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ÉDITORIAL : Trump, Epstein et l’art de la diversion — Quand la vérité devient un jeu de pouvoir
Crédit: Adobe Stock

Le récit officiel : « Je ne savais rien »

Depuis 2019, Trump martèle la même antienne : « Je ne savais pas que Jeffrey Epstein était un criminel ». Une affirmation qui serait risible si elle n’était pas si monstrueuse. Comment un homme aussi obsédé par les apparences, aussi paranoïaque, aussi contrôlant que Trump pourrait-il ignorer que son « ami » traquait, violait et exploitait des mineures ?

Les faits sont têtus :

En 1997, Trump et Epstein sont photographiés ensemble à Mar-a-Lago, entourés de jeunes femmes.
En 2000, Trump écrit une lettre d’anniversaire à Epstein, avec un dessin obscène et des sous-entendus sexuels.
En 2002, il déclare à New York Magazine : « Jeffrey est un type formidable. Il adore les belles femmes, tout comme moi. Et beaucoup d’entre elles sont très jeunes. »
En 2004, il achète une propriété que convoitait Epstein, ce qui aurait marqué la fin de leur amitié — du moins, officiellement.

Mais en 2007, quand Epstein est accusé d’avoir agressé une mineure à Mar-a-Lago, Trump ne le bannit pas immédiatement. Il attend. Il tergiverse. Il ne prend une décision que quand la pression devient insupportable.


Il y a des moments où l’hypocrisie de Trump devient si flagrante qu’elle en devient presque physique. Quand il parle d’Epstein, sa voix tremble. Pas de colère, non. De peur. La peur d’être démasqué. La peur que le monde découvre enfin ce qu’il a toujours su : qu’il a fermé les yeux, qu’il a profité du système, qu’il a laissé faire. Et le pire, c’est qu’il sait que le monde le sait. Alors il crie. Il insulte. Il menace de poursuivre Wolff, de poursuivre les démocrates, de poursuivre quiconque ose douter de sa version. Mais au fond, il sait une chose : la vérité, elle, ne peut pas être poursuivie.

Les silences qui accusent

Ce qui est peut-être le plus glaçant dans cette affaire, ce ne sont pas les mensonges de Trump. Ce sont ses silences. Ses silences sur les jeunes femmes qu’Epstein a détruites. Ses silences sur les victimes qui, aujourd’hui encore, portent les cicatrices de ces années de terreur. Ses silences sur le fait que, pendant des décennies, des hommes comme lui ont protégé Epstein, ont couvert ses crimes, ont permis que le système continue.

Trump n’a jamais exprimé la moindre compassion pour les victimes. Pas un mot. Pas une pensée. Rien. Juste des dénis, des attaques, des menaces. Comme si ces femmes n’étaient que des détails gênants dans son récit de puissance.

Et puis, il y a cette phrase, dans un email d’Epstein à Ghislaine Maxwell en 2011 : « Trump est le chien qui n’aboie pas ». Un chien qui ne mord pas non plus, visiblement. Un chien bien dressé, qui sait quand il faut se taire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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