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CHRONIQUE : L’Ukraine suspendue au bon vouloir de Washington — quand l’indécision américaine devient une arme de destruction
Crédit: Adobe Stock

L’humiliation calculée de Zelensky

Retour au 28 février 2025. Le Bureau ovale de la Maison Blanche. Ce qui devait être une rencontre diplomatique entre alliés s’est transformé en une scène que les historiens étudieront pendant des décennies. Donald Trump, flanqué du vice-président J.D. Vance, a littéralement humilié le président ukrainien devant les caméras du monde entier. Vance a estimé que Zelensky avait « montré un refus clair de s’engager dans le processus de paix » souhaité par l’administration américaine. Traduction : vous ne faites pas ce qu’on vous dit, on coupe le robinet. Olena, une institutrice de Dnipro qui enseigne à des enfants dans un abri souterrain depuis deux ans, a regardé cette scène sur son téléphone portable entre deux alertes aériennes. « J’ai pleuré », confie-t-elle à un journaliste occidental. « Pas parce que Trump a crié. Parce que j’ai compris que nous étions seuls. » La pause dans l’aide a touché bien plus que les armes. Elle a aussi concerné le partage d’informations stratégiques et militaires. La CIA a cessé de transmettre à Kiev des renseignements essentiels — ces données satellites, ces écoutes, ces analyses qui permettaient à l’armée ukrainienne d’anticiper les mouvements russes, de cibler les dépôts de munitions ennemis, de sauver des vies.

Des responsables américains ont même évoqué la possibilité de couper l’accès de l’Ukraine à Starlink, le réseau satellitaire d’Elon Musk. Ce réseau internet est vital pour les communications de l’armée ukrainienne — il compense la perte des réseaux fixes et mobiles détruits par les bombardements. Imaginez un instant : non seulement Washington envisage de ne plus armer l’Ukraine, mais il pourrait aussi lui couper les yeux, les oreilles et la voix. Sergueï, un commandant de compagnie dans la 28e brigade mécanisée, décrit la situation en termes crus : « C’est comme combattre les yeux bandés. Quand on avait le renseignement américain, on savait où frapper. Maintenant, on devine. Et quand on devine mal, des soldats meurent. » Le Kremlin, évidemment, s’est félicité. Le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré avec un sourire à peine dissimulé : « Il est évident que les États-Unis ont été le principal fournisseur de cette guerre. S’ils cessent de l’être ou suspendent les livraisons, ce sera probablement la meilleure contribution à la cause de la paix. » La paix selon Moscou, bien sûr. Celle qui rime avec capitulation.

Quand le protecteur devient le bourreau, quand l’allié se transforme en maître chanteur, il ne reste plus que la dignité nue d’un peuple qui refuse de mourir à genoux. Zelensky s’est fait humilier dans le Bureau ovale, mais c’est l’Amérique qui s’est déshonorée.

Le marchandage indécent des minerais

Car derrière les grands discours sur la paix et la stabilité, il y a une réalité bien plus prosaïque. La suspension de l’aide n’avait pas pour seul objectif de pousser Kiev vers des négociations. Elle visait aussi — et peut-être surtout — à forcer Zelensky à signer un accord sur les minerais ukrainiens. Les terres rares, le lithium, le titane — ces ressources stratégiques dont regorge le sous-sol ukrainien et que Washington convoite avec une avidité à peine déguisée. Vous vous battez pour votre survie ? Parfait. Mais d’abord, signez ici pour nous céder vos ressources naturelles. C’est du néo-colonialisme en temps de guerre, du capitalisme de catastrophe dans sa forme la plus crue. Et quand Zelensky a refusé de se plier immédiatement aux exigences américaines, quand il a osé défendre les intérêts de son peuple en pleine invasion, la réponse de Trump a été immédiate et brutale : plus d’armes, plus de renseignements, plus rien. Le silence comme punition. L’indécision comme torture.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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