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CHRONIQUE : À la Maison-Blanche, Trump reçoit deux ambassadeurs pendant qu’un correspondant libanais meurt sous les frappes israéliennes
Crédit: Adobe Stock

Un mot qui ne sent rien, qui ne coûte rien

Le mot « stabilité » est revenu quatre fois dans le communiqué de la Maison-Blanche. Quatre fois en six paragraphes. La stabilité, ici, signifie : que les frappes continuent, mais discrètement ; que les corps tombent, mais hors caméra ; que les ambassadeurs sourient, pendant que les gilets PRESS s’empilent dans les morgues du sud.

C’est un mot qui a été vidé par l’usage. Un mot-écran. Quand un diplomate américain prononce « stabilité » à propos du Liban en 2026, il veut dire : nous acceptons le niveau actuel de violence tant qu’il ne déborde pas sur CNN.

Je refuse ce mot. Je le refuse dans ma bouche, je le refuse sur ma page. Il n’y a pas de stabilité quand un journaliste meurt en faisant son travail et que les caméras du Bureau ovale filment autre chose. Il y a un arrangement. Il y a une complicité gérée. Il y a un silence qui a été acheté.

L’échelle du cynisme

Selon le Comité pour la protection des journalistes, plus de deux cents journalistes ont été tués depuis octobre 2023 dans les guerres liées à la région — la grande majorité à Gaza, plusieurs dizaines au Liban. Ce chiffre n’a jamais arrêté une poignée de main à la Maison-Blanche. Il n’a jamais retardé un communiqué. Il n’a jamais forcé un président américain à changer l’ordre du jour.

Les journalistes morts sont devenus une variable d’ajustement. Une donnée de bruit de fond. Et pourtant, chacun d’eux portait un micro, un carnet, un objectif. Chacun d’eux a été la dernière personne à voir quelque chose que les pouvoirs voulaient cacher.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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