Skip to content
ANALYSE : 125 affrontements en une journée — le front ukrainien absorbe les coups sans que personne ne regarde
Crédit: Adobe Stock

De Soumy à Kherson, une ligne de feu de plus de 1 000 kilomètres

L’état-major ukrainien découpe le front en secteurs. Treize d’entre eux ont enregistré des combats le 13 avril. Pas un foyer isolé, pas une percée locale — une pression continue, méthodique, répartie sur toute la longueur du front. Au nord, dans le secteur de Slobojanchyna septentrionale et Koursk, les forces russes ont tenté d’avancer vers Taratutyne. Au sud, dans le secteur de Prydniprovske, la pression ne faiblit pas sur les têtes de pont du Dniepr.

Entre les deux, Kostiantynivka a subi 17 assauts. Pokrovsk en a encaissé 21. Huliaipole, 11. Lyman, 8. Ce ne sont pas des escarmouches de frontière. Ce sont des tentatives d’enfoncement, répétées, avec infanterie, blindés, drones de reconnaissance et appui aérien. La doctrine russe n’a pas changé : saturer, user, recommencer. Le corps humain ukrainien est le seul obstacle entre Vladimir Poutine et la carte qu’il veut redessiner.

On parle de « secteurs » et de « directions opérationnelles » comme on parlerait de départements administratifs. Derrière chaque nom de secteur, il y a un commandant qui n’a pas dormi, un infirmier qui manque de garrots, un tireur de vingt-trois ans qui entend les chenilles d’un blindé approcher dans le noir.

Pokrovsk et Kostiantynivka : les deux mâchoires de l’étau

Pokrovsk reste l’objectif stratégique principal des forces de Vladimir Poutine dans le Donbass. Vingt et un assauts en une journée sur les localités de Rodynske, Myrnohrad, Udachne, Zapovidne, Bilytske, Hryshyne et Muravka. L’armée russe avance village par village, ruine par ruine, en acceptant des pertes que n’importe quelle armée démocratique jugerait insoutenables. 820 soldats russes ont été mis hors de combat en vingt-quatre heures — et le lendemain, d’autres arrivent.

À Kostiantynivka, les 17 attaques visent un arc de localités — Pleshchiivka, Illinivka, Stepanivka, Rusyn Yar, Sofiivka, Novopavlivka — dont certaines n’existent déjà plus que sur les cartes. Les maisons ont été rasées. Les routes sont des cratères connectés. Les défenseurs ukrainiens tiennent dans des caves et des positions fortifiées creusées dans la terre noire du Donbass, cette terre qui sentait le tournesol il y a trois ans.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu