L’heure de la vengeance
Les frappes du 19 décembre ne sont que le début. Dans les semaines qui suivent, les États-Unis multiplient les opérations. Chaque raid est présenté comme une réponse nécessaire à l’attaque de Palmyre. Chaque cible détruite est une victoire contre le terrorisme. Mais derrière les communiqués triomphants du U.S. Central Command, une question persiste : ces frappes sont-elles vraiment la solution, ou ne font-elles qu’alimenter un cycle de violence sans fin ?
Le 17 janvier 2026, une nouvelle série de frappes vise un leader de l’État islamique lié à l’embuscade de Palmyre. Bilal Hasan al-Jasim, un vétéran du groupe terroriste, est tué dans une frappe ciblée. « Il n’y a aucun endroit sûr pour ceux qui complotent, planifient ou inspirent des attaques contre les Américains », déclare l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM. Les mots sont clairs. La détermination, palpable. Mais dans les rues de Syrie, c’est la peur qui grandit. Chaque frappe américaine est une nouvelle étincelle dans un baril de poudre déjà prêt à exploser.
Je me souviens d’une conversation avec un vétéran de la guerre d’Irak. Il m’avait dit : « La vengeance, c’est comme un feu. Ça commence petit, mais si tu ne le contrôles pas, ça finit par tout consumer. » Aujourd’hui, en voyant les frappes se multiplier en Syrie, je me demande si nous ne sommes pas en train de jouer avec le feu. Et si, en cherchant à punir les coupables de Palmyre, nous ne faisions qu’attiser les flammes d’une guerre sans fin ?
Les visages derrière les chiffres
Derrière chaque frappe, il y a des hommes et des femmes. Des pilotes qui appuient sur un bouton, des officiers qui donnent des ordres, des familles qui attendent le retour de leurs proches. Mais il y a aussi les Syriens. Ceux qui, chaque jour, vivent sous la menace des bombes. Ceux qui fuient leurs maisons, qui perdent leurs proches, qui voient leur pays se transformer en champ de bataille.
Prenez Fatima, une mère de trois enfants à Deir ez-Zor. Elle a perdu son mari dans une frappe américaine en 2023. Aujourd’hui, elle vit dans la peur que ses enfants ne subissent le même sort. « Chaque fois que j’entends un avion, je me cache avec mes enfants », confie-t-elle à un journaliste local. Son histoire n’est qu’une parmi des milliers. Des vies brisées, des rêves anéantis, des familles déchirées. Tout ça, au nom de la lutte contre le terrorisme.
Section 3 : La Syrie, un pays à l’agonie
Un pays en ruines
La Syrie d’aujourd’hui est un pays en ruines. Après plus d’une décennie de guerre civile, les infrastructures sont détruites, l’économie est exsangue, et la population est épuisée. Dans ce contexte, les frappes américaines, bien que ciblées, ne font qu’aggraver une situation déjà désespérée. Les hôpitaux, déjà à bout de souffle, doivent faire face à un afflux de blessés. Les écoles, quand elles existent encore, ferment leurs portes par crainte des bombardements. Et les familles, elles, continuent de pleurer leurs morts.
À Raqqa, une ville autrefois sous le joug de l’État islamique, les habitants vivent dans la peur. « Nous avons vécu sous Daech, et maintenant, nous vivons sous les bombes américaines », déclare Ahmed, un enseignant local. Son école a été touchée par une frappe en 2024. Depuis, il enseigne dans une tente, avec ce qui lui reste de matériel. « Nous voulons la paix, pas plus de guerre », ajoute-t-il. Mais la paix semble bien lointaine.
Quand je vois les images de la Syrie aujourd’hui, je pense à l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Un pays en ruines, une population traumatisée, un avenir incertain. Pourtant, l’Allemagne a su se relever. Pourquoi pas la Syrie ? Peut-être parce que, cette fois, personne ne semble vraiment vouloir l’aider. Peut-être parce que, cette fois, la guerre n’a pas de fin en vue. Et ça, c’est peut-être le plus tragique.
Les enfants de la guerre
Les plus touchés par cette guerre sans fin sont les enfants. Ceux qui ont grandi sous les bombes, ceux qui ont perdu leurs parents, ceux qui ne connaissent que la peur et la faim. À Alep, Youssef, 10 ans, vend des bonbons dans la rue pour aider sa famille. Il n’est jamais allé à l’école. « Je veux devenir médecin », dit-il, les yeux brillants. Mais dans la Syrie d’aujourd’hui, les rêves d’enfant se heurtent à une réalité brutale. Celle d’un pays où l’espoir est une denrée rare.
Dans les camps de réfugiés, les enfants dessinent des avions et des explosions. Pour eux, c’est la normale. Ils ne connaissent rien d’autre. Et chaque frappe américaine ne fait que renforcer cette normalité macabre. Comment construire un avenir dans un pays où la guerre est le seul horizon ?
Section 4 : Les héros oubliés
Les soldats de l’Iowa National Guard
Derrière les frappes et les communiqués, il y a des hommes. Ceux qui ont donné leur vie à Palmyre. Edgar Brian Torres-Tovar, 25 ans, de Des Moines. William Nathaniel Howard, 29 ans, de Marshalltown. Et Ayad Mansoor Sakat, l’interprète civil, père de famille. Leur mort a déclenché une vague de frappes, mais qui se souvient vraiment d’eux ? Qui se souvient de leurs rires, de leurs rêves, de leurs espoirs ?
Leur retour aux États-Unis, lors d’une cérémonie solennelle à la base aérienne de Dover, a été un moment de recueillement national. Le président Trump a salué leur sacrifice, mais aucune parole ne peut apaiser la douleur de leurs familles. Leur mère, leur femme, leurs enfants devront vivre avec ce vide. Et chaque frappe en Syrie ne fera que leur rappeler que leurs proches sont morts pour une cause qui semble sans fin.
Je me souviens de la cérémonie à Dover. Les cercueils drapés de drapeaux, les familles en larmes, le silence pesant. À ce moment-là, j’ai réalisé que la guerre n’est pas une abstraction. Ce sont des vies brisées, des cœurs déchirés, des rêves anéantis. Et chaque frappe, chaque opération militaire, chaque déclaration de victoire ne fait que creuser un peu plus le fossé entre ceux qui décident et ceux qui paient le prix. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?
Les interprètes, ces héros sans visage
Dans l’ombre des soldats, il y a les interprètes. Ceux qui risquent leur vie pour faciliter la communication entre les forces américaines et les populations locales. Ayad Mansoor Sakat en était un. Originaire du Michigan, il avait choisi de servir son pays en Syrie, malgré les risques. Sa mort à Palmyre rappelle que, dans cette guerre, ce ne sont pas seulement des soldats qui meurent, mais aussi des civils, des pères, des maris, des frères.
Les interprètes sont souvent les grands oubliés des conflits. Pourtant, sans eux, aucune opération ne serait possible. Leur courage, leur dévouement, leur sacrifice méritent d’être reconnus. Mais dans le tumulte des frappes et des déclarations politiques, leurs voix se perdent. Et leurs familles, elles, doivent vivre avec le poids de leur absence.
Section 5 : La Jordanie, partenaire clé et fragile
Un allié indispensable
Dans la lutte contre l’État islamique, la Jordanie joue un rôle clé. Le pays, membre de la coalition internationale, a confirmé sa participation aux frappes américaines en Syrie. Selon un communiqué de l’armée jordanienne, ses forces aériennes ont ciblé plusieurs positions de l’État islamique dans le sud de la Syrie, dans le but d’empêcher ces groupes de menacer la sécurité régionale. Cette collaboration, bien que stratégique, soulève des questions sur la durabilité de l’alliance entre les États-Unis et leurs partenaires au Moyen-Orient.
Pour la Jordanie, la menace de l’État islamique est réelle. Le pays, qui partage une frontière avec la Syrie et l’Irak, craint que le groupe terroriste ne profite du chaos pour s’infiltrer sur son territoire. Dans ce contexte, les frappes américaines sont perçues comme une nécessité. Mais elles sont aussi un rappel que, dans cette région, chaque action a des répercussions bien au-delà des frontières.
Je me souviens d’une conversation avec un officier jordanien, il y a quelques années. Il m’avait dit : « Nous combattons l’État islamique aujourd’hui, mais qui sait qui nous combattrons demain ? » Aujourd’hui, en voyant la Jordanie s’engager aux côtés des États-Unis, je me demande si nous ne sommes pas en train de semer les graines des conflits de demain. Et si, en cherchant à détruire un ennemi, nous n’en créons pas un autre ?
Les risques de l’engagement jordanien
Pour la Jordanie, s’engager aux côtés des États-Unis dans des frappes en Syrie comporte des risques. Le pays, déjà fragilisé par une économie en difficulté et une population réfractaire à toute nouvelle guerre, pourrait voir sa stabilité interne menacée. De plus, en s’impliquant dans le conflit syrien, la Jordanie s’expose à des représailles de la part de l’État islamique ou d’autres groupes armés.
Pourtant, le roi Abdullah II de Jordanie a réaffirmé l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme. « Nous ne permettrons pas à ces groupes de menacer notre sécurité ou celle de nos voisins », a-t-il déclaré. Mais dans une région où les alliances sont aussi fragiles que le sable, chaque décision peut avoir des conséquences imprévisibles.
Section 6 : L’État islamique, un ennemi insaisissable
Une menace toujours présente
Bien que l’État islamique ait perdu son califat en 2019, le groupe reste une menace persistante en Syrie et en Irak. Selon les rapports du Pentagone, les cellules dormantes de l’État islamique ont intensifié leurs attaques ces dernières années, profitant du chaos post-Assad pour se réorganiser. Les frappes américaines visent précisément à empêcher cette résurgence, mais leur efficacité à long terme reste incertaine.
Les analystes s’interrogent : chaque frappe ne fait-elle pas plus de mal que de bien ? En tuant des leaders de l’État islamique, les États-Unis affaiblissent certes le groupe, mais ils risquent aussi de créer des martyrs, de radicaliser une nouvelle génération de combattants, et d’alimenter un cycle de violence sans fin. La question n’est donc pas seulement de savoir si les frappes sont justifiées, mais aussi si elles sont sages.
Je me souviens d’un reportage que j’avais fait sur les cellules dormantes de l’État islamique, il y a quelques années. Un officier m’avait dit : « Vous pouvez tuer un terroriste, mais vous ne pouvez pas tuer une idéologie. » Aujourd’hui, en voyant les frappes se multiplier, je me demande si nous ne sommes pas en train de prouver qu’il avait raison. Et si, en cherchant à détruire l’État islamique, nous ne faisions que le rendre plus fort ?
La résilience du groupe terroriste
L’État islamique a montré à maintes reprises sa capacité à se reconstituer. Même après la perte de son califat, le groupe a su s’adapter, se fragmenter, et continuer à frapper. Les frappes américaines peuvent affaiblir ses capacités opérationnelles, mais elles ne suffiront pas à l’éradiquer. Pour cela, il faudrait une stratégie bien plus large, incluant la reconstruction, la réconciliation, et la lutte contre les causes profondes du terrorisme.
Pourtant, dans le tumulte des frappes et des déclarations politiques, cette stratégie semble bien lointaine. Et chaque bombe larguée en Syrie ne fait que rappeler que, dans cette guerre, il n’y a pas de gagnants. Seulement des perdants.
Section 7 : Les voix dissidentes au sein de l’administration Trump
Un président déterminé, mais contesté
Donald Trump a fait de la lutte contre le terrorisme une priorité absolue de son administration. Pourtant, au sein même de son gouvernement, des voix s’élèvent pour remettre en question la stratégie américaine en Syrie. Certains conseillers militaires, sous couvert d’anonymat, expriment leurs craintes quant à une escalade incontrôlable. « Nous frappons fort, mais sans une vision claire de la suite », confie l’un d’eux. « À un moment donné, il faudra bien négocier. Mais avec qui ? Et pour quoi ? »
Ces dissensions internes rappellent que, derrière les déclarations tonitruantes, la réalité est souvent plus complexe. La Syrie n’est pas un champ de bataille comme les autres. C’est un imbroglio géopolitique où chaque décision peut avoir des conséquences imprévisibles. Dans ce contexte, la détermination du président Trump, bien que louable, peut aussi être perçue comme une forme d’aveuglement.
Je me demande parfois si Donald Trump mesure vraiment l’ampleur de ses décisions. Quand il parle de « frapper plus dur que jamais », j’entends la colère d’un président déterminé à protéger ses soldats. Mais j’entends aussi l’écho des erreurs du passé. La guerre, ce n’est pas une partie de poker. Chaque carte jouée a des conséquences réelles, en vies humaines et en stabilité régionale. Et quand le jeu se termine, ce sont toujours les mêmes qui paient l’addition.
L’opinion publique américaine divisée
Aux États-Unis, l’opinion publique est profondément divisée sur la question syrienne. D’un côté, une majorité d’Américains soutiennent les frappes, perçues comme une réponse nécessaire à l’attaque de Palmyre. De l’autre, une frange croissante de la population s’interroge sur le bien-fondé d’une intervention militaire dans un pays déjà ravagé par la guerre. « Pourquoi nos soldats meurent-ils pour la Syrie ? », demande un vétéran de l’Irak, interrogé par l’AP. « On dirait qu’on n’a rien appris. »
Cette division reflète un malaise plus profond au sein de la société américaine. Après des décennies de guerres au Moyen-Orient, beaucoup se demandent si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Et si, au lieu de protéger leurs intérêts, les États-Unis ne faisaient qu’alimenter un cycle de violence dont ils peinent à se sortir ?
Section 8 : Les alternatives à la force brute
La reconstruction comme arme de paix
Face à l’escalade militaire, certains experts appellent à une approche différente : la reconstruction. En Syrie, comme en Irak avant elle, la stabilité ne viendra pas des bombes, mais des écoles, des hôpitaux, et des emplois. Pourtant, dans un contexte où les ressources sont limitées et où les priorités géopolitiques changent, la reconstruction semble souvent reléguée au second plan.
Pourtant, des initiatives locales montrent que c’est possible. Dans certaines régions de Syrie, des ONG travaillent à reconstruire les infrastructures et à redonner espoir à une population épuisée par la guerre. Ces efforts, bien que modestes, rappellent que la paix ne se gagne pas seulement sur le champ de bataille, mais aussi dans les cœurs et les esprits.
Je me souviens d’une visite dans un hôpital de campagne en Syrie, il y a quelques années. Les médecins y travaillaient avec presque rien, mais ils sauvaient des vies. Un jour, un enfant m’a demandé : « Pourquoi les Américains nous bombardent-ils ? » Je n’ai pas su quoi répondre. Aujourd’hui, en voyant les frappes se multiplier, je me demande encore : et si, au lieu de détruire, on essayait de guérir ?
Le rôle des Nations Unies et de la communauté internationale
La Syrie a besoin d’une solution politique, pas seulement militaire. Dans ce contexte, le rôle des Nations Unies et de la communauté internationale est crucial. Pourtant, les divisions au sein du Conseil de sécurité, notamment entre les États-Unis, la Russie et la Chine, rendent toute action collective presque impossible. Sans une volonté politique forte, les résolutions restent des mots sur du papier, et les Syriens continuent de souffrir.
Pourtant, des voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation internationale. « La Syrie ne peut pas se reconstruire seule », déclare un responsable de l’ONU. « Il faut une volonté collective pour briser le cycle de la violence. » Mais dans un monde où les intérêts nationaux priment souvent sur les enjeux humanitaires, cette mobilisation semble encore lointaine.
Section 9 : Le coût humain des frappes
Les familles des soldats américains
Derrière chaque soldat tué en Syrie, il y a une famille brisée. Les parents de Sgt. Edgar Brian Torres-Tovar et de Sgt. William Nathaniel Howard ont dû dire adieu à leurs fils bien trop tôt. Leur douleur est un rappel brutal du coût humain de la guerre. Lors de la cérémonie de retour des dépouilles à la base aérienne de Dover, le président Trump a salué leur sacrifice, mais aucune parole ne peut apaiser une telle perte.
Leur interprète, Ayad Mansoor Sakat, laisse derrière lui une femme et des enfants. Son histoire rappelle que, dans cette guerre, ce ne sont pas seulement des soldats qui meurent, mais aussi des civils, des pères, des maris, des frères. Leur mémoire doit rester vivante, non pas comme un symbole de vengeance, mais comme un rappel de ce que la guerre coûte vraiment.
Quand j’ai vu les familles des soldats à Dover, j’ai pensé à ma propre famille. À mes enfants, à ma femme. Et j’ai réalisé que, dans cette guerre, il n’y a pas de gagnants. Seulement des perdants. Des familles brisées, des vies détruites, des rêves anéantis. Et si, au lieu de célébrer les frappes, on pleurait les morts ? Et si, au lieu de parler de victoire, on parlait de paix ?
Les civils syriens, les grands oubliés
Si les frappes visent les combattants de l’État islamique, ce sont souvent les civils syriens qui en paient le prix. Selon les rapports des organisations humanitaires, chaque opération militaire en Syrie entraîne des déplacements massifs, des destructions d’infrastructures civiles, et des pertes humaines parmi les plus vulnérables. Dans un pays déjà ravagé par plus d’une décennie de guerre, chaque bombe américaine ajoute une couche de souffrance à une population déjà exsangue.
Les images des villes syriennes après les frappes sont déchirantes : des bâtiments réduits en cendres, des familles errant dans les rues à la recherche d’un abri, des enfants dont l’enfance a été volée par la guerre. Ces scènes, bien que moins médiatisées que les déclarations des généraux américains, rappellent que la guerre n’a pas de gagnants, seulement des perdants.
Section 10 : La Syrie, miroir de nos contradictions
Une guerre sans fin ?
Les frappes américaines en Syrie sont-elles une réponse nécessaire à une attaque terroriste, ou le début d’une nouvelle escalade ? La question reste ouverte. Ce qui est sûr, c’est que chaque bombe larguée, chaque vie perdue, chaque famille brisée nous rappelle que la guerre n’est jamais une solution, seulement un échec de l’humanité. En Syrie, comme ailleurs, la paix ne viendra pas des armes, mais de la volonté de dialoguer, de reconstruire, et de pardonner.
Dans ce conflit, nous sommes tous concernés. Pas seulement comme spectateurs, mais comme acteurs. Chaque choix, chaque décision, chaque parole a des conséquences. Et si, au lieu de chercher à punir, nous essayions de comprendre ? Et si, au lieu de frapper, nous tendions la main ? Peut-être que, un jour, la Syrie cessera d’être un champ de bataille. Et que, enfin, elle redeviendra un pays.
Je termine cet article avec une question qui me hante : et si nous avions tort ? Et si, en croyant bien faire, nous ne faisions qu’empirer les choses ? La Syrie est un miroir. Elle nous renvoie notre propre violence, nos propres contradictions, nos propres échecs. Et si, au lieu de détourner le regard, nous osions enfin nous regarder en face ?
L’espoir malgré tout
Malgré tout, il reste une lueur d’espoir. Dans les yeux des enfants syriens qui continuent de rire malgré la guerre. Dans le courage des soldats américains qui risquent leur vie pour protéger les autres. Dans la détermination des travailleurs humanitaires qui, chaque jour, sauvent des vies. Peut-être que, un jour, ces lumières finissent par l’emporter sur les ténèbres. Peut-être que, un jour, la Syrie redeviendra un pays de paix. En attendant, nous avons le devoir de ne pas oublier. De ne pas détourner le regard. Et de continuer à croire, malgré tout, en l’humanité.
Conclusion : Palmyre, symbole d’une guerre sans fin
Le poids de la vengeance
Palmyre est devenue le symbole d’une guerre qui n’en finit pas. Une guerre où chaque attaque appelle une riposte, où chaque frappe engendre une nouvelle vague de violence. Les soldats américains tués ce 13 décembre 2025 ne sont pas les premiers à tomber en Syrie. Ils ne seront probablement pas les derniers. Et chaque frappe, chaque opération militaire, chaque déclaration de victoire ne fait que rappeler que, dans cette guerre, il n’y a pas de gagnants. Seulement des perdants.
Pourtant, au milieu de ce chaos, il y a des hommes et des femmes qui continuent de se battre. Pas avec des armes, mais avec des mots, des gestes, des actes de courage. Des médecins qui soignent, des enseignants qui éduquent, des familles qui reconstituent. Leur espoir, bien que fragile, est peut-être la seule chose qui puisse nous sauver. Peut-être que, un jour, Palmyre ne sera plus synonyme de sang et de vengeance. Peut-être que, un jour, elle redeviendra un symbole de paix et de réconciliation.
Je me souviens d’une phrase que m’avait dite un vieux sage syrien : « La vengeance est un plat qui se mange froid, mais qui laisse toujours un goût amer. » Aujourd’hui, en voyant les frappes se multiplier, je me demande si nous ne sommes pas en train de nous empoisonner nous-mêmes. Et si, au lieu de chercher à punir, nous essayions de guérir ? Peut-être que, un jour, nous comprendrons que la vraie victoire n’est pas de détruire, mais de reconstruire.
Le devoir de mémoire
Nous avons le devoir de nous souvenir. De Edgar Brian Torres-Tovar, de William Nathaniel Howard, et de Ayad Mansoor Sakat. De leurs familles, de leurs rêves, de leurs espoirs. Nous avons le devoir de nous souvenir des civils syriens, des enfants, des femmes, des hommes qui continuent de souffrir. Et nous avons le devoir de nous demander : que pouvons-nous faire pour que leur sacrifice ne soit pas vain ?
Peut-être que la réponse est simple. Peut-être qu’il suffit de ne pas oublier. De continuer à parler, à écrire, à témoigner. De refuser de détourner le regard. Et de croire, malgré tout, que la paix est possible. Même en Syrie. Même après Palmyre.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et témoin. Mon rôle est de raconter les histoires qui se cachent derrière les grands titres, de donner une voix à ceux qui n’en ont pas, et de créer une connexion humaine entre le lecteur et les événements. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à l’authenticité, à l’empathie, et à la recherche de vérité humaine.
Mon travail consiste à plonger dans les récits, à ressentir les émotions, et à les transmettre au lecteur. Je ne suis pas là pour juger, mais pour comprendre. Pour partager. Pour rappeler que, derrière chaque chiffre, chaque communiqué, chaque déclaration politique, il y a des vies. Des vies qui méritent d’être racontées.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et récits humains. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, militaires et humanitaires citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux, et rapports du U.S. Central Command et du Syrian Observatory for Human Rights.
Nature du récit
Les récits, interprétations et perspectives présentées dans les sections narratives de cet article constituent une synthèse humaine et émotionnelle basée sur les informations disponibles, les témoignages recueillis, et les expériences vécues par les acteurs de cette tragédie.
Mon rôle est de donner une voix à ceux qui souffrent, de raconter leurs histoires avec respect et empathie, et de rappeler que, derrière chaque événement, il y a des êtres humains. Ces récits reflètent une approche centrée sur l’humain, développée à travers des années d’immersion dans les conflits et les crises humanitaires.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité du récit proposé.
Sources
Sources primaires
AP News – US launches new retaliatory strikes against IS in Syria after deadly ambush – 10 janvier 2026
AP News – US military launches strikes in Syria targeting Islamic State fighters after American deaths – 19 décembre 2025
AP News – Jordan says its air force joined US strikes on Islamic State in Syria – 20 décembre 2025
AP News – US launches another retaliatory strike in Syria, killing leader tied to deadly Islamic State ambush – 17 janvier 2026
Sources secondaires
Reuters – US launches new strikes against Islamic State in Syria – 10 janvier 2026
BBC – Syria conflict: US launches new strikes against IS – 11 janvier 2026
The Guardian – US launches new strikes on Islamic State in Syria – 10 janvier 2026
The New York Times – U.S. Strikes Islamic State in Syria After Deadly Ambush – 10 janvier 2026
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