Le plan soviétique, version XXIe siècle
La Russie de Poutine n’a rien inventé. Elle a simplement recyclé le manuel soviétique : épuiser l’ennemi, diviser ses alliés, et frapper là où ça fait mal. En 1941, Staline affamait l’Ukraine. En 2026, Poutine gèle ses villes. La méthode est la même : briser la résistance par la souffrance. Sauf qu’aujourd’hui, le monde a les moyens de voir. Et pourtant, il ferme les yeux.
Les négociations actuelles ? Une farce. La Russie exige la totalité du Donbass, y compris les territoires qu’elle n’a même pas encore conquis. Elle veut une « zone économique libre » sous son contrôle, une façon polie de dire : « Nous garderons ce que nous avons volé, et vous nous donnerez le reste ». Et pendant ce temps, les missiles continuent de tomber. 111 drones et un missile balistique la nuit dernière. 15 morts à Dnipro, où un bus de mineurs a été réduit en cendres. Une maternité bombardée à Zaporijjia, où des femmes enceintes ont dû fuir sous les décombres.
Je me souviens d’une phrase de Volodymyr Zelensky, il y a quelques mois : « Ils veulent nous faire plier. Mais nous sommes comme l’herbe sous la neige : on nous écrase, on nous piétine, et pourtant, au printemps, nous repoussons. » Sauf que le printemps est encore loin. Et chaque jour qui passe, chaque « pause » bidon, chaque « négociation » stérile, c’est un peu plus de cette résistance qui s’épuise. Un peu plus de cette lumière qui s’éteint. Et nous, nous regardons. Nous commentons. Nous « négocions ». Comme si notre indifférence n’était pas aussi criminelle que leurs bombes.
L’Occident, complice par passivité
L’Europe et les États-Unis jouent un double jeu. D’un côté, ils envoient des armes, des promesses, des « soutiens indéfectibles ». De l’autre, ils pressent l’Ukraine d’accepter des compromis territoriaux, de « geler » le conflit, de « trouver une issue diplomatique ». Comme si on pouvait négocier avec un pyromane pendant qu’il met le feu à votre maison. Comme si on pouvait discuter des limites de son jardin pendant qu’il bombarde votre salon.
Pire : certains, comme Donald Trump, osent dire que c’est l’Ukraine qui « bloque la paix ». L’Ukraine, qui se bat seule depuis quatre ans. L’Ukraine, dont les villes sont réduites en cendres. L’Ukraine, dont les enfants gèlent dans le noir. L’Ukraine, qui n’a même pas le droit de frapper les raffineries russes qui financent la guerre, de peur de « provoquer » Poutine. L’Ukraine, à qui on demande de céder des territoires pour « apaiser » un agresseur qui, depuis 2014, n’a jamais respecté un seul accord.
Et pendant ce temps, la Russie avance. Elle encercle Myrnohrad, une ville stratégique. Elle prépare une offensive sur Kharkiv. Elle recrute des mercenaires, même parmi les adolescents. Elle se prépare à une guerre longue, parce qu’elle sait une chose : l’Occident a déjà lâché l’Ukraine.
Le froid comme arme de guerre : quand la survie devient un acte de résistance
Kyiv dans le noir : le quotidien de l’horreur
À Kyiv, les gens font la queue pendant des heures pour un bol de soupe chaude. Les hôpitaux fonctionnent avec des générateurs de fortune. Les écoles sont fermées. Les métros, arrêts. Les rues, désertes. Le froid tue. Pas seulement parce que les températures chutent à -30°C. Mais parce que la Russie a méthodiquement détruit le réseau électrique ukrainien. Parce que chaque centrale touchée, c’est des milliers de foyers plongés dans le noir. Parce que chaque missile qui tombe, c’est un peu plus d’humanité qui s’éteint.
Et pourtant, les Ukrainiens résistent. Ils s’entraident. Ils partagent leurs dernières bougies, leurs dernières couvertures, leurs derniers morceaux de pain. Ils dansent sur la glace du Dniepr, gelé par le vent sibérien. Ils allument des feux de camp dans les parcs, ils chantent, ils rient. Ils refusent de se soumettre. Même quand le monde semble les avoir oubliés.
J’ai vu une photo, hier. Une mère et son enfant, assis devant un feu de fortune dans un parc de Kyiv. L’enfant, emmitouflé dans une couverture, souriait. La mère, les yeux cernés, serrait contre elle une tasse de thé fumant. Et j’ai pensé : « Voici ce que Poutine ne comprendra jamais. Voici ce que nos compromis, nos négociations, nos « pauses humanitaires » ne pourront jamais briser. L’humanité, même dans l’horreur, trouve toujours un moyen de résister. Même quand tout est gelé, même quand tout est noir, il reste cette étincelle. Et c’est ça, la vraie victoire de l’Ukraine. Pas sur le champ de bataille. Dans le cœur des gens. »
Les visages derrière les chiffres
Albina Sokur, 35 ans, mère de six enfants. Elle n’a pas eu de chauffage depuis trois semaines. Elle vient de Donetsk, une ville que la Russie a occupée en 2014. Elle sait ce que signifie « vivre sous le joug russe ». Et pourtant, elle refuse de partir. « Je veux que mes enfants grandissent libres », dit-elle. Serhii Kupov, 57 ans, attend devant un distributeur de soupe avec ses amis. Il ne croit pas aux négociations. « Poutine ne veut pas la paix. Il veut nous détruire. Point. » Tymur, six ans, joue avec un morceau de glace dans les rues de Kyiv. Il ne comprend pas pourquoi il fait si froid chez lui. Il ne comprend pas pourquoi sa mère pleure quand elle regarde les informations.
Ce sont eux, les vrais héros de cette guerre. Pas les diplomates à Abu Dhabi. Pas les généraux dans leurs bunkers. Eux. Ceux qui, chaque jour, choisissent de se lever. De résister. De survivre. Malgré tout.
Les négociations : un théâtre d’ombres où l’Ukraine est seule
Le piège des « compromis »
On parle de « compromis ». On parle de « zones économiques libres ». On parle de « geler le conflit ». Mais de quoi parle-t-on, vraiment ? De céder des territoires. De reconnaître l’annexion de la Crimée, du Donbass, de Zaporijjia. De laisser la Russie garder ce qu’elle a volé, en échange d’une promesse de paix qui ne durera que jusqu’à la prochaine offensive.
Volodymyr Zelensky l’a dit clairement : « Nous sommes prêts à des compromis qui mènent à une vraie fin de la guerre. Mais pas à ceux qui remettent en cause notre intégrité territoriale. » Pas à ceux qui signeraient l’arrêt de mort de l’Ukraine. Pourtant, on continue de lui demander de plier. De céder. D’accepter l’inacceptable.
Et pendant ce temps, la Russie avance ses pions. Elle négocie avec les États-Unis des « zones économiques libres » qui, en réalité, seraient des bases russes déguisées. Elle exige que l’Ukraine renonce à frapper les raffineries qui financent sa guerre. Elle veut un cessez-le-feu unilatéral : l’Ukraine arrête de se défendre, la Russie continue d’avancer.
Je me souviens d’une phrase de Churchill : « Un homme qui négocie avec un tigre finit dans son ventre. » Aujourd’hui, l’Ukraine est le tigre. Non, pire : l’Ukraine est la gazelle, et le monde lui demande de négocier avec le lion. « Donne-lui une patte, peut-être qu’il te laissera vivre. » Sauf que le lion, lui, veut tout. Et il n’a jamais tenu parole. Alors à quoi bon négocier ? À quoi bon discuter de « zones économiques libres » quand, demain, ces zones seront des bases militaires russes ? À quoi bon parler de « paix » quand, chaque jour, des enfants meurent ?
L’Amérique de Trump : entre pression et abandon
L’administration Trump joue un jeu dangereux. D’un côté, elle prétend vouloir la paix. De l’autre, elle menace de couper l’accès à Starlink si l’Ukraine refuse de céder ses ressources minières. Elle exige 50 % des droits miniers ukrainiens en échange de garanties de sécurité. C’est du chantage. Pas de la diplomatie.
Et pendant ce temps, les armes se font rares. Les missiles Patriot manquent. Les F-16 promis n’arrivent pas. Les sanctions contre la Russie sont contournées par la Chine et l’Inde. L’Ukraine est seule. Et le monde, une fois de plus, regarde ailleurs.
Le vrai visage de la Russie : un empire qui ne sait que détruire
La continuité soviétique
La Russie de Poutine n’est pas un État. C’est un empire. Un empire qui ne sait grandir que par la destruction. Qui ne sait exister que par la peur. Qui ne sait négocier que par la menace. Depuis l’URSS, rien n’a changé. Les méthodes sont les mêmes : affamer, geler, bombarder, diviser. Les cibles sont les mêmes : les civils, les hôpitaux, les écoles, les centrales électriques. Les mensonges sont les mêmes : « dénazification », « protection des russophones », « paix ».
Et pourtant, on continue de croire que Poutine peut être un partenaire. On continue de lui tendre la main, alors qu’il ne sait que la mordre. On continue de parler de « compromis », alors qu’il ne comprend que la soumission. La Russie ne changera pas. Pas tant que Poutine sera au pouvoir. Pas tant que son régime tiendra sur la peur et la corruption. Pas tant que le monde lui permettra de continuer.
Il y a des jours où je me demande : « À quel moment avons-nous décidé que c’était acceptable ? » À quel moment avons-nous accepté que des enfants gèlent dans le noir ? À quel moment avons-nous accepté que des maternités soient bombardées ? À quel moment avons-nous accepté que la parole d’un dictateur vaille plus que la vie de millions de gens ? Et surtout : à quel moment allons-nous enfin dire « assez » ?
L’Ukraine, dernier rempart de l’Europe
L’Ukraine ne se bat pas seulement pour elle-même. Elle se bat pour nous tous. Pour l’Europe. Pour la démocratie. Pour le droit de vivre libre. Si l’Ukraine tombe, qui sera le prochain ? La Moldavie ? Les pays baltes ? La Pologne ? Poutine ne s’arrêtera pas. Il n’a jamais caché ses ambitions impériales. Il a toujours dit qu’il voulait « restaurer la grandeur de la Russie ». Et pour lui, cette grandeur passe par la destruction de ses voisins.
Alors oui, l’Ukraine résiste. Oui, elle se bat. Oui, elle refuse de plier. Mais jusqu’à quand pourra-t-elle tenir seule ? Jusqu’à quand le monde continuera-t-il de regarder, de commenter, de « négocier », pendant que des vies s’éteignent ?
Et maintenant ? Le choix qui nous définit
L’illusion de la « paix »
On nous parle de « paix ». Mais quelle paix ? Celle qui laisse la Russie garder ce qu’elle a volé ? Celle qui abandonne des millions d’Ukrainiens sous l’occupation ? Celle qui récompense l’agresseur et punit la victime ? Non. Cette paix-là n’est qu’un armistice. Une trêve avant la prochaine guerre. Une capitulation déguisée.
La vraie paix, c’est celle qui rendet la Crimée à l’Ukraine. Celle qui chasse les Russes du Donbass. Celle qui garantit la sécurité de Kyiv. Celle qui punit les crimes de guerre. Celle qui empêche Poutine de recommencer. Tout le reste n’est que trahison.
Je me souviens d’une autre guerre. D’un autre hiver. 1941. Stalingrad. Les Allemands gelaient. Les Russes résistaient. Et le monde, une fois de plus, regardait. Aujourd’hui, c’est l’Ukraine qui gèle. Qui résiste. Qui se bat. Et le monde ? Il négocie. Il tergiverse. Il cherche des « compromis ». Comme si on pouvait négocier avec le mal. Comme si on pouvait trouver un terrain d’entente avec ceux qui bombardent les maternités. Comme si on pouvait partager la liberté. Non. Il y a des choses qui ne se négocient pas. La dignité en fait partie.
Ce que nous devons faire
Il est temps d’arrêter de jouer. Il est temps d’arrêter de négocier avec un régime qui ne comprend que la force. Il est temps de donner à l’Ukraine tout ce dont elle a besoin pour gagner. Les F-16. Les missiles Patriot. Les sanctions totales contre la Russie. Une alliance militaire claire. Une garantie de sécurité inconditionnelle.
Il est temps de cesser de parler de « compromis territoriaux ». L’Ukraine a le droit d’exister dans ses frontières de 1991. Point. Il est temps de dire à Poutine que le monde ne tolérera plus ses crimes. Qu’il devra rendre des comptes. Qu’il paiera pour chaque vie qu’il a brisée.
Il est temps de se souvenir que l’Ukraine n’est pas un pion sur un échiquier. C’est un pays. Avec des gens. Des familles. Des enfants. Des rêves. Des vies. Et ces vies valent plus que tous les « compromis » du monde.
Conclusion : Le silence des innocents et le cri de l’Ukraine
Ce que l’histoire retiendra
Un jour, cette guerre sera finie. Un jour, les livres d’histoire raconteront ces 1 438 jours de résistance. Ils parleront des batailles, des négociations, des trahisons. Mais surtout, ils parleront des visages. Ceux d’Albina, de Serhii, de Tymur. Ceux des mères qui ont perdu leurs enfants. Ceux des enfants qui ont grandi dans le noir. Ceux des soldats qui ont donné leur vie pour un pays qui refusait de mourir.
Et ils parleront aussi de nous. De notre silence. De nos compromis. De nos « pauses humanitaires » bidon. De notre lâcheté. Parce que l’histoire ne retient pas seulement ce que font les tyrans. Elle retient aussi ce que font ceux qui les laissent faire.
Je me souviens d’une phrase de Vasyl Stus, poète ukrainien mort dans un goulag soviétique : « La liberté, c’est quand tu n’as pas peur de dire à voix haute ce que tu penses tout bas. » Aujourd’hui, l’Ukraine crie sa liberté. Elle la crie dans le froid, sous les bombes, dans le noir. Et nous ? Nous chuchotons. Nous tergiversons. Nous « négocions ». Comme si la liberté se partageait. Comme si la dignité se monnayait. Comme si la vie des autres valait moins que notre confort. Un jour, nos enfants nous demanderont : « Qu’avez-vous fait quand l’Ukraine brûlait ? » Et nous, que leur répondrons-nous ?
Le dernier mot
Il est moins 20 degrés à Kyiv ce soir. Demain, il fera encore plus froid. Et après-demain. Et les jours d’après. La Russie ne s’arrêtera pas. Pas tant qu’elle n’aura pas obtenu ce qu’elle veut. Pas tant que le monde ne lui aura pas dit non. Pas tant que nous n’aurons pas choisi, une fois pour toutes, de quel côté nous sommes.
Alors oui, parlons de paix. Mais parlons de la vraie paix. Celle qui ne se construit pas sur des tombes. Celle qui ne se négocie pas avec le sang des innocents. Celle qui ne s’achète pas au prix de la liberté. Parlons de la paix qui vient quand le mal est vaincu. Pas quand on lui tend l’autre joue.
Parce que sinon, ces 1 438 jours ne seront qu’un prélude. Et la prochaine fois, ce ne sera pas seulement l’Ukraine qui gèlera. Ce sera nous tous.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires :
Euromaidan Press – Russo-Ukrainian war, day 1438: Russia’s negotiation playbook unchanged since Soviet era – 31 janvier 2026
Associated Press – Power outages hit Ukraine and Moldova as Kyiv struggles against the winter cold – 31 janvier 2026
Associated Press – Trump claims Putin agreed to temporary halt in energy attacks on Ukraine, but terms are unclear – 30 janvier 2026
Sources secondaires :
Euromaidan Press – Russo-Ukrainian war, day 1423: War outlasts Soviet WWII fight as Ukraine’s grid collapses under Russian strikes – 16 janvier 2026
Euromaidan Press – Russo-Ukrainian war, day 1424: Russia is encircling strategic city of Myrnohrad from all four directions – 18 janvier 2026
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.