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CHRONIQUE : Dans la cuisine du diable — Le jour où Epstein a ri
Crédit: Adobe Stock

Ce que montre la vidéo

La vidéo en question a été rendue publique en février 2026, dans le cadre de la publication massive de documents liés à l’affaire Epstein. Elle montre Epstein dans la cuisine de sa résidence sur Little Saint James. Il est entouré de plusieurs jeunes femmes. Leurs visages sont floutés, mais pas leurs gestes. Pas leur peur. Pas leur tentative désespérée de s’échapper. Epstein, lui, rit. Il court après elles. Il saute sur le comptoir. Il redescend. Il rit encore. Comme si tout cela n’était qu’un jeu. Comme si ces jeunes femmes n’étaient que des proies à traquer. À attraper. À briser.

Ce qui frappe, dans cette vidéo, c’est l’atmosphère. L’atmosphère de normalité. Comme si ce qui se passait était parfaitement naturel. Comme si traquer des jeunes femmes dans une cuisine était une activité banale. Une blague. Un divertissement. Et c’est ça, peut-être, qui est le plus terrifiant. Parce que cette vidéo ne montre pas seulement un prédateur en action. Elle montre un système. Un système où les victimes sont déshumanisées. Où leur souffrance est niée. Où leur peur est tournée en dérision. Où les puissants peuvent tout se permettre, parce qu’ils savent qu’ils ne seront jamais tenus responsables.

Je me souviens de la première fois où j’ai vu cette vidéo. J’étais seul dans mon bureau. Il était tard. Très tard. Et quand j’ai vu Epstein rire, j’ai senti quelque chose se briser en moi. Pas de la colère. Pas de la tristesse. Juste une sensation de vide. De désespoir. Parce que ce rire, c’est le rire de l’impunité. Le rire de ceux qui savent qu’ils peuvent tout se permettre. Qui savent qu’ils ne seront jamais punis. Qui savent que, même après leur mort, leur héritage de souffrance continuera de hanter leurs victimes. Et ça, c’est une pensée qui me glace le sang. Parce que ça signifie que, quelque part, il y a des hommes qui rient encore. Qui continuent de se cacher. Qui continuent de nier. Qui continuent de vivre comme si de rien n’était. Pendant que leurs victimes, elles, tentent désespérément de reconstruire ce qui a été détruit.

Ce que la vidéo ne montre pas

Mais cette vidéo, aussi horrible soit-elle, ne montre pas tout. Elle ne montre pas les chambres. Les lits. Les caméras cachées. Les cris étouffés. Les larmes séchées. Elle ne montre pas les jeunes filles qui, après avoir été abusées, étaient forcées de recruter d’autres victimes. Qui étaient menacées. Manipulées. Qui vivaient dans la terreur permanente. Elle ne montre pas les puissants qui venaient sur cette île. Qui participaient à ces « fêtes ». Qui fermaient les yeux. Qui détournent encore le regard aujourd’hui.

Elle ne montre pas non plus les complices. Ceux qui ont permis à Epstein d’agir en toute impunité. Ceux qui, dans les couloirs du pouvoir, ont étouffé les enquêtes. Qui ont protégé Epstein. Qui ont veillé à ce que rien ne filtre. Qui, aujourd’hui, continuent de nier. De mentir. De se cacher. Elle ne montre pas les victimes qui, aujourd’hui, tentent de reconstruire leurs vies. Qui luttent contre les cauchemars. Les crises d’angoisse. La honte. Qui tentent de trouver un sens à leur souffrance. Un sens à leur combat.

Et surtout, elle ne montre pas l’après. Elle ne montre pas les vies brisées. Les familles détruites. Les rêves anéantis. Elle ne montre pas le silence. Ce silence assourdissant qui entoure encore cette affaire. Ce silence qui protège les coupables. Qui étouffe les victimes. Qui permet aux puissants de continuer à rire. À se moquer. À nier.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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