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CHRONIQUE : « Il n’y a plus de bonnes mains » — le drame silencieux des défenses aériennes ukrainiennes
Crédit: Adobe Stock

Six mois pour maîtriser un système, trois jours pour mourir

Un opérateur de Patriot, c’est six mois de formation. Six mois à apprendre les protocoles, les contre-mesures, les astuces qui font la différence entre une interception et un échec. Mais en 2026, six mois, c’est une éternité. Alors on réduit. On accélère. On envoie des hommes au combat avec trois semaines d’entraînement. Juste assez pour allumer l’écran. Pas assez pour sauver des vies.

« On leur donne les bases », explique un instructeur près de Lviv. « Le reste, ils l’apprennent sur le tas. Ou ils meurent en l’apprenant. » Parce que la Russie, elle, ne fait pas de pause. Elle envoie des salves de plus en plus complexes. Des drones équipés de missiles air-air. Des leurres électroniques. Des attaques saturantes. Et chaque erreur se paie en vies.

Le casse-tête des systèmes hybrides

L’Ukraine a un autre problème : ses défenses sont un patchwork. Des Patriots américains, des IRIS-T allemands, des S-300 soviétiques, des Mirage français. Chaque système a ses codes, ses logiciels, ses pièges. Et les faire communiquer entre eux relève du miracle. « On passe plus de temps à régler les bugs qu’à intercepter les missiles », confie un technicien.

Le pire ? Les pièces détachées. Un radar tombe en panne ? Il faut parfois des semaines pour trouver la pièce compatible. Parce que l’OTAN et l’URSS ne parlaient pas la même langue. Et aujourd’hui, c’est l’Ukraine qui paie le prix de cette incompatibilité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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