Skip to content
ÉDITORIAL : La Mer Rouge, théâtre d’une guerre qui ne dit pas son nom
Crédit: Adobe Stock

Téhéran, entre la carotte et le bâton

Pendant que les destroyers américains et israéliens s’entraînaient à tirer, à Téhéran, on jouait une autre partition. Celle de la diplomatie. Ou du moins, ce qui en tient lieu. Le 1er février, alors que les canons tonnaient en Mer Rouge, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, annonçait que des négociations indirectes avec Washington étaient en cours. Objectif ? Éviter une frappe américaine qui, selon les mots mêmes du Guide suprême Ali Khamenei, déclencherait une « guerre régionale ».

Mais derrière les sourires diplomatiques, la réalité est implacable : l’Iran n’a aucune intention de renoncer à son programme nucléaire. Pas plus qu’il n’a l’intention de laisser les États-Unis et Israël dicter ses choix stratégiques. Alors, on négocie. On temporise. On fait semblant de croire que la diplomatie peut encore sauver la mise. Mais dans les coulisses, les gardiens de la révolution islamique (IRGC) préparent leurs missiles. Et les bases américaines en Irak et en Syrie se préparent à encaisser les représailles.

Je me demande parfois ce que pensent les diplomates, assis autour de leurs tables en acajou, alors que des milliers de soldats, à quelques encablures de là, s’entraînent à se tuer. Est-ce qu’ils entendent, eux aussi, le grondement des moteurs de destroyers ? Est-ce qu’ils sentent, comme une odeur de poudre, l’imminence du désastre ? Ou est-ce qu’ils se contentent de jouer leur rôle, comme des acteurs dans une pièce dont ils connaissent déjà la fin tragique ?

La menace d’une guerre régionale : bluff ou réalité ?

Khamenei a été clair : une attaque contre l’Iran signifierait l’embrasement de toute la région. Et il n’a pas tort. Imaginez : les Houthis bloquent le détroit de Bab el-Mandeb. Le Hezbollah lance des roquettes sur Tel-Aviv. Les milices irakiennes attaquent les bases américaines. Et pendant ce temps, les missiles balistiques iraniens pleuvent sur Dubaï, Riyad, et peut-être même Haïfa. Le scénario est apocalyptique. Mais est-il réaliste ?

Oui. Parce que l’Iran n’a rien à perdre. Son économie est déjà à genoux, étranglée par les sanctions. Sa population est exsangue, après des mois de répression sanglante. Ses dirigeants savent qu’une guerre totale serait un suicide. Mais ils savent aussi qu’une guerre limitée, ciblée, asymétrique, pourrait forcer les États-Unis à reculer. À négocier. À leur accorder ce qu’ils veulent depuis des années : la levée des sanctions, la reconnaissance de leur droit à l’enrichissement de l’uranium, et surtout, la fin de l’encerclement qui les étouffe.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu