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ANALYSE : Le prêt de la dernière chance — pourquoi Zelensky débarque à Chypre avec un pistolet sur la tempe de l’Europe
Crédit: Adobe Stock

Oleksandra, 34 ans, Kharkiv, cinq couvertures

Oleksandra Kovalenko vit au septième étage d’un immeuble soviétique de Saltivka, quartier nord de Kharkiv. Son fils Artem a six ans. Ce matin, elle a noté la température dans l’appartement : onze degrés. Elle empile cinq couvertures sur le lit d’Artem. Elle a acheté un générateur chinois à crédit — 840 euros, l’équivalent de quatre mois de salaire. Le générateur tourne trois heures par jour. Le reste du temps, Artem fait ses devoirs à la lampe frontale.

Les 140 milliards, ce sont des transformateurs. Des turbines. Des abris anti-drones au-dessus des centrales. C’est la possibilité pour Oleksandra de rentrer chez elle sans calculer combien d’heures il lui reste avant que l’eau cesse de couler. C’est la différence entre un hiver et un effondrement.

Je pense à cette femme que je ne connais pas, à ce petit garçon penché sur ses cahiers sous une lumière frontale, et je pense aux salles de réunion de Bruxelles où l’on parle de « garanties de risque souverain ». Les deux scènes existent simultanément. L’une est obscène par rapport à l’autre. Je n’arrive pas à écrire ça autrement.

Le chiffre qui tue le débat juridique

Les avoirs russes gelés produisent des intérêts. En 2024, Euroclear a déclaré 6,9 milliards d’euros de revenus nets issus de ces actifs immobilisés. Une partie minoritaire a été transférée à l’Ukraine. La majorité reste dans le système financier belge. Chaque mois de retard est un mois où l’argent russe enrichit des institutions européennes pendant que des Ukrainiens meurent de froid.

Ce n’est plus une question juridique. C’est une question morale qui porte un costume juridique pour ne pas se montrer telle qu’elle est.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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