néo-colonialisme en temps de guerre, du capitalisme de catastrophe dans sa forme la plus crue. Et quand Zelensky a refusé de se plier immédiatement aux exigences américaines, quand il a osé défendre les intérêts de son peuple en pleine invasion, la réponse de Trump a été immédiate et brutale : plus d’armes, plus de renseignements, plus rien. Le silence comme punition. L’indécision comme torture.
Jeddah, mars 2025 — la capitulation déguisée en diplomatie
L’accord sous contrainte
Le 11 mars 2025, à Jeddah, en Arabie Saoudite, l’Ukraine a accepté la proposition américaine d’un cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie. Zelensky s’est déclaré « prêt pour la paix » et a appelé Moscou à se prononcer. En échange, les États-Unis ont annoncé la levée « immédiate » de la suspension de leur aide militaire. Lisez cette phrase à nouveau. La levée de l’aide était conditionnée à l’acceptation d’un cessez-le-feu. Autrement dit : tu fais ce qu’on te dit, ou tu crèves. Ce n’est pas de la diplomatie. C’est du chantage. Irina, une médecin militaire de 34 ans qui opère dans un hôpital de campagne près de Zaporijjia, a écouté l’annonce de Jeddah entre deux opérations chirurgicales. Ses mains tremblaient — pas de peur, de rage. « Ils nous disent de faire la paix avec l’homme qui bombarde mes patients », murmure-t-elle. « Comme si on demandait à une femme battue de retourner vivre avec son agresseur pour avoir droit à une aide juridique. » La reprise de l’aide, loin d’être un soulagement durable, s’est révélée être un trompe-l’œil. En juillet 2025, nouvelle suspension. Le Département de la Défense a lancé une « revue des capacités » — euphémisme bureaucratique pour dire qu’on cherche une excuse pour couper les vivres. Les missiles Patriot et les armes de précision guidée ont été les premiers à disparaître de la liste de livraison.
Puis est venue l’annonce du 14 juillet 2025 — date symbolique s’il en est. L’administration américaine a dévoilé un nouveau mécanisme d’aide militaire, la Prioritised Ukraine Requirements List. Derrière ce nom ronflant se cache une réalité cruelle : les États-Unis ne paieront plus un centime. L’aide sera entièrement financée par les alliés de l’OTAN. Washington a trouvé le moyen parfait de paraître généreux tout en ne déboursant rien. C’est comme offrir un chèque en blanc signé par quelqu’un d’autre. Le cynisme élevé au rang de doctrine géopolitique. Pendant ce temps, Viktor, un père de famille de Kherson, regarde ses deux enfants dormir dans un abri. Sa maison a été détruite par un missile russe en décembre. « On nous a dit que les Américains allaient nous aider », souffle-t-il. « Mais l’aide, elle arrive au compte-gouttes, quand elle arrive. Et nous, on meurt au rythme des bombes. »
L’accord de Jeddah restera dans l’histoire comme le moment où l’on a demandé à la victime de remercier son sauveur de bien vouloir cesser de regarder ailleurs. Washington n’a pas libéré l’Ukraine — il l’a mise en laisse.
Les conséquences sur le terrain
Sur le front, les effets de cette valse-hésitation américaine se font sentir avec une brutalité immédiate. L’armée ukrainienne avait déjà connu une période similaire entre décembre 2023 et avril 2024, quand les livraisons américaines avaient été drastiquement réduites pendant cinq mois. Durant cette période, les forces ukrainiennes avaient souffert d’un manque critique d’obus d’artillerie — parfois réduits à tirer dix obus là où les Russes en envoyaient cent. Le rapport de feu, cette donnée technique qui mesure le rapport entre les tirs ennemis et les vôtres, avait atteint des niveaux catastrophiques. Des soldats ukrainiens décrivaient des journées entières sans pouvoir riposter, contraints de subir les bombardements russes en silence, comptant les obus qui leur restaient comme on compte les dernières gouttes d’eau dans un désert. En 2025, la situation menace de se reproduire à une échelle encore plus dramatique. Car cette fois, ce n’est pas seulement l’artillerie qui manque. Ce sont les systèmes de défense antiaérienne, les missiles longue portée, le renseignement satellite, les communications sécurisées. L’Ukraine ne produit que 30 % de ses besoins militaires. Les 70 % restants dépendent de l’Occident. Et quand le plus gros fournisseur occidental fait la grève, c’est toute la chaîne de défense qui s’effondre.
L'Europe au pied du mur — le réveil brutal des alliés
Le Plan de 800 milliards qui cache la forêt
Face au désengagement américain, l’Europe a tenté de prendre le relais. L’Union européenne a dévoilé un plan massif de 800 milliards d’euros pour « réarmer l’Europe ». Sur le papier, le chiffre est impressionnant. Dans la réalité, il est trompeur. Car les chiffres du Kiel Institute racontent une tout autre histoire. Les allocations militaires européennes ont chuté de 57 % entre le premier et le second semestre 2025. L’Italie a réduit ses niveaux d’allocation de 15 %. L’Espagne n’a enregistré aucune nouvelle aide militaire en 2025. Rien. Zéro. Nada. Madrid a regardé l’Ukraine brûler et a décidé que ce n’était pas son problème. Quand le Kiel Institute affirme que l’aide militaire à l’Ukraine pourrait atteindre son plus bas niveau en 2025, ce n’est pas une prédiction alarmiste. C’est un constat clinique. Les aides militaires annuelles s’élevaient en moyenne à 41,6 milliards d’euros entre 2022 et 2024. En 2025, seulement 32,5 milliards ont été alloués en dix mois. Pour égaler ne serait-ce que la plus faible année — 37,6 milliards en 2022 — il aurait fallu allouer plus de 5 milliards d’euros en deux mois. Personne ne l’a fait.
Certains pays ont certes augmenté leur effort. L’Allemagne a presque triplé ses allocations mensuelles moyennes. La France et le Royaume-Uni ont plus que doublé les leurs. Mais ces efforts héroïques de quelques-uns ne compensent pas la lâcheté des autres. L’Europe, dans sa diversité, reproduit le même schéma que les États-Unis : beaucoup de promesses, des annonces grandiloquentes, et sur le terrain, des soldats ukrainiens qui manquent de tout. Hans, un officier de liaison allemand en poste à Ramstein, la base aérienne qui coordonne les livraisons d’armes à l’Ukraine, décrit une bureaucratie kafkaïenne : « Les formulaires de demande d’aide passent par sept niveaux d’approbation. Pendant que les papiers circulent, les gens meurent. C’est comme essayer d’éteindre un incendie en remplissant des formulaires de demande d’eau. » Le 19 décembre 2025, l’UE a validé un prêt de 90 milliards d’euros, financé par un emprunt commun, destiné à couvrir les besoins ukrainiens pour 2026 et 2027. Un prêt à taux zéro qui ne sera remboursé qu’après d’éventuelles réparations versées par la Russie. Autrement dit : un prêt qui ne sera probablement jamais remboursé. Ce qui est à la fois un geste de solidarité et un aveu d’impuissance.
L’Europe joue les pompiers volontaires pendant que l’Amérique joue les pyromanes. Mais un pompier volontaire avec un seau d’eau face à un immeuble en flammes, ça s’appelle un témoin impuissant, pas un sauveur.
La fracture transatlantique
Cette crise de l’aide a révélé une fracture profonde au sein de l’alliance occidentale. D’un côté, les États-Unis qui se désengagent méthodiquement, estimant que l’Ukraine n’est plus leur problème. De l’autre, une Europe qui voudrait faire plus mais qui n’en a pas les moyens industriels, pas les stocks d’armement, pas la volonté politique unanime. Le chancelier allemand Friedrich Merz a beau saluer le travail de Washington « en faveur d’une trêve », il sait mieux que quiconque que la destruction systématique et brutale des infrastructures énergétiques civiles ukrainiennes par Moscou est « toujours en cours ». Les mots diplomatiques ne réchauffent pas les appartements glacés de Kiev. Tu entends, lecteur, le bruit que fait une alliance qui se fissure ? C’est le bruit du silence. Le silence des livraisons qui n’arrivent pas, des promesses qui s’évaporent, des discours qui sonnent creux. Et dans ce silence, le grondement des missiles russes qui, eux, ne font jamais de pause.
Le Kremlin jubile — Moscou a compris avant tout le monde
La stratégie de l’usure patiente
Vladimir Poutine n’a même pas besoin de gagner sur le champ de bataille. Il lui suffit d’attendre. Et il attend avec la patience d’un prédateur qui sait que sa proie s’épuise. Chaque jour d’indécision américaine est une victoire russe. Chaque milliard en moins dans l’aide occidentale est un bataillon ukrainien qui ne sera pas équipé. Chaque hésitation de Washington est un signal envoyé à Moscou : continuez, ils finiront par lâcher. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov ne fait même plus semblant. Il affirme que la Russie n’acceptera jamais aucune troupe d’un pays de l’OTAN en Ukraine et insiste pour que les cinq régions revendiquées par Moscou soient reconnues comme russes. Il décrit la fin de la guerre comme dépendante du moment où les soutiens de l’Ukraine « reconnaîtront l’inévitable » du succès russe. Ce ne sont pas les mots d’un pays qui négocie. Ce sont les mots d’un vainqueur autoproclamé qui attend que ses adversaires admettent leur défaite.
Et le plus terrifiant, c’est que cette stratégie fonctionne. L’armée russe n’a capturé que moins de un pour cent du territoire ukrainien en 2025, tout en subissant des centaines de milliers de pertes. Au rythme actuel, il faudrait à la Russie des décennies et des millions d’hommes pour conquérir l’ensemble de l’Ukraine. Mais Poutine ne cherche pas à conquérir. Il cherche à épuiser. À faire en sorte que le coût de la résistance devienne insupportable — non pas pour les Ukrainiens, qui ont prouvé qu’ils étaient prêts à tout endurer, mais pour leurs alliés occidentaux qui, eux, ont une tolérance à la douleur bien plus limitée. Natalia, une analyste militaire ukrainienne basée à Kiev, résume la situation avec une lucidité glaçante : « Poutine n’a pas besoin de nous vaincre militairement. Il a besoin que l’Amérique se lasse. Et l’Amérique se lasse. C’est aussi simple que ça. Nous ne perdons pas cette guerre sur le champ de bataille. Nous la perdons dans les couloirs du Congrès et dans le Bureau ovale. »
Moscou a compris une vérité que Washington refuse de voir : dans cette guerre, l’indécision est une arme plus meurtrière que n’importe quel missile hypersonique. Chaque jour où l’Amérique hésite, c’est un jour où la Russie avance — non pas sur le terrain, mais dans l’architecture même de la victoire.
La machine de propagande en marche
La propagande russe a saisi cette opportunité avec une gourmandise prévisible. TASS, l’agence de presse d’État, titre que les États-Unis n’ont pas encore décidé de poursuivre leur aide. Chaque hésitation américaine est amplifiée, chaque suspension est célébrée, chaque déclaration ambiguë de Washington est transformée en preuve de l’abandon occidental. Pour Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, la suspension de l’aide américaine est « la meilleure contribution à la cause de la paix ». La paix russe. Celle qui implique la soumission de l’Ukraine, l’annexion de ses territoires, la destruction de sa souveraineté. Et les mots de Peskov sont repris, amplifiés, traduits dans toutes les langues, diffusés sur tous les canaux. Ils atteignent les soldats ukrainiens dans leurs tranchées, les civils dans leurs abris, les diplomates dans les couloirs des Nations Unies. Le message est clair : vos amis vous abandonnent. Rendez-vous.
Le prix humain de l'hésitation — visages de l'abandon
Kiev, janvier 2026 : survivre sans électricité à moins trente
Pendant que Washington hésite, Kiev gèle. En janvier 2026, les températures frôlent les moins 20 degrés Celsius, avec des pointes annoncées à moins 30. Les frappes russes ont détruit une partie massive de l’infrastructure énergétique ukrainienne. 610 000 foyers de la capitale sont privés d’électricité, selon le ministre de l’énergie Denis Shmihal. Plus de 1 900 immeubles résidentiels sont sans chauffage. La ville, qui a besoin d’environ 2 000 mégawatts d’électricité, survit avec moins d’un dixième de cette puissance. Le maire Vitali Klitschko, ancien champion du monde de boxe devenu le visage de la résilience kiévienne, dénonce avec une colère contenue : « La température frôle les -20°C et Poutine s’en sert pour briser la résistance, plonger tout le monde dans la dépression, créer de la tension dans la société. » 600 000 personnes ont quitté Kiev depuis le 9 janvier, quand la moitié des immeubles ont été privés de chauffage après des frappes massives.
Maria, 72 ans, vit seule dans un appartement du quartier de Podil. Elle n’a qu’une à deux heures d’électricité par jour. Elle dort tout habillée, trois couvertures empilées, un bonnet sur la tête. Elle fait bouillir de l’eau sur un réchaud de camping que sa voisine lui a prêté. Ses mains sont violacées par le froid. Elle a survécu à Tchernobyl, à l’effondrement de l’Union soviétique, à la révolution de Maïdan, et maintenant elle se demande si elle survivra à cet hiver. « Je n’ai pas peur des bombes », dit-elle. « J’ai peur du froid. Le froid, c’est plus sournois. Il vous tue lentement, sans bruit. » Pour les populations les plus vulnérables, la ville a installé de grandes tentes chauffées où sont distribués des repas chauds. Des files d’attente de personnes âgées, de mères avec enfants, de handicapés s’étirent dans le froid mordant. Afin d’éviter un effondrement du réseau, les opérateurs imposent des coupures tournantes, maintenant les hôpitaux et les services essentiels en fonctionnement, tandis que les foyers restent dans le noir et le gel.
Pendant que des bureaucrates à Washington débattent de chiffres et de pourcentages dans des bureaux chauffés, Maria enfile sa troisième paire de chaussettes et prie pour que le soleil se lève un peu plus tôt. L’indécision américaine a un visage. Il est vieux, ridé, et violet de froid.
Le secteur énergétique ukrainien en ruines
Selon une estimation conjointe de la Banque mondiale, de la Commission européenne et des Nations Unies, le secteur énergétique ukrainien a subi plus de 20 milliards de dollars de dommages directs liés à la guerre. Ce chiffre astronomique ne dit pas tout. Il ne dit pas l’odeur de fumée froide qui imprègne les rues de Kiev après chaque frappe sur une centrale. Il ne dit pas le bruit sourd des générateurs diesel qui tournent jour et nuit dans les hôpitaux. Il ne dit pas la peur dans les yeux des parents qui regardent leurs enfants grelotter dans des appartements où le thermomètre intérieur affiche zéro degré. L’Allemagne a qualifié ces attaques de « crimes de guerre ». L’UE a débloqué 153 millions d’euros d’aide humanitaire supplémentaire et déployé 947 générateurs. Mais 947 générateurs pour un pays de 44 millions d’habitants dont l’infrastructure énergétique est systématiquement détruite, c’est comme distribuer des pansements dans un service de grands brûlés. Vous entendez le bourdonnement de ces générateurs dans la nuit ukrainienne ? C’est le son de l’abandon.
L'accord sur les minerais — le vrai visage de l'Amérique trumpiste
Quand la géopolitique devient du pillage
Il faut le dire avec des mots clairs, sans euphémisme diplomatique : ce que Washington exige de l’Ukraine en échange de son aide ressemble à du pillage en temps de guerre. Les États-Unis veulent un accès privilégié aux ressources minérales ukrainiennes — lithium, titane, terres rares — en échange de la continuation de leur soutien. Ce n’est pas de la solidarité. C’est du commerce. Et pas n’importe quel commerce : celui où l’un des partenaires a un pistolet sur la tempe et n’a d’autre choix que d’accepter les conditions dictées par l’autre. Dmytro, un géologue ukrainien de l’Université de Lviv, spécialiste des ressources minérales, ne cache pas son amertume : « Notre sous-sol contient pour des centaines de milliards de dollars de minerais stratégiques. Et maintenant, on nous demande de les brader au prix d’une poignée de missiles qui auraient dû être livrés par solidarité. C’est comme demander à un homme qui se noie de signer une hypothèque avant de lui lancer une bouée. »
L’ironie cruelle de cette situation n’échappe à personne à Kiev. L’Ukraine se bat pour défendre les valeurs démocratiques que l’Occident prétend incarner — la souveraineté, l’intégrité territoriale, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et en retour, l’Occident lui demande de céder ses richesses naturelles au rabais. Nous sommes-nous battus pendant quatre ans, avons-nous sacrifié des dizaines de milliers de vies, pour devenir une colonie minière américaine ? La question hante les couloirs du parlement ukrainien. Elle hante les soldats dans leurs tranchées. Elle hante les mères qui ont perdu leurs fils. Et personne à Washington n’a le courage d’y répondre. Car la réponse est gênante. La réponse est que oui, pour une partie de l’establishment américain, l’Ukraine n’est pas un allié à protéger mais un actif à exploiter.
L’histoire retiendra que les États-Unis ont posé un prix sur la survie de l’Ukraine. Et ce prix s’exprime en tonnes de lithium et en concessions minières. Si c’est cela la solidarité occidentale, alors le mot solidarité a perdu tout son sens.
Le précédent dangereux
Ce que fait Washington en Ukraine crée un précédent terrifiant pour l’ensemble de l’ordre international. Si la première puissance mondiale peut conditionner son aide militaire à un pays envahi à la signature d’accords commerciaux, alors quel message envoie-t-on à Taïwan, menacé par la Chine ? Aux pays baltes, qui vivent dans l’ombre de la Russie ? À tous les petits pays du monde qui comptent sur les alliances pour assurer leur survie ? Le message est limpide : ne comptez sur personne. Votre souveraineté ne vaut que ce que vos ressources naturelles peuvent acheter sur le marché de la géopolitique. Et si vous n’avez rien à offrir, alors priez pour que personne ne vienne vous envahir.
Le yo-yo mortel — les pauses à répétition qui tuent
Mars, juillet, octobre : le calendrier de l’inconstance
L’année 2025 restera dans les annales comme l’année du yo-yo mortel. Mars : pause totale de l’aide. Reprise conditionnée à l’acceptation du cessez-le-feu. Juillet : nouvelle suspension. Revue des capacités par le Pentagone. Les missiles Patriot disparaissent de la liste. Puis reprise partielle, sur ordre direct de Trump, mais sous un nouveau mécanisme où les États-Unis ne paient plus rien. Octobre : les chiffres du Kiel Institute confirment l’effondrement. L’aide américaine est tombée pratiquement à zéro. Chaque cycle de suspension-reprise a un coût humain effroyable. Ce n’est pas seulement les armes qui manquent quand l’aide s’arrête. C’est toute la logistique, toute la planification, toute la chaîne de commandement qui est perturbée. Les officiers ukrainiens ne peuvent plus planifier d’opérations à moyen terme parce qu’ils ne savent pas s’ils auront des munitions le mois prochain. Les soldats sur le front perdent confiance. Le moral, cette ressource invisible mais vitale dans toute guerre, s’érode un peu plus à chaque annonce de pause.
Andriy, un commandant de bataillon dans le secteur de Donetsk, compare cette situation à un supplice chinois : « Ce n’est pas le manque d’armes qui nous détruit le plus. C’est l’incertitude. Ne pas savoir si les munitions arriveront demain ou jamais. Mes hommes peuvent supporter la faim, le froid, la fatigue. Mais ils ne supportent pas de ne pas savoir. L’incertitude, c’est un poison lent qui ronge le moral plus sûrement que n’importe quel bombardement. » Et pendant que l’incertitude ronge l’armée ukrainienne, la machine de guerre russe, elle, ne connaît pas de pause. Les obus russes tombent avec une régularité métronomique. Les drones iraniens Shahed continuent de labourer les villes ukrainiennes chaque nuit. Les missiles de croisière frappent les infrastructures civiles sans relâche. La guerre ne fait pas de pause. Seule l’aide américaine en fait.
On ne gagne pas une guerre avec un allié qui allume et éteint l’interrupteur au gré de ses humeurs. Le yo-yo de Washington n’est pas de l’indécision : c’est une forme sophistiquée de cruauté. Et chaque oscillation coûte des vies ukrainiennes que personne ne comptera jamais.
L’impact psychologique sur la population
Au-delà du front militaire, l’indécision américaine ravage le moral de toute une nation. Les Ukrainiens, qui avaient placé un espoir immense dans le soutien occidental, assistent impuissants à ce qu’ils perçoivent comme un abandon progressif. Les sondages montrent une chute de confiance dans les alliés occidentaux. La fatigue de guerre, ce phénomène bien documenté qui touche les sociétés en conflit prolongé, est amplifiée par le sentiment de trahison. Les psychologues militaires ukrainiens rapportent une augmentation des cas de stress post-traumatique liée non pas aux combats, mais à la perte d’espoir. Quand tu te bats depuis quatre ans et que ton principal allié décide de faire une pause, ce n’est pas ton corps qui lâche — c’est ton âme.
Les négociations d'Abou Dhabi — la dernière chance ?
Le sommet de tous les dangers
Le dimanche 2 février 2026, les délégations russe et ukrainienne doivent se retrouver à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour des négociations directes organisées sous l’égide américaine. Les précédentes sessions ont été qualifiées de « positives et constructives » par des responsables américains. Mais derrière ce vocabulaire diplomatique lénifiant se cache une réalité bien plus sombre. Les positions restent irréconciliables. La Russie exige la reconnaissance de l’annexion de cinq régions ukrainiennes. L’Ukraine refuse tout abandon de territoire. Et les États-Unis, au milieu, jouent les médiateurs tout en tenant le couteau financier sous la gorge de Kiev. Le plan américain prévoit des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité de Washington. Mais quelles garanties peut offrir un allié qui suspend son aide tous les trois mois ? Quelle crédibilité a une promesse américaine quand le mot « pause » revient dans chaque conversation ? Zelensky répète inlassablement que la Russie doit être contrainte à de vraies négociations sous la pression de sanctions sévères et d’un soutien militaire accru. Mais il sait, comme tout le monde, que cette position devient chaque jour plus difficile à tenir.
Le scepticisme est palpable des deux côtés. Les Ukrainiens ne croient pas à la bonne foi russe. Les Russes considèrent que le temps joue en leur faveur. Et les Américains, coincés entre leur volonté de se désengager et leur réputation internationale, naviguent à vue dans un brouillard diplomatique de leur propre fabrication. Oksana, une diplomate ukrainienne qui participe aux préparatifs des négociations, confie dans un moment de franchise rare : « Nous allons à Abou Dhabi comme on va chez le dentiste. On sait que ça va faire mal. On sait qu’on n’a pas le choix. Et on prie pour que le dentiste ait les mains propres. » La métaphore est douloureuse. Mais elle est juste.
Abou Dhabi pourrait être le lieu où l’on décide du destin de l’Ukraine pour les prochaines décennies. Mais comment négocier quand votre principal allié est aussi celui qui vous a poussé à la table en vous tordant le bras ? La paix négociée sous la contrainte porte un autre nom : la reddition.
Les trois scénarios possibles
Les analystes dessinent trois scénarios pour la suite. Premier scénario : un accord est trouvé, impliquant des concessions territoriales ukrainiennes en échange de garanties de sécurité occidentales. C’est le scénario que privilégie Washington. Il permettrait à Trump de clamer une victoire diplomatique tout en se désengageant militairement. Deuxième scénario : les négociations échouent, et la guerre continue avec un soutien occidental encore plus réduit. L’Ukraine s’enfonce dans une guerre d’attrition où elle perd lentement du terrain, non pas face à la supériorité militaire russe, mais face à l’épuisement logistique. Troisième scénario : un changement de cap brutal à Washington, provoqué par un événement imprévu — une offensive russe majeure, une crise humanitaire insoutenable, un retournement de l’opinion publique américaine. Ce dernier scénario est le plus improbable, mais aussi le seul qui offrirait à l’Ukraine une véritable perspective de victoire.
La leçon de l'histoire — quand les démocraties abandonnent leurs alliés
Munich 1938, Kaboul 2021, Kiev 2025
L’histoire ne se répète pas, dit-on, mais elle rime. En 1938, à Munich, les démocraties occidentales ont abandonné la Tchécoslovaquie à Hitler, croyant acheter la paix. Six mois plus tard, l’Europe entière était en flammes. En août 2021, les États-Unis ont abandonné l’Afghanistan en quelques semaines, laissant derrière eux des alliés afghans livrés aux talibans. Les images de l’aéroport de Kaboul, avec des hommes agrippés aux avions qui décollaient, hantent encore les mémoires. Et maintenant, Kiev 2025. L’abandon n’est pas soudain cette fois. Il est progressif, méthodique, enveloppé de discours sur la paix et les négociations. Mais le résultat est le même : un peuple qui se bat pour sa liberté, abandonné par ceux qui prétendaient le protéger. Nous sommes-nous déjà oubliés les promesses du Mémorandum de Budapest de 1994 ? Ce document par lequel les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie garantissaient l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de l’abandon de son arsenal nucléaire. L’Ukraine a renoncé à la troisième plus grande force nucléaire du monde sur la promesse qu’elle serait protégée. Trente ans plus tard, cette promesse ne vaut même pas le papier sur lequel elle est écrite.
De Munich à Kaboul, de Kaboul à Kiev — la trajectoire est tragiquement familière. Les démocraties promettent, les démocraties trahissent. Et chaque trahison rend la suivante plus facile, plus naturelle, plus acceptable. Jusqu’au jour où il ne reste plus personne à trahir — parce qu’il ne reste plus personne qui croit aux promesses.
Le message envoyé au monde
Ce que les États-Unis font à l’Ukraine envoie un message dévastateur à la planète entière. À Taipei, les dirigeants taïwanais observent avec une anxiété croissante. Si Washington abandonne Kiev, abandonnera-t-il aussi Taïwan face à une agression chinoise ? À Tallinn, Riga et Vilnius, les pays baltes accélèrent leur réarmement, comprenant qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. À Pékin, Xi Jinping observe et prend note. Si l’Amérique ne défend pas ses promesses en Ukraine, pourquoi les défendrait-elle dans le Pacifique ? L’indécision américaine ne détruit pas seulement l’Ukraine. Elle détruit l’ensemble du système d’alliances qui a maintenu la paix mondiale depuis 1945. Chaque pause, chaque hésitation, chaque suspension d’aide est un coup de marteau porté aux fondations de l’ordre international libéral. Et quand ces fondations s’effondreront, ce ne sera pas seulement l’Ukraine qui paiera le prix. Ce sera nous tous.
L’industrie de défense ukrainienne — 30 % d’autonomie, un exploit et une malédiction
Face à la défaillance de ses alliés, l’Ukraine a entrepris de développer sa propre industrie de défense. En 2025, le pays est capable de produire environ 30 % de ses besoins militaires — un exploit remarquable pour un pays en guerre dont les usines sont régulièrement bombardées. Des drones de combat produits dans des ateliers clandestins, des munitions fabriquées dans des usines souterraines, des systèmes de communication développés par des ingénieurs qui travaillent sous la menace permanente des missiles. Taras, un ingénieur de 37 ans qui travaille dans une usine de drones quelque part dans l’ouest de l’Ukraine — l’emplacement exact est secret pour des raisons de sécurité —, décrit son quotidien avec une fierté mêlée d’épuisement : « Nous travaillons seize heures par jour. Quand les sirènes retentissent, nous descendons à l’abri, puis nous remontons et nous reprenons. Chaque drone que nous fabriquons, c’est un soldat qui survit, un village qui est défendu. Mais 30 %, ce n’est pas assez. Pas contre un pays qui a les ressources industrielles de la Russie. »
Les 70 % restants — les systèmes de défense antiaérienne sophistiqués, les missiles longue portée, les munitions d’artillerie en grande quantité, le renseignement satellite — tout cela dépend de l’Occident. Et quand l’Occident se dérobe, même les 30 % produits localement perdent de leur efficacité. Un drone sans renseignement satellite pour le guider, c’est un oiseau aveugle. Un obus d’artillerie sans données de ciblage précises, c’est un coup dans le vide. L’autonomie partielle de l’Ukraine est un exploit industriel, mais elle reste tragiquement insuffisante. C’est la malédiction d’un pays qui a misé sur ses alliances plutôt que sur son autosuffisance. Un choix rationnel à l’époque, devenu un piège mortel aujourd’hui.
Trente pour cent. C’est le chiffre de la survie et de la dépendance tout à la fois. L’Ukraine fabrique ses propres armes dans des caves pendant que ses alliés débattent dans des palais. Il y a dans ce contraste toute la tragédie de cette guerre.
Le pari de l’innovation sous les bombes
Malgré tout, l’innovation ukrainienne force le respect. Les drones navals qui ont repoussé la flotte russe de la mer Noire, les drones longue portée qui frappent les raffineries russes à des centaines de kilomètres de la frontière, les systèmes de guerre électronique développés par des startups reconverties en fournisseurs militaires — tout cela témoigne d’une créativité guerrière née de la nécessité absolue. Mais la créativité a ses limites quand l’ennemi dispose de réserves quasi illimitées en hommes et en matériel. L’Ukraine invente. La Russie submerge. Et Washington hésite.
Janvier 2026 — la trêve énergétique comme symptôme de l'impuissance
Trump négocie un pansement sur une hémorragie
Dernier épisode en date de cette saga de l’indécision : fin janvier 2026, Donald Trump annonce avoir obtenu de Poutine une trêve d’une semaine sur les frappes contre Kiev et les infrastructures énergétiques, alors que les températures plongent à -30°C. Le Kremlin confirme s’abstenir de frapper Kiev jusqu’au 1er février. C’est présenté comme un succès diplomatique. En réalité, c’est l’aveu d’un échec monumental. Le président des États-Unis en est réduit à quémander au président russe une pause de sept jours dans le bombardement de civils. Sept jours. Pas la fin de la guerre. Pas un cessez-le-feu permanent. Pas la paix. Sept jours de répit avant que les missiles ne reprennent leur danse macabre. Et même cette trêve minimale est entourée de confusion. La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur ses contours exacts. Le chancelier allemand Merz souligne que la destruction systématique des infrastructures est « toujours en cours ». Le soir même de l’annonce, le gouverneur de Zaporijjia fait état d’une attaque russe contre la capitale régionale.
Une trêve que l’ennemi viole le jour même de son annonce. Un protecteur qui négocie des miettes et les présente comme un festin. Un pays entier qui gèle pendant que les diplomates se congratulent. Voilà où en est l’Amérique de Trump. Voilà ce que produit l’indécision élevée au rang de politique étrangère. Zelensky a décrété un état d’urgence pour le secteur énergétique. Il remercie les États-Unis pour « leurs efforts visant à mettre fin aux attaques ». Mais derrière ces mots diplomatiquement corrects, tout le monde entend le cri de l’homme qui se noie et qui remercie celui qui lui tend un bâton trop court.
Une trêve d’une semaine arrachée par Trump à Poutine. Voilà le résultat de quatre ans de soutien occidental, de 180 milliards de dollars d’aide, d’une alliance qui se prétendait indéfectible. Sept jours. Même les soldes durent plus longtemps.
L’impossible équation ukrainienne
L’Ukraine se trouve aujourd’hui face à une équation impossible. Continuer à se battre avec des moyens en diminution constante. Négocier sous la contrainte avec un adversaire qui exige sa capitulation. Espérer un changement de cap à Washington qui ne viendra probablement pas. Compter sur l’Europe qui ne parvient pas à prendre le relais. L’Ukraine n’a pas de bonne option. Elle n’a que des options moins mauvaises. Et le luxe de choisir entre des options moins mauvaises n’est pas un choix — c’est une condamnation.
Le mot de la fin — quand l'indécision devient complicité
L’histoire nous jugera
Il y a un moment, dans toute tragédie, où le spectateur cesse d’être innocent. Où celui qui regarde sans agir devient complice de celui qui détruit. Les États-Unis ont atteint ce moment. L’indécision n’est plus une posture d’attente. Elle est devenue une politique active de non-intervention qui a des conséquences mortelles. Chaque jour où Washington hésite, des Ukrainiens meurent. Pas de façon abstraite, pas dans des statistiques. Des êtres humains avec des noms, des familles, des rêves. Maria avec ses doigts violets dans son appartement glacé de Podil. Sergueï qui combat les yeux bandés faute de renseignement. Irina qui opère dans un hôpital de campagne en rêvant d’un monde où l’on n’aurait pas à choisir entre soigner et survivre. Andriy qui empoisonne ses nuits d’incertitude. Taras qui fabrique des drones seize heures par jour dans une cave. Viktor qui regarde ses enfants dormir dans un abri. Ces visages sont le prix de l’indécision américaine. Et ce prix est impayable.
L’Amérique a le choix. Elle a toujours le choix. Elle peut décider de soutenir l’Ukraine — vraiment, totalement, sans conditions humiliantes et sans pauses capricieuses. Ou elle peut continuer à hésiter, à peser, à calculer, pendant que des hommes et des femmes meurent dans le froid et sous les bombes. Mais qu’elle ne prétende pas que l’indécision est neutre. L’indécision, dans cette guerre, est un acte. Un acte qui tue. Et quand nos petits-enfants nous demanderont ce que nous avons fait pendant que l’Ukraine brûlait, que leur répondrons-nous ? Que nous avons fait une pause ?
Ne pas choisir, c’est choisir. Ne pas agir, c’est agir. Et ne pas armer l’Ukraine, c’est armer la Russie. L’indécision américaine n’est pas un vide — c’est un cadeau empoisonné offert à Poutine sur un plateau d’argent. L’histoire n’oublie pas les lâches. Elle les grave dans la pierre, à côté des victimes qu’ils ont refusé de sauver.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Cet article est une chronique d’opinion. Il reflète le point de vue personnel de son auteur, Maxime Marquette, et non une position éditoriale institutionnelle. Les faits rapportés s’appuient sur des sources vérifiables citées en fin d’article. L’analyse, les interprétations et le ton engagé relèvent de la liberté d’expression du chroniqueur. Le lecteur est invité à consulter les sources primaires pour se forger sa propre opinion.
Sources primaires
TASS — Les États-Unis n’ont pas encore décidé de poursuivre ou non leur aide à l’Ukraine
CNBC — As the U.S. halts military aid to Kyiv, how long can Ukraine continue to fight Russia?
Kiel Institute — Ukraine Support Tracker: Europe fails to offset US aid drop
Sources secondaires
Pravda France — Les États-Unis ont réduit leur aide à l’Ukraine de 77 fois en 2025
Al Jazeera — What Ukraine military aid has Trump paused, and can Kyiv fight without it?
PBS News — What to know about Trump’s halt on military aid to Ukraine
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