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ANALYSE : Zelensky propose un bouclier aérien européen — et met l’Occident face à son propre vide
Crédit: Adobe Stock

Plus de mille jours sous les Shahed

Depuis l’automne 2022, l’Ukraine intercepte des drones Shahed-136 iraniens à un rythme qu’aucune armée occidentale n’a jamais expérimenté en conditions réelles. Les forces ukrainiennes ont développé un écosystème complet : détection radar, guerre électronique, communication entre composantes de défense aérienne, et interception elle-même — le tout sous feu ennemi permanent. Ce n’est pas un exercice de l’OTAN au-dessus de la Norvège. C’est chaque nuit, depuis plus de trois ans, avec des civils endormis en dessous.

Zelensky l’a formulé sans détour : « L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar ont leurs propres systèmes de défense aérienne contre les missiles balistiques. Mais — combinés avec notre expertise militaire — ils ont les solutions pour se défendre contre les Shahed. » L’Ukraine ne vend pas des armes comme dans les années 1990, quand le pays bradait son arsenal soviétique. Elle vend de l’expérience de combat. La différence est fondamentale.

Il y a quelque chose de vertigineux à voir un pays bombardé chaque nuit devenir le consultant en sécurité de monarchies pétrolières qui n’ont jamais entendu une sirène d’alerte chez elles. Le monde tourne, et il tourne dans une direction que personne n’avait prévue.

L’expertise que l’argent ne peut pas acheter

Les intercepteurs ukrainiens opèrent déjà au Moyen-Orient et dans les États du Golfe, a confirmé Zelensky. Le président a mentionné des communications en cours avec le Koweït, Oman, la Turquie et la Syrie. Chaque nom sur cette liste raconte une histoire différente — mais le fil conducteur est le même : ces pays ont de l’argent, ils ont des systèmes, mais ils n’ont pas l’expérience de survie sous saturation de drones que l’Ukraine a accumulée nuit après nuit.

L’artillerie ukrainienne est désormais produite à la plus grande échelle en Europe. Les obus se multiplient. Les blindages s’améliorent chaque année. Et l’industrie de défense ukrainienne, selon Kyrylo Boudanov, chef du bureau présidentiel, doit devenir « l’armature de la nouvelle économie ». Un pays en guerre qui reconstruit son économie autour de la guerre — et qui transforme cette reconstruction en offre d’exportation.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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