Skip to content
ÉDITORIAL : Quand Epstein, Barak et Palantir tissent l’ombre d’un monde sans loi
Crédit: Adobe Stock

L’arme secrète de l’apartheid et de la guerre

Palantir n’est pas une entreprise comme les autres. Spécialisée dans l’analyse de données massives et l’intelligence artificielle, elle a été fondée en 2003 par Peter Thiel — un milliardaire libertarien, proche de la droite radicale américaine, et un des rares à avoir ouvertement soutenu Donald Trump en 2016. Dès 2015, Palantir ouvre un siège à Tel Aviv. Depuis, elle est devenue un acteur incontournable des opérations militaires israéliennes, notamment dans les territoires palestiniens occupés et au Liban.

En octobre 2023, alors que la guerre à Gaza fait rage, Palantir annonce dans une lettre aux actionnaires son « soutien indéfectible à Israël ». Moins d’un an plus tard, en septembre 2024, son logiciel est utilisé pour orchestrer une attaque d’une cruauté inouïe : des pagers piégés, distribués à des membres du Hezbollah et à des civils libanais, explosent simultanément, tuant 42 personnes et en blessant des milliers. Les dispositifs, conçus pour vibrer et afficher des messages d’erreur avant de détoner, ont attiré leurs victimes dans un piège mortel. Des experts de l’ONU qualifient ces attaques de « violation terrifiante du droit international ». Pourtant, en Israël, on célèbre. On plaisante. Comme si la vie humaine n’était qu’un détail dans une stratégie militaire.


Je me souviens de cette image : des pagers explosés, des mains arrachées, des visages défigurés. Des civils. Des pères. Des mères. Des enfants. Et quelque part, dans un bureau climatisé, des ingénieurs de Palantir, des généraux israéliens, des hommes comme Thiel ou Barak, regardent des écrans, analysent des données, décident qui vivra et qui mourra. Ils appellent ça de la « guerre moderne ». Moi, j’appelle ça un crime contre l’humanité. Quand la technologie devient une arme de destruction massive, quand elle permet de tuer à distance, sans voir le sang, sans entendre les cris… elle ne nous rend pas plus forts. Elle nous rend moins humains.

L’IA et l’automatisation de la mort

Palantir ne se contente pas de fournir des logiciels. Elle offre une plateforme d’intelligence artificielle qui permet une intégration en temps réel des données de bataille, une prédiction des cibles, et une automatisation des décisions militaires. Selon un rapport de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU, Palantir aurait fourni à Israël des outils de police prédictive, des infrastructures de défense, et des systèmes de ciblage automatisé. Des systèmes qui, selon elle, « permettent des décisions de vie ou de mort sans intervention humaine significative ».

En d’autres termes, Palantir aide Israël à tuer plus vite, plus précisément, et sans remords. Lors de l’opération « Grim Beeper » en 2024, des centaines de combattants du Hezbollah — et des civils — ont été mutilés ou tués par des dispositifs de communication piégés. Des ingénieurs de Palantir ont même été dépêchés depuis Londres pour aider à la mise en œuvre de ces technologies. Tout cela, alors que l’entreprise continue de se présenter comme un acteur « neutre » de la data science. Mais il n’y a rien de neutre dans la mort. Il n’y a rien de neutre dans le sang.


Je pense à ces ingénieurs. Je me demande s’ils dorment la nuit. S’ils ferment les yeux sans voir les visages de ceux qu’ils ont aidé à tuer. Parce que c’est ça, la réalité : derrière chaque ligne de code, derrière chaque algorithme, il y a une vie brisée. Une famille détruite. Un enfant qui ne grandira pas. Et eux, ils rentrent chez eux, ils embrassent leurs enfants, ils dorment dans des lits chauds, pendant que des mères, à Gaza, au Liban, pleurent leurs morts. La technologie ne devrait pas servir à ça. Elle ne devrait pas être l’outil des bourreaux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu