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ÉDITORIAL : Quand les sous-marins nucléaires deviennent des pions dans un jeu mortel entre Trump et Medvedev
Crédit: Adobe Stock

Le bluffeur et le faucon

Donald Trump a toujours aimé se présenter en « dealmaker », en homme qui sait négocier, qui sait faire plier l’adversaire. « Je veux entrer dans l’histoire comme un faiseur de paix », déclare-t-il, tout en ordonnant le déplacement de sous-marins nucléaires. Medvedev, lui, est un faucon, un dur, un homme qui n’a jamais caché son mépris pour l’Occident et sa volonté de voir la Russie reprendre sa place de superpuissance. « Trump est un homme d’affaires, dit-il. Et un homme d’affaires ne devient jamais un ancien homme d’affaires. » Sous-entendu : il sait reconnaître un adversaire qui parle son langage.

Mais derrière les sourires et les poignées de main virtuelles, il y a une réalité bien plus sombre. Trump menace la Russie de sanctions « sans précédent » si Moscou ne met pas fin à la guerre en Ukraine. Medvedev répond en évoquant les « capacités nucléaires de dernier recours » de la Russie. « Il joue à l’ultimatum avec nous, dit-il. Mais chaque ultimatum est un pas de plus vers la guerre. » Et pendant ce temps, les sous-marins se déplacent, les missiles sont en alerte, et le monde regarde, comme hypnotisé par ce ballet macabre où chaque pas pourrait être le dernier.

Je me souviens d’un professeur d’histoire qui nous disait, il y a des années : « La Première Guerre mondiale a commencé par un attentat à Sarajevo. La Seconde, par l’invasion de la Pologne. La Troisième, si elle a lieu, commencera par un tweet. » À l’époque, ça nous avait fait rire. Aujourd’hui, alors que je relis les échanges entre Trump et Medvedev, je me demande : et si c’était vrai ? Et si, dans vingt ans, on expliquait à nos enfants que tout a basculé un matin de février 2026, parce que deux hommes, ivres de pouvoir et de certitudes, ont cru pouvoir jouer avec les limites du supportable ?

L’Ukraine, otage d’un bras de fer qui la dépasse

Dans tout cela, l’Ukraine n’est qu’un pion. Un pion sur l’échiquier de deux géants qui se toisent, qui se provoquent, qui se menacent. Trump parle de « paix », mais sa paix passe par un cessez-le-feu imposé à la Russie, par des sanctions économiques qui étrangleraient Moscou, par une victoire américaine qui humilierait Poutine. Medvedev, lui, parle de « dignité », de « souveraineté », de « résistance ». Mais derrière les grands mots, il y a des villes en ruines, des familles déchirées, des enfants qui grandissent dans des abris anti-bombes.

Et puis, il y a cette phrase, lâchée par Trump comme une menace voilée : « Nous allons protéger notre peuple. » Mais qui est ce « peuple » ? Les Américains, bien sûr. Mais aussi, peut-être, ces Ukrainiens qui, depuis deux ans, résistent à l’invasion russe. Protéger son peuple, dans ce contexte, veut-il dire envoyer des sous-marins nucléaires au large de la Russie ? Ou bien est-ce une façon de dire que les États-Unis sont prêts à tout pour éviter une défaite en Ukraine ? Personne ne le sait. Personne ne veut le savoir. Parce que la réponse, quelle qu’elle soit, est terrifiante.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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