Skip to content
ÉDITORIAL : 1 090 soldats russes en une journée — le prix sanglant d’une guerre sans fin
Crédit: Adobe Stock

L’enfer d’Avdiivka : 40 000 morts pour une ville

Prenez Avdiivka. Une ville ukrainienne, sans importance stratégique majeure. Pourtant, pour la conquérir, la Russie a engagé 120 000 soldats. Résultat ? 40 000 morts ou blessés à vie. Un tiers de l’effectif. Un tiers. Imaginez : un soldat sur trois envoyé à Avdiivka n’en est jamais revenu. Et pour quoi ? Pour une ville en ruines, un symbole vide, une victoire Pyrrhique qui ne change rien à l’équilibre du conflit. Mais Poutine s’en fiche. Pour lui, ces hommes ne sont que des pions. Des nombres sur une feuille de calcul. Des ressources humaines à consommer jusqu’à la dernière.

Les témoignages des soldats russes rescapés sont glaçants. Ils parlent de « vagues de chair », d’hommes envoyés en avant sans armes lourdes, sans appui aérien, sans aucune chance de survie. Certains, blessés, sont renvoyés au combat. D’autres, à peine sortis de l’hôpital, sont jetés dans de nouveaux assauts. La Russie n’a plus d’armée. Elle a une machine à broyer des vies. Une machine qui tourne, jour après jour, sans état d’âme, sans pitié, sans limite.

Il y a des moments où les mots manquent. Où l’on se demande comment décrire l’indescriptible. Comment expliquer que, en 2026, un pays puisse encore utiliser des tactiques dignes de la Première Guerre mondiale ? Comment dire l’horreur de ces hommes, souvent jeunes, souvent pauvres, envoyés à la mort comme du bétail ? Je pense à ces mères russes qui reçoivent un cercueil fermé, sans même savoir où leur fils est mort. Je pense à ces pères qui signent des contrats pour de l’argent, sans réaliser qu’ils signent leur arrêt de mort. Et je me demande : où est l’humanité ? Où est la dignité ? Où est la limite ?

L’équipement : un gaspillage sans précédent

Mais ce n’est pas seulement les hommes que la Russie sacrifie. C’est aussi son équipement. 11 000 chars détruits. 20 000 véhicules blindés. 50 000 camions et citernes. Des milliards de dollars de matériel réduit en ferraille. La Russie produisait autrefois 200 chars par an. Aujourd’hui, elle en perd 200 par mois. Ses stocks de missiles de croisière fondent comme neige au soleil. Ses avions, ses hélicoptères, ses systèmes de défense aérienne sont abattus les uns après les autres. Pourtant, Poutine continue. Il puise dans les réserves. Il achète à l’Iran, à la Corée du Nord, à quiconque veut lui vendre des armes. Il vide ses entrepôts. Il sacrifie son avenir militaire pour une guerre qu’il ne peut pas gagner.

Et pendant ce temps, l’Ukraine résiste. Avec des drones à 2 000 dollars, elle détruit des radars à 24 millions. Avec des tactiques innovantes, elle repousse des assauts dix fois supérieurs en nombre. Avec un courage qui force l’admiration, elle tient tête à l’une des plus grandes armées du monde. Mais à quel prix ? Chaque victoire ukrainienne se paie en sang. Chaque bilan russe est une tragédie humaine. Et chaque jour qui passe creuse un peu plus le fossé entre les deux pays.

Je me souviens d’une image : un char russe brûlé, abandonné dans un champ ukrainien. À côté, le corps d’un soldat, à moitié sorti de la tourelle. On ne sait pas s’il a essayé de fuir ou s’il a été pris au piège. Mais cette image, c’est toute la guerre. Une machine détruite. Une vie perdue. Et personne pour pleurer. Juste le vent qui souffle sur les décombres. Juste le silence qui s’installe. Juste l’oubli qui commence.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu