Skip to content
ANALYSE : L’Ukraine aveugle la Russie — trois radars et un système sol-air détruits en vingt-quatre heures
Crédit: Adobe Stock

Mykolaivka et Loubiané-Perché, frappées le même jour

Le même 13 avril, les forces ukrainiennes ont confirmé la destruction de deux systèmes radar dans la région de Belgorod, en territoire russe. Le premier, un radar de surveillance aérienne près de Mykolaivka. Le second, un Kasta-2E près de Loubiané-Perché. Deux frappes. Deux confirmations. Deux trous dans le filet de détection que Moscou tendait au-dessus de sa propre frontière.

Le Kasta-2E est un radar mobile de basse altitude, conçu pour détecter les cibles volant sous la couverture des systèmes classiques — hélicoptères, drones, missiles de croisière rasants. C’est précisément le type de cible que l’Ukraine envoie le plus souvent. Détruire un Kasta-2E, c’est ouvrir un boulevard à basse altitude. Belgorod n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres de la ligne de front. Chaque radar perdu y est un multiplicateur de vulnérabilité immédiat.

Quand l’Ukraine frappe en Russie, certains commentateurs parlent encore d’escalade. Mais quand la Russie bombarde Dnipro le même jour et tue quatre civils — dont on ne connaîtra jamais les prénoms en Occident — personne ne parle d’escalade. On parle de conflit. La grammaire protège toujours quelqu’un.

Frapper en Russie, un choix devenu doctrine

Il y a un an, chaque frappe en territoire russe provoquait un débat fiévreux dans les capitales occidentales. Aujourd’hui, l’état-major ukrainien les annonce comme des opérations de routine. Ce n’est pas de l’habitude — c’est une doctrine. L’Ukraine a compris que la défense aérienne russe est un réseau, et qu’un réseau se démantèle nœud par nœud. Belgorod, Briansk, Crimée : la même logique, appliquée avec une patience chirurgicale.

Le 22 mars 2026, l’état-major avait déjà confirmé la destruction de deux systèmes Buk — l’un dans la région de Briansk, l’autre dans la partie occupée de la région de Zaporijjia. Le rythme s’accélère. La capacité de frappe à longue portée s’élargit. Et le bouclier russe se fissure plus vite que Moscou ne peut le réparer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu