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ANALYSE : Samara brûle, Gorki tousse — l’Ukraine étrangle l’oxygène financier de Poutine, raffinerie par raffinerie
Crédit: Adobe Stock

Le 21 avril, la mer Noire vue du ciel

Deux jours avant Samara, l’Ukraine avait frappé les réservoirs pétroliers de Touapsé, dans le kraï de Krasnodar. Et c’est là que l’histoire devient impossible à minimiser. Les images satellites du système NASA Worldview, publiques, consultables par n’importe qui avec une connexion, montrent un panache de fumée qui s’étire sur plus de 300 kilomètres jusqu’à Stavropol.

Trois cents kilomètres. C’est la distance Paris-Lyon. Imaginez un incendie dont la fumée atteint Lyon depuis la capitale. Ce n’est plus une frappe. C’est un signal atmosphérique. La NASA l’a vu. Les pilotes de ligne l’ont vu. Les habitants de Krasnodar l’ont respiré.

Et pourtant, combien de journaux télévisés européens ont ouvert sur cette image satellite hier soir ? Aucun que je connaisse. Nous regardons ailleurs pendant que l’Ukraine documente, preuve à l’appui, qu’elle est en train de gagner la guerre économique que l’Occident a refusé de mener sérieusement pendant quatre ans.

Trois raffineries arrêtées en une semaine

Reuters rapportait le 22 avril qu’une troisième raffinerie russe s’était arrêtée dans la même semaine, suite aux attaques de drones ukrainiens. Trois. En sept jours. Dans un pays dont le budget fédéral dépend à plus de 30 % des hydrocarbures.

Les files d’attente aux stations-service russes s’allongent depuis l’été. Les prix à la pompe grimpent dans des régions entières. Moscou exporte du diesel à des pays qu’elle méprisait il y a cinq ans. Et pourtant, les drones continuent de décoller la nuit, depuis l’Ukraine, vers des sites que personne en Europe ne savait situer sur une carte il y a deux ans.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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