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ÉDITORIAL : Quand la justice se transforme en arme politique, la démocratie tremble
Crédit: Adobe Stock

Un président qui joue les procureurs

Derrière cette affaire, il y a une ombre. Celle de Donald Trump. Depuis son retour à la Maison-Blanche en 2024, Trump a fait de la justice un outil de pouvoir. Il a pardonné des centaines de partisans condamnés pour l’assaut du Capitole en 2021. Il a limogé des procureurs qui osaient enquêter sur ses alliés. Il a utilisé le FBI et le département de la Justice pour cibler ses ennemis politiques, comme l’ancien directeur du FBI James Comey ou la procureure de New York Letitia James. Et maintenant, il s’attaque aux Clinton.

Mais il y a un détail qui cloche. Dans les milliers de pages de documents Epstein rendus publics par le département de la Justice, le nom de Trump apparaît lui aussi. Des allégations, des rumeurs, des accusations. Pourtant, aucune subpoena ne vise Trump. Aucune commission ne l’interroge. Aucune menace de prison ne pèse sur lui. Le département de la Justice, sous son administration, a même émis un communiqué rare pour qualifier certaines allégations contre Trump de « fausses et sensationnalistes ». Une protection sur mesure, alors que les Clinton, eux, sont traînés dans la boue.

Je me souviens d’une phrase de Hannah Arendt : « La première chose qu’un tyran fait, c’est de s’attaquer à la justice. » En 2026, on y est. Trump n’a pas besoin de suspendre la Constitution. Il la contourne, la détourne, la transforme en instrument de terreur. Et le plus effrayant, c’est que ça marche. Les républicains de la Chambre applaudissent. Les médias relaient. Les Américains, eux, regardent ça comme un spectacle. Comme si on avait oublié que la justice, c’est ce qui nous protège tous. Quand elle devient une arme, plus personne n’est en sécurité. Pas même ceux qui croient tenir le manche.

Le deux poids, deux mesures

Le 28 janvier 2026, le FBI fait une descente dans un bureau électoral de Géorgie. Objectif : saisir des bulletins de vote de 2020. Pourquoi ? Parce que Trump, obsédé par sa défaite face à Joe Biden, exige des preuves de fraude. Pourtant, après des dizaines de recalculs, d’audits, de procès, aucune fraude massive n’a jamais été prouvée. Mais peu importe. Trump veut sa revanche. Alors, il utilise le FBI. Comme il a utilisé le département de la Justice pour poursuivre ses ennemis. Comme il utilise la commission de la Chambre pour harceler les Clinton.

En Géorgie, les responsables locaux dénoncent une « intimidation ». Robb Pitts, président de la commission du comté de Fulton, déclare : « Fulton County a été ciblé pendant des années parce que j’ai résisté au grand mensonge de Donald Trump. » Mais qui écoute ? Qui protège ces fonctionnaires, ces citoyens, ces électeurs ? Personne. Parce que dans l’Amérique de 2026, la loi n’est plus ce qui nous unit. Elle est ce qui nous divise.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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