Skip to content
CHRONIQUE : Palmyre, le jour où tout a basculé — Récit d’une vengeance et de ses ombres
Crédit: Adobe Stock

L’heure de la vengeance

Les frappes du 19 décembre ne sont que le début. Dans les semaines qui suivent, les États-Unis multiplient les opérations. Chaque raid est présenté comme une réponse nécessaire à l’attaque de Palmyre. Chaque cible détruite est une victoire contre le terrorisme. Mais derrière les communiqués triomphants du U.S. Central Command, une question persiste : ces frappes sont-elles vraiment la solution, ou ne font-elles qu’alimenter un cycle de violence sans fin ?

Le 17 janvier 2026, une nouvelle série de frappes vise un leader de l’État islamique lié à l’embuscade de Palmyre. Bilal Hasan al-Jasim, un vétéran du groupe terroriste, est tué dans une frappe ciblée. « Il n’y a aucun endroit sûr pour ceux qui complotent, planifient ou inspirent des attaques contre les Américains », déclare l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM. Les mots sont clairs. La détermination, palpable. Mais dans les rues de Syrie, c’est la peur qui grandit. Chaque frappe américaine est une nouvelle étincelle dans un baril de poudre déjà prêt à exploser.

Je me souviens d’une conversation avec un vétéran de la guerre d’Irak. Il m’avait dit : « La vengeance, c’est comme un feu. Ça commence petit, mais si tu ne le contrôles pas, ça finit par tout consumer. » Aujourd’hui, en voyant les frappes se multiplier en Syrie, je me demande si nous ne sommes pas en train de jouer avec le feu. Et si, en cherchant à punir les coupables de Palmyre, nous ne faisions qu’attiser les flammes d’une guerre sans fin ?

Les visages derrière les chiffres

Derrière chaque frappe, il y a des hommes et des femmes. Des pilotes qui appuient sur un bouton, des officiers qui donnent des ordres, des familles qui attendent le retour de leurs proches. Mais il y a aussi les Syriens. Ceux qui, chaque jour, vivent sous la menace des bombes. Ceux qui fuient leurs maisons, qui perdent leurs proches, qui voient leur pays se transformer en champ de bataille.

Prenez Fatima, une mère de trois enfants à Deir ez-Zor. Elle a perdu son mari dans une frappe américaine en 2023. Aujourd’hui, elle vit dans la peur que ses enfants ne subissent le même sort. « Chaque fois que j’entends un avion, je me cache avec mes enfants », confie-t-elle à un journaliste local. Son histoire n’est qu’une parmi des milliers. Des vies brisées, des rêves anéantis, des familles déchirées. Tout ça, au nom de la lutte contre le terrorisme.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu