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CHRONIQUE : L’hiver ukrainien — Comment Kyiv a repoussé 700 missiles et repris plus de terrain qu’elle n’en a perdu
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres que personne ne commente

Le général Syrskyi ne fait pas dans le triomphalisme. Quand il annonce que l’Ukraine a capturé plus de territoire qu’elle n’en a perdu en février, il le fait avec des chiffres. Des coordonnées. Des noms de villages. Pas de déclarations grandioses. Pas de victoire annoncée. Juste des faits sur une carte.

Ce bilan est remarquable pour plusieurs raisons. D’abord, il intervient après un hiver brutal où les forces russes ont lancé offensive sur offensive dans le Donbass, tentant de capitaliser sur la supériorité numérique. Ensuite, il survient dans un contexte où les livraisons d’armes occidentales ralentissent, où l’attention politique se déplace vers l’Iran, et où de nombreux analystes prédisaient une avancée russe significative avant le printemps.

Et pourtant. L’Ukraine avance. Pas partout. Pas massivement. Mais assez pour renverser le narratif d’une armée acculée qui ne fait que reculer. Les gains sont modestes en kilomètres. Ils sont immenses en signification.

Dans cette guerre, chaque mètre de terrain repris coûte du sang. Quand Syrskyi dit que l’Ukraine a capturé plus qu’elle n’a perdu, ce n’est pas une statistique. C’est un testament. Celui de milliers de soldats qui, dans la boue et le froid, ont décidé qu’ils n’abandonneraient pas un centimètre de plus.

Myrnohrad : la ligne qui ne plie pas

Parmi les succès défensifs de février, le secteur de Myrnohrad se distingue. Les assauts frontaux russes dans cette zone échouent systématiquement. Les tactiques de flanquement en quad — une innovation russe censée contourner les défenses fixes ukrainiennes — ne marchent pas mieux. Les véhicules légers sont fauchés par les drones FPV ukrainiens avant d’atteindre leurs objectifs.

La bataille de Myrnohrad illustre le paradoxe de l’armée russe en 2026 : une force massive, disposant de ressources quasi infinies en hommes et en matériel, qui se heurte à une défense adaptative technologiquement supérieure. Les Russes envoient des vagues. Les Ukrainiens les stoppent. Pas avec des chars Abrams ou des F-16. Avec des drones à 500 dollars et des soldats qui connaissent chaque creux de terrain par cœur.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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