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ANALYSE : L’Europe entre sanctions molles et diplomatie fantôme — le double jeu qui tue l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Le message de Berlin

Il y a quelque chose de profondément révélateur dans le fait qu’un chancelier allemand doive traverser l’Atlantique pour demander au président américain de faire pression sur Moscou. Friedrich Merz — élu depuis peu, héritier d’une Allemagne qui a passé vingt ans à construire sa dépendance au gaz russe — se retrouve dans le Bureau ovale à supplier un homme qui, il y a un an, promettait de « régler la guerre en 24 heures ».

La rencontre du 3 mars portait aussi sur le commerce, les tarifs douaniers, l’opération Epic Fury. Mais le cœur du message était ailleurs. Merz a insisté : « Pas de cession supplémentaire de territoire ukrainien à la Russie. » Une phrase qui, dans le langage diplomatique, signifie exactement ce qu’elle dit. L’Allemagne trace une ligne rouge. Quatre ans après l’invasion, c’est la première fois qu’un dirigeant allemand le fait aussi clairement à Washington.

Quand Berlin doit aller demander à Washington de faire ce que l’Europe devrait faire elle-même, ce n’est pas de la diplomatie. C’est un aveu d’impuissance. L’Europe a les moyens d’être une puissance. Elle choisit d’être une supplique.

L’Europe sans voix à la table

Et pourtant. Le problème n’est pas que Merz ait tort. Le problème est que personne d’autre en Europe ne dit la même chose avec la même force. Macron? Invisible depuis des semaines sur le dossier. Starmer? Concentré sur la proposition de hubs militaires britanniques en Ukraine. Meloni? Silencieuse. La voix européenne n’existe pas parce qu’il n’y a pas une voix — il y en a vingt-sept, et la moitié se contredisent.

Pendant que Merz parle à Trump, Viktor Orbán bloque tout à Bruxelles. Pendant que l’Estonie et la Pologne supplient pour plus d’armes, la Slovaquie coupe l’électricité à l’Ukraine. L’Europe n’est pas divisée — elle est éclatée. Et cet éclatement est la meilleure arme de Poutine. Pas les missiles. Pas les chars. La division.

Sources

Sources primaires

Interfax-Ukraine — Les pourparlers trilatéraux Ukraine-Russie-USA reportés, date et lieu du prochain round inconnus

Kyiv Independent — Merz demande à Trump d’augmenter la pression sur la Russie

Kyiv Independent — La Belgique fixe une caution de 10 millions d’euros pour le pétrolier russe détenu Ethera

Militarnyi — L’UE prépare un prêt de 90 milliards d’euros malgré le veto hongrois

Kyiv Independent — Il est temps de sanctionner Rosatom et de cibler le cœur militaire de la Russie

Kyiv Independent — Bratislava se tire dans le pied selon Kyiv — la Slovaquie coupe l’électricité d’urgence

Sources secondaires

US News — Merz dit avoir demandé à Trump d’augmenter la pression sur Poutine

Euronews — Le veto hongrois prouve que l’UE a besoin de moins d’unanimité

VRT NWS — La Belgique impose une caution de 10 millions sur le pétrolier russe

Euronews — La Belgique saisit un pétrolier de la flotte fantôme russe en mer du Nord

Al Jazeera — La Slovaquie arrête les fournitures d’électricité d’urgence à l’Ukraine

The Moscow Times — Le géant nucléaire russe est désormais inséparable de sa guerre contre l’Ukraine

Bellona — Ce que la troisième année de guerre de Rosatom nous apprend

CSIS — Options pour briser la flotte fantôme de la Russie

Bloomberg — Les pourparlers Merz-Trump éclipsés par les tensions au Moyen-Orient

EA WorldView — Merz à Trump — pas de cession supplémentaire de territoire ukrainien

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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