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ÉDITORIAL : Trump 2026, l’année où l’Amérique a cessé de croire
Crédit: Adobe Stock

Quand la « force » devient la honte

Il y a un chiffre qui devrait hanter Trump : 60%. C’est le pourcentage d’Américains qui estiment que les tactiques de l’ICE sont allées trop loin. 60%. Pas les démocrates. Pas les libéraux. 60% des Américains. Parmi eux, des républicains. Des conservateurs. Des gens qui, il y a encore deux ans, scandaient « Build the Wall ». Mais quand on voit des agents masqués arrêter des mères devant leurs enfants, quand on entend des coups de feu dans les rues de Minneapolis, quand on lit les témoignages de ces enfants qui rentrent de l’école et ne retrouvent plus leurs parents, quelque chose se brise. Même chez ceux qui croyaient que la fermeté était une vertu.

Et puis, il y a Alex Pretti. 19 ans. Abattu par un agent de l’ICE parce qu’il courait. Parce qu’il avait peur. Parce qu’il n’avait pas de papiers. 19 ans. L’âge où on rêve encore. Où on croit que la vie est devant soi. Où on ne devrait pas mourir dans une ruelle, sous les balles d’un État qui a oublié ce que signifie « protection ».

Je me souviens d’une phrase de Martin Luther King : « La mesure ultime d’un homme, ce n’est pas où il se trouve dans les moments de confort, mais où il se trouve dans les moments de controverse et de défi. » Trump, lui, a choisi. Il a choisi de se tenir du côté des balles, pas des bras ouverts. Du côté des murs, pas des ponts. Et quand un président choisit la peur plutôt que l’espoir, il ne mérite plus ce titre. Il ne mérite plus la confiance. Il ne mérite plus que le silence.

Le Groenland, ou l’art de se perdre

Et puis, il y a le Groenland. Oui, le Groenland. Ce projet ubuesque, cette fixation d’un homme qui, plutôt que de régler les crises chez lui, préfère rêver de conquêtes lointaines. 60% des Américains sont opposés à cette idée. Même les républicains sont divisés. Parce que quand on vous dit que votre président veut acheter une île plutôt que de soigner vos hôpitaux, quand on vous explique qu’il préfère dépenser des milliards pour un caprice plutôt que pour vos écoles, quelque chose cloche. Et ce quelque chose, c’est la légitimité.

Trump a toujours aimé les gestes. Les coups d’éclat. Les annonces tonitruantes. Mais en 2026, l’Amérique n’a plus besoin de spectacle. Elle a besoin de pain. De médicaments. De sécurité. Pas de drapeaux plantés sur des terres glacées.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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