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ÉDITORIAL : Le bus des mineurs, le sang des civils et l’hypocrisie des pourparlers
Crédit: Adobe Stock

Une guerre contre l’Ukraine… et contre l’humanité

Depuis le début de cette guerre, la Russie a systématiquement ciblé les infrastructures civiles. Les hôpitaux, les écoles, les central électriques, les transports. Pourquoi ? Parce que terroriser une population est une arme de guerre. Affamer, geler, priver de soins, couper les communications : c’est une stratégie vieille comme les conflits, mais que la Russie a portée à un niveau industriel.

En janvier 2026, près de 700 immeubles à Kiev étaient toujours sans chauffage à cause des frappes russes sur les infrastructures énergétiques. Des milliers de familles gèlent dans leur propre maison. Des enfants naissent dans des hôpitaux sans électricité. Des personnes âgées meurent de froid, faute de soins. Et pendant ce temps, les drones continuent de pleuvoir. Plus de 980 drones utilisés en une semaine. Presque 1 100 bombes guidées. Deux missiles. Tout ça pour briser la résistance ukrainienne. Pour briser leur volonté. Pour les forcer à capituler.

Mais l’Ukraine résiste. Malgré le froid, malgré les ténèbres, malgré la peur. Parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que se rendre, ce serait accepter l’effacement. Accepter que ses enfants grandissent sous le joug russe. Accepter que 1439 jours de guerre n’aient servi à rien.

Je me souviens d’une interview d’un médecin ukrainien, l’hiver dernier. Il décrivait comment ils opéraient à la lumière des téléphones portables, parce que les générateurs tombaient en panne. Il parlait des nouveau-nés qu’ils devaient réchauffer avec des bouillottes, faute de couveuses fonctionnelles. Et puis il a dit : « On s’habitue à tout, sauf à l’idée qu’on nous abandonne. » Cette phrase me hante. Parce que c’est ça, la vraie terreur de cette guerre : l’idée que le monde pourrait se lasser. Que les caméras pourraient partir. Que les promesses de soutien pourraient s’évanouir. Et que l’Ukraine se retrouverait seule face à la machine de guerre russe. Seule, avec ses morts, ses ruines, et l’hiver qui ne finit jamais.

La maternité de Zaporijjia : quand la guerre s’attaque à la vie elle-même

Le même jour, un autre drone russe a frappé une maternité à Zaporijjia. Neuf blessés, dont deux femmes en train d’accoucher. Deux femmes qui, au moment où la vie devait naître, ont dû fuir les flammes, les débris, la peur. Deux femmes dont le premier souvenir de leur enfant sera celui d’une explosion. D’une course dans les couloirs enfumés. D’une naissance dans la terreur.

Le gouverneur de la région, Ivan Fedorov, a qualifié cette attaque de « preuve supplémentaire d’une guerre dirigée contre la vie ». Et il a raison. Parce que frapper une maternité, c’est frapper l’espoir lui-même. C’est dire : « Même vos enfants ne sont pas en sécurité. Même vos nouveau-nés sont des cibles. » C’est une déclaration de guerre contre l’avenir. Contre l’idée même que la vie puisse continuer.

Et pourtant, malgré tout, la vie résiste. Les bébés naissent. Les mères serrent leurs enfants contre elles. Les médecins, épuisés, continuent de sauver qui ils peuvent. Parce que c’est ça, l’Ukraine en 2026 : un pays qui refuse de mourir, même quand la mort frappe à sa porte.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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